Poétiquement votre!
A L’HEURE DE LA SIESTE
A l’aisselle blonde de l’île
Un homme dort dans sa case sombre.
La forêt ardente de vies
et de force
Dans cette touffeur immense,
Déplie les draps profonds du sommeil.
La rivière verte se tord et se traîne
Dans la chaleur lourde et humide,
Comme la couleuvre du marais fétide,
Puis part se réfugier enfin
Sous les cheveux blancs d’écume
Du vieil ’océan tiède qui
s’étale.
L’oiseau de nuit exotique de l’ombre verte
Effrite une dernière fois le silence feutré
De la forêt maintenant à moitié endormie,
Avant de fermer lui aussi son oeil mobile.
Le feu du soleil
Se répand lentement
En gerbes mouillées et brûlantes,
Sur l’île verte qui sommeille
Au flanc bleuté de l’océan tiède qui rêve.
. TA SOLITUDE
Cette longue prière
silencieuse
Qu’est ta solitude
Se perd dans le sable des heures.
L’ombre de tes mains qui implorent
Grandit chaque soir,
Pour disparaître bientôt dans le noir
Sur le mur bleu de tes
désirs.
Et le temps s’enfuit
A la cadence lente
Du va et vient de ton pas.
L’herbe folle des songes
Pousse là-bas
Dans les allées désertes de
ta vie.
A chaque soupir du vent,
Ton souvenir fou tourne en
rond
Dans la cage de ta mémoire.
Et tu cours à perdre haleine
Dans les couloirs vides de
l’ennui
Au long des nuits infinies.
Tu poursuis son image,
Tu trébuches, tu repars,
Tu arrives enfin à la retenir
Mais elle s’enfuit au matin
Délivrée par la lumière dorée
Du matin magicien.

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