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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
Poèmes, Souvenirs de rencontres de personnages connus,Réactions d’Humeur,Musique, Peinture,Images de ma vie,Photos,Littérature,Autographes.

A Bon Port !

Me revoici. Ma conférence s’est bien passée et le public a eu l’air heureux, vu son accueil et ses applaudissements. Je vous parlerai sans douté de ce grand peintre villeneuvois, André Crochepierre, qui obtint au fameux Grand Salon des Artistes Français, pendant de nombreuses années, fait exceptionnel, ( auquel de grands noms furent refusés),tous les prix possibles. tellement bien qu’il fut mis à la fin mis hors concours. Un peintre ( c’est rare) qui fut exposé au Louvre de son vivant et qui dont la plupart de ses tableaux trônent en bonne place dans les plus grandes galeries d’Amérique ( New-York, Minéapolis, Philadelphie, Buenos Aires, etc…)

A Bon Port !

La route se tortille, ( peut-être sous les chatouilles des pneus de ma voiture !)est descend lascive, joueuse et joyeuse vers sa Mer majestueuse, calme, sereine. Mais ces adjectifs pourraient être attribués à moi. Moi je suis lascif, joueur, joyeux.( Je ris en pensant que ,en caressant la tête de ce chat dodu, j’ai peut-être caressé le front d’un moine réincarné !!) Et cette Mer si bleue m’appartient un peu à moi aussi. Lascif, car les mille pas faits, pèsent dans mes jambes malmenées mais j’oublie la douleur physique : force de caractère, habitude, ou tout simplement l’esprit étant plus fort, je pense déjà à ces projets que j’ai en tête.

Ah non, la disparition de mon sac-étui, si précieux, ne m’effleure même pas l’esprit.

  • Non je vais enfin pouvoir visiter cette fameuse maison du Maître fou et génial, Dali. Il y a 13 ans de cela, avec mon Amie en séjour à Llansa , nous avions certes visité le Musée de Girone, visite qui m’avait passionné. Dali à la fois m’agace et m’attire. Attraction, répulsion. Etranges sentiments opposés que j’ai déjà ressenti pour d’autres artistes ou d’autres grands personnages (De Gaulle, Mitterrand). Peut-être éprouver ce genre de pensées et de sentiments contradictoires est la caractéristique d’un homme libre comme moi. J’avais découvert Dali en 61. En effet c’était au cours de mes nombreux séjours à Paris, où muni d’une carte Sésame , je parcourais la capitale dans tous les sens, avide de tout découvrir. Ma quête solitaire ajoutée aux visites proposées par ma famille parisienne, heureuse de faire découvrir leur Paname au petit provincial , m’a permis de conduire mes pas,dans les sous-sols parisiens ( égouts, catacombes,) au sol ( jardins, parcs, cimetières, rues, boulevards, bâtiments, célèbres, studios de Boulogne-Billancourt, et oui déjà pour ma collection d’autographes)) jusqu’aux sommets de Paris ( Tours de Notre Dame, haut de l’Arc de Triomphe,3° étage de la Tour Eiffel et Sommet de la tour Montparnasse).
  • Mais revenons à ce 1° séjour en 61. Ma sœur habitait à Saint-Ouen, près du célèbre marché aux puces que j’ai parcouru dans tous les sens : (à l’époque c’était si merveilleux). Ma sœur, enceinte jusqu’au bout des yeux, mais inquiète de voir son provincial de petit frère se perdre dans le labyrinthe du métro avait voulu m’accompagner le 1° jour. Mais devant ses essoufflements, sa fatigue alors que moi alors, je trottais comme un lapin, je suis arrivé à la convaincre de me laisser ensuite partir seul. Mais que de recommandations ! Un cousin de Parigot m’avait dit « Tu sais comment on appelle le métro ? Et bien la machine à refouler les pèquenauds ! » Je lui ai souri en lui rappelant ses origines paysannes.

 

Donc en 61, je me suis trouvé bien sûr à aller au mythique Montmartre et à visiter le Sacré-Cœur ! Et notamment la Crypte avec l’exposition de la fameuse « Apocalypse » illustrée par Dali. Ce fut sa période mystique. Et son “livre” est aujourd’hui le plus lourd et le plus cher du monde ! Je l’avais découverte, et avais été fasciné par ses illustrations et surtout surpris et conquis par cette fameuse couverture ( de bronze ou d’or je ne sais plus ) où Dali avait jeté dans le métal en fusion des objets hétéroclites : couverts,, montre..

dali-lapocalypse.jpg.

47 ans déjà! L’âge de la première fille de ma sœur ! Que le temps court!..

En 75 donc, avec mon Amie ; nous étions allés voir à Port LLigat la Maison de Dali, mais elle était fermée et à l’abandon. Je pense à tout cela tout en conduisant avec douceur, souplesse ( j’adore finalement conduire !) car ma compagne est plutôt malade dans les virages et n’a plus envie de rire.

Je continue à penser…15 ans de relations avec elle avec des hauts et des bas. Des presque départs et des vrais retours. Habiter chacun chez soi ça a ses défauts mais aussi ses avantages.

Mais je repense à cette maison de Dali. J’ai appris en arrivant à l’hôtel qu’on pouvait la visiter, et comme une fleur, insouciant j’ai décidé que ce serait aujourd’hui. Après quelques tâtonnements ( toujours ces problèmes de mauvaise signalisation !) je trouve enfin la route refaite.. Là, grâce à une hollandaise, j’ai pu me garer à une centaine de mètres du lieu mythique, sur un parking aménagé . Nous descendons et soudain les yeux sont pleins de cette beauté du lieu. magique

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Approchons

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Voici l’escalier qui mène vers l’intérieur.

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Je vais directement au guichet. Il est deux heures moins vingt. Je demande au jeune homme ( presque toute l’équipe nombreuse qui fait découvrir le lieu est jeune et sympathique ) qui vend les billets d’entrée : « Voilà je voudrais deux tickets » « Oui pour quand ? » Etonné par sa question, je lui demande « Mais pour maintenant, enfin dès que ça ouvre ». Alors là à ma grande surprise, il est pris ( lui aussi )d’un fou rire dalinesque. Ça dure aussi un bon moment; alors, soudain j’ai l’idée de sortir ma fameuse carte, si précieuse qui m’a ouvert gratuitement les portes des plus grands Musées du monde ( D’Amsterdam- Maison de Rembrandt, Rijkmuséum, Musée Van Gog- à Madrid, de Paris- Grand Palais, Orsay, Louvre, Maisons de Balzac, Hugo, etc…- à Florence ; de Colmar à Saint-Tropez ; Nice, Biot , Fondation Maehgt, de Mexico à l’Inde, de Honfleur à Giverny) en passant aussitôt, sans attente, même s’il y a la queue), avec souvent l’accompagnement d’un guide ou même du Conservateur ou de la Conservatrice. Ajouté à cela, le catalogue, et même quelques cadeaux ( affiches, cartes ).Je lui montre. Ah c’est vrai sur la photo j’ai changé (j’avais la barbe) mais on me reconnaît. Il ne rit plus, la regarde avec sérieux, la montre à un Monsieur plutôt intellectuel notable et important. Que va-t-il me dire ?Je le vois sourire. Est-ce un sourire ironique ou un sourire de satisfaction. Je le vois déchirer un premier ticket « Tenez pour vous Monsieur,c’est bien sûr; gratuit. Mais pour votre Amie ce sera dix euros” ajoute-t-il en me donnant un autre billet.. Je lui donne les 10 euros. Il me dit « Vous avez bien fait de me montrer cette carte. Je vous donne des billets pour 14Heures, car la visite de – 10 est complète. Mais grâce à cette carte je vous fais une sacrée fleur » « Ah bon et pourquoi ? ( Car dans mon esprit un retard de dix minutes c’est peu important ». Il se remet à rire « Car normalement, il faut réserver par téléphone trois jours avant à ce numéro” Et il me montre le dépliant. Je le remercie. J’annonce la bonne nouvelle à mon Amie qui je pense va sauter de joie !

« Mais alors à quelle heure va-t-on manger ? » “Mais peut importe. Nous sommes en Espagne. C’est Samedi et nous pouvons déjeuner très tard ! » Elle ne réplique pas. Nous allons déposer nos sacs à la consigne. J’ai le droit de garder mon appareil ! Bonne nouvelle. Je vais tout mitrailler car est-ce que je reviendrai un jour ? Pour rassurer mon Amie je demande , à la jeune fille de la consigne, ” Jusqu’à quelle heure nous pouvons manger dans les restaurants ! « Elle se met à rire. »Oh n’ayez crainte. Jusqu’à 16h30 au moins ! ».Légère moue de ma compagne…

Je commence à photographier les abords avec cette adorable crique ( J’ose dire que je reste bouche Baie - allez je mets aussi “bouche bée” pour les chipoteurs orthographiques!!-devant cette Rade ! Et Beh !!!.

Je sens que je me sens attaché par mille liens invisibles à ce lieu magique - je n’irai pas jusqu’à me laisser aller à écrire “Mille Lligat ures”! Je reste quand même un homme libre…

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, ces quelques barques de pêcheurs.

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Cette eau limpide mais froide encore.

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Mon Amie qui attend…

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. Nous ne sommes que quelques uns. Pas de foule. C’est si bien ainsi !

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