O images lointaines
Nimbées de soleil et baignées de vent,
Mes mystérieuses navigantes,
Mes traversières de saisons,
Mes visiteuses de la nuit,
Les yeux fermés, que votre lueur soit
Dans la source de mon âme
Et fasse naître dans le creux du soir
L’ombre adoucie de l’enfance !
Je vous regarde, fasciné,
Mes venantes de si loin !
A la courbure de la vie,
Amarrez-vous, ne serait-ce qu’un instant
Dans la rade blonde de mon rêve
Et laissez décharger vos cargaisons de souvenirs
Que j’entasserai
Au grenier bleu de ma mémoire.
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