Parenthèse poétique.
Réactions !
Aujourd’hui j’ai envie de réagir sur
tellement d’ombres anciennes qui planent
toujours sur notre vingtième et unième siècle
! Mes mouvements d’humeur, mes réactions de “refuseur” seraient peut-être tellement abruptes qu’il
vaut mieux que j’écrive mes textes à froid. Détention ignoble d’une femme dans
des conditions horribles, celle d’Ingrid Bétancourt ; mais si je ferais
n’importe quoi pour qu’elle soit enfin libre ( hélas que puis-je ?) je
voudrais aussi parler de tous ces autres otages en Colombie (plus de 1000) mais
aussi de tous les autres otages dans le monde : otages politiques, otages
pris par des rebelles dits révolutionnaires, otages journalistes devenus gênants
pour certains régimes, otages boucliers de guerres pourries., otages pris par
des crapules pour servir d’échanges. Mais si l’on réfléchit il y a tellement
d’autres formes de prise d’otages :
otages-femmes entre les pattes d’hommes ou de maris sans scrupules partout dans
le monde, otages de la misère.. Bien sûr certains qui ont le don de contradiction,
quitte à dire n’importe quoi, me rétorqueront : « Mais mon
pauvre, la prise d’otages est vieille comme le monde et existait déjà aux temps préhistoriques et dans l’Antiquité cette
monnaie d’échange était très utilisée. Elle est humaine dans le sens elle est
émanation de certains hommes ». Oui mais tous les hommes ne sont pas
pervers et sadiques. Ce problème d’otages me touche, car, je me souviens de ces
angoisses ressenties au moment de la détention de Françoise Claustre et de ce méli-mélo
politico-diplomatique qui a suivi pour sa libération. Je me souviens aussi
tristement de nos otages du Liban et de ce martèlement de leurs noms chaque
soir à la télévision qui me faisait frémir de révolte. Libérés eux aussi à la
suite de secrètes tractations.J’ai reparlé de ce problème avec Florence Aubenas.
D’autre part, hier soir j’ai vu deux
émissions sur la Tchétchénie et sur le Village des Fous sur Arte : deux
reportages qui font froid dans le dos. Me sont revenus en mémoire les paroles
de ce vieux sage, aujourd’hui, semble-t-il visionnaire qui m’avait dit aussi
« Tu verras Poutine ( il était déjà au pouvoir), ce tacticien du KGB, va gangréner toute
l’administration et jouant avec l’oligarchie, les nouveaux riches, la religion, le chantage du gaz sur les autres nations,
le nationalisme, le racisme, le
sentiment anti- européen et anti-ouest, il va essayer de ranimer l’ancien Empire
Russe ou la grande URSS. Bien sûr il s’octroiera en nouveau Tsar, le 1°
rôle » Il avait bien raison. Poutine, le démontre chaque jour. son
« élève » Metmedev, son conseiller du temps de Saint-Pétersbourg, déjà
désigné lui sert à travestir les élections présidentielles en scrutin
démocratique .
Donc je vous promets de vous dire
mes sentiments sur ces deux sujets, qui bien sûr, n’engagent que moi mais que
beaucoup je suppose doivent partager. Mais je ne veux pas que mes propos ne
soient que de simples réactions « de Café du Commerce, », mais étayés
par des faits historiques.
Pour être plus calme je vous propose, en guise de respiration, de parenthèse, une poésie écrite il y a longtemps. Un hommage à mon ancien professeur de latin que j’ai eu en 5°. Il enseignait aussi dans notre lycée la philosophie. Un homme respectable que je rencontrais souvent après sa retraite, en ville, le mercredi ou les samedi, pour discuter

Mon vieux professeur de latin.
Mon vieux professeur de latin,
Nous aimions bien tous les deux
Nous retrouver
Au coin d’une rue de la ville
Pour écouter les bouches bavardes du passé,
Et pour nous parler longuement de ce cher Lycée!
Ce cher Lycée
Que vous regrettiez parfois.
Vous adoriez me remémorer
Ces Amis d’autrefois,
Elèves ou professeurs,
Restés dans votre cœur.
Un jour vous aviez osé me parler d’ « Elle »,
De celle que vous ne craigniez pas
Mais que vous ne vouliez pas
Voir encore arriver.
Elle est hélas quand même venue, un soir,
Sans rien dire,
Alors que vous ne l’attendiez pas,
Invisible et légère,
Eteindre la lampe claire de votre vie.
Elle est venue, en planant lentement
De ses ailes transparentes et
silencieuses,
Se poser sur vous,
Etouffant votre souffle,
Et laissant derrière elle
L’empreinte bleue de ses griffes
Et sa longue traîne de silence…
Mon vieux professeur de latin,
C’est fini, je ne vous rencontrerai plus
Dans les rue animées de la ville
Pour parler longuement de notre cher
vieux Lycée

lacape dit :
votre texte est rempli d’émotion, et nous rapelle, merci !