Dali
J’ai trouvé quelque plaisir à visiter les maisons de gens qui
sortaient de l’ordinaire. Des personnages ; Auteurs, peintres, hommes
politiques, etc… Pour Moi leur maison n’a pas été choisi par hasard, a été
décorée suivant leurs goûts et garde quelque chose de leur âme, quelque chose
de mystérieux. Ils semblent se révéler davantage. Ce n’est en aucune façon du
voyeurisme mais peut-être une façon de les découvrir davantage et peut-être de
les comprendre encore mieux. La liste de ces lieux visités serait trop longue à
énumérer ! Monnet, Hugo, Chateaubriand, Loti, Balzac, Montesquieu, Rembrandt,
El Greco, Toulouse Lautrec, Anne Franck, etc…
Bien sûr , étant en Catalogne, j’avais envie de connaître le
lieu intime de ce personnage si énigmatique, si extra ordinaire ( au 1° sens du
terme.) qui hantait les écrans de télé ou les unes de ma jeunesse. En
définitive j’ai trouvé sa maison magnifique (j’aimerai bien l’habiter). Et à
part quelques décorations ou objets étranges, j’ai été surpris de trouver un
style plutôt classique.
Cette Maison devenue musée de Port Lligat a été la seule résidence
stable de Salvador Dalí depuis 1930 ; l’endroit où il a vécu et travaillé
régulièrement jusqu’à la mort de Gala, en 1982, date laquelle il s’est installé
au Château de Púbol.
En 1930, donc séduit par
le paysage, la lumière et l’isolement des lieux, Salvador Dalí s’était installé
dans une petite maisonnette de pêcheurs de Portlligat. À partir de cette
construction initiale, il a acheté
d’autres maisonettes qui se touchaient presque et ainsi au gré des ses
fantaisies et de ses désirs,, quarante années durant, une maison, la sienne,
qu’il définissait “comme une véritable structure biologique, […].
À chaque nouvel élan de notre vie correspond une nouvelle cellule, une nouvelle
pièce”.
Forcément les modifications et agrandissements successifs
ont donné forme à une structure, surprenante, labyrinthique qui, à partir d’un
point d’origine, le Vestibule de l’Ours, qui vous accueille
se disperse et ondule au gré d’une
succession de petits espaces reliés par d’étroits corridors, de petits
dénivelés avec des escaliers et des
voies sans issue. Surtout de nombreuses et grandes baies donnent sur l’admirable
paysage de la rade. Des pièces superbes: Bibliothèques,
Bibliothèque avec le couple de cygnes, symbolique de celui qu’il formait avec la libérée Gala!
salons,
Avec plein de petits animaux en peluche au pied de larges banquettes: ici lionceau.
Salle à manger-cuisine

chambre aux lits jumeaux!

La décoration, ainsi que les multiples objets et souvenirs
ayant appartenu au couple;
photos (dont une avec Franco !),
Photo de Gala collée avec du simple ruban adhésif
Photos diverses,
photos de couvertures de magazines:
cadeaux, cannes de Dalí, rendent ces espaces particulièrement chaleureux: salons aux assises larges et confortables tapis, plâtre, fleurs
séchées, tapisseries de velours, meubles anciens, etc…
Une ombrelle au plafond
Son atelier où sont restés les tableaux en cours d’exécution est
émouvante. Le salon pour les modèles intrigue..
Le jardin hélas est plus ou moins à l’abandon. Mais la cour «
bassin-piscine-salon d’été, le patio-bar-barbecue » font envie. On pense
aux soirées entre Amis qui s’y sont déroulées : soirées class ou soirées
spéciales…. Ah si les murs pouvaient parler.
Et la terrasse donnant sur la baie est magnifique. Le colombier
où les perchoirs sont d’anciennes fourches en bois de faneurs sort de l’ordinaire.
Il vaut mieux garder l’image de ce lieu où il vécut avec Gala,
que penser au château de Pubol, où il termina sa vie, décati. On le fit vivre
encore pendant que certains de ses proches (chauffeur ? secrétaires= ?
amis ?) ressortaient les pierres qui n’avaient pas été détruites ( alors
que c’est obligatoires) et ont fait retirer de très nombreuses lithographies. Ils
les faisaient signer par la main mécanique du pauvre peintre et lorsqu’il ne
put plus, ils imitèrent eux-mêmes la chère signature. Je me souviens de
journaux ou hebdomadaires qui avaient parlé de ce scandale. Et j’ai vu dans des
galeries marchandes de grandes surfaces, des lithos de Dali vendues à des prix
incroyables.. Et aujourd’hui il y a plein d’associations qui profitent de la
renommée du peintre : Amis de Dali, Contemporains de Dali, etc…L’association
qui gère les bâtiments daliniens et qui vend cartes postales, souvenirs,
livres,droits d’entrée, droits de reproduction doit gagner beaucoup d’argent.
Le même phénomène s’est vérifié pour d’autres artistes (Picasso, etc..) Les
morts connus ça engraisse beaucoup de descendants, d’anonymes ayant su profiter
de cette manne inespérée ou d’auteurs avides de gains. Même les évènements ou
les personnages connus font vendre Regardez la débauche de livres faits sur les
guerres, sur les évènements de 68, sur des personnages telles que Marylin
Monroé ( il en sort trois nouveaux) ou
autres mythes du cinéma, sur les Grimaldi, les Kennedy , sur des hommes
politiques passés ( Napoléon, De Gaulle, Mitterrand, etc..) ou présents(
Sarkozy,Royal, etc…)Quand ce ne sont pas
les « héros » eux-mêmes qui sortent leurs mémoires ou leurs
livres pour critiquer leurs opposants! Mais ainsi va la vie et ainsi sont les
hommes..
Autres photos demain...
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aguillaume dit :
je me demandais si la vue sur la mer était réelle ou peinte sous la photo “avec plein de petits animaux en peluche”…magnifique la photo de Gala
rochambeau dit :
Etonnant en effet… Je montrerai une autre photo de la chambre où l’on voit aussi la mer, la fenêtre se transformant en tableau.. La photo de Gala a servi à Dali pour la réalisation d’une peinture que je montrerai aussi.