Absence.
o-o-o-o-o-o-o-o-
Je t’écris du fond d’un soir fauve
Pour te dire l’âcreté de l’absence
Quand les vents délivrés de l’automne
Echevèlent les nuits .
Je t’écris d’une maison abandonnée ,
Île devenue ,
Dans les brouillards de Septembre ,
Pour te chanter mon désir
Du soleil de tes yeux.
Je t’écris d’une chambre abandonnée
Pour te crier la douleur lancinante
De la solitude ,
Quand le jardin blessé
Ruisselle sous la pluie.
Je t’écris d’une nuit sans sommeil
Quand insensiblement, le souvenir déchire
La soie bleue de l’oubli,
Et que le sable du temps
Coule encore plus lentement.
Je t’écris du fond d’un rêve sans fin
Où tes mains oublieuses
Caressent encore ma peau !
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