Conclusions et réflexions ! (suite et fin N°9 !)
Après cette expérience plus que marquante, voilà pourquoi je pense que la santé est un capital fabuleux. Je crois aussi que dans le monde des soins, il y aurait beaucoup de choses à changer, notamment dans le côté relationnel entre soignants et malades. Tous ceux qui sont en contact avec des malades devraient suivre des cours de psychologie pour mieux parler avec des mots justes, rassurants et surtout respectueux à ceux qui sont dans la souffrance psychologique et physique. Le personnel hospitalier oublie souvent qu’un simple regard chaleureux, fait d’humanité, qu’une simple phrase gentille, effacent presque les murs de douleurs et de solitude qui enferment le malade. Même le simple progrès de la pompe à morphine, qui laisse le malade responsable de diminuer si nécessaire sa douleur, le plonge davantage dans cette solitude. Je sais que ce personnel a beaucoup de travail et j’ai vu aussi qu’il y en a d’humain : la deuxième équipe me l’a démontré. Donc quand on tombe malade, tomber dans un service sympathique est un coup de chance. Si votre opération n’est pas urgente et peut-être programmée, faites à l’avance une enquête et renseignez vous sur les tarifs pratiqués, sur les suppléments d’honoraires qui sont qualifiés parfois de « pour notabilité », sur le conventionnement de l’établissement avec votre mutuelle s’il s’agit du secteur privé, sur la qualité du service. En neurochirurgie j’ai trouvé les jeunes infirmières, pour la plupart peu matures et trop préoccupées par leurs montres ! Et fait bizarre je n’ai jamais vu d’infirmière en chef qui aurait put motiver ses troupes !
Aujourd’hui mes pieds sont toujours endormis et les douleurs ont repris ; le dernier électromyogramme n’était pas fameux. En définitif, l’opération a peut être stoppé la future paralysie des jambes, m’a remis deux vertèbres en place mais sans doute à cause de la faute grave de ces deux femmes qui m’ont redressé sur le lit, alors qu’elles n’auraient pas du me bouger, mes pieds se sont rendormis. Mais que faire ? Revoir un autre neurologue dans un autre établissement et repasser sur la table d’opération pour une nouvelle tentative, qui peut-être, au vu de mes malformations sera encore plus risquée que la première.
Le seul vrai bénéfice, c’est que le port du corset pendant six mois, m’a fait maigrir de quatorze kilos ! J’essaie toujours de chercher le coin de bleu dans un ciel d’orage ! Après le port du corset, j’ai marché avec des cannes anglaises, suivi des séances de kinésithérapie, fait de l’aquagym, pour marcher correctement. Ainsi requinqué, j’essaye de tout recommencer, mais mes projets de voyage semblent définitivement tombés à l’eau et ces chevilles et pieds douloureux m’inquiètent à nouveau.

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