Urbascènes 3
Urbascènes 3: Samedi 26 Janvier. oui ça me dit de découvrir les choses étonnantes de la Rue !
Je continue d’abord ma promenade dans le centre de la ville. Tour au marché couvert, sous la halle. Je me souviens quand gamin j’y allais avec ma Mère ; à l’époque la halle était pleine et tous les paysans venaient vendre leur basse cour. Ma Mère repartait avec une paire de poulets vivants, qu’elle devait ensuite tuer, plumer. Aujourd’hui avec les normes de sécurité sanitaire, les quelques paysans qui viennent vendre leurs poulets doivent obéir à certaines règles : leurs produits sont enveloppés, étiquetés et prêts à cuire. Peu de monde, car visiblement les grandes surfaces ont fait énormément de mal à ce commerce.
Tour au marché aux fruits et légumes., lui aussi moins visité ; semble-t-il, à moins que les acheteurs viennent plus tôt.
Une connaissance, un peu farfelue, me salue et me dit « Alors tu viens voir les légumes. Tu as même raté les « grosses légumes ! » Devant mon regard étonné et interrogateur il me répond « Et bien le Maire vient de passer pour faire son marché en serrant des mains. Et si tu veux, de l’autre côté, ses opposant font leur pub ! » Je hausse les épaules et le laisse . Je vais dans la rue principale, de Paris ! En levant les yeux je comprends pourquoi, les gens ont une mine réjouie : en effet j’aperçois une caméra qui filme deux rues.
Le Député-Maire de gauche, a décidé de choisir
cette option en mettant un nombre important de caméras, aux points dits
sensibles. Personnellement je ne suis pas contre cette mesure. Le respect de la
vie de chacun, sera d’après les déclarations, respecté suivant les règles édictées
par la C.N.I.L . Je m’en fiche d’être filmé. Je l’ai bien été par
Téchiné ! On verra à l’usage si cette décision est bonne. Mais je pense
que les dealers et autres pickpockets, iront dans les rues sans caméras .La
municipalité a bien mis un commissariat municipal en plein centre, dans une rue
à problèmes. Dès le lendemain : il était tout tagué. Et qui plus il est
fermé le soir et les week-ends, puisque
ce sont des fonctionnaires municipaux. Quand aux dealers ils « font leur
travail d’empoisonneurs » le soir ou en plein jour dans des petites rues
adjacentes ou dans des coins retirés. Alors que faire ? Quant à la Police
Nationale, elle a une surcharge de travail, puisque son secteur d’intervention
comprend désormais les « banlieues de la ville ».Ils ont quand même
reçu des renforts. La vie a bien changé. Aujourd’hui, tous les soirs les
magasins ferment leur rideau ou grille de fer. Quand j’étais gamin, aux beaux
jours, avec mes parents, on faisait un tour à pied, le soir dans les rues de la
ville : nous pouvions admirer les vitrines éclairées. Etrange époque
devenue…
Je vois d’abord un chanteur qui s’accompagne avec sa guitare. Malgré le soleil, il est drôlement couvert ! Si j’étais méchant, je pourrais penser,qu’il n’est pas sûr de sa voix et a peur qu’elle déclenche la pluie.

Devant la vitrine d’un opticien, je me rends compte que sans doute je vois mal et que je devrais changer de lunettes à moins que l’O sous l’effet du soleil se soit évaporé.
Dans une autre vitrine, tout porte à croire, que des hommes sont en solde. Mesdames seules, vous avez peut-être un moyen d’occuper votre solitude !

A Suivre….




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