Aïe ! Je deviens « terre à terre » !
Aïe ! Je deviens « terre
à terre » !
Le ciel ose montrer son bout de
nez de lumière et mon jardin oublié par mes travaux dits «
intellectuels »,’ conférence, blog, etc ), me fait la gueule et me fait
comprendre qu’il serait temps entre le retour, la « revenue » ( comme
disait un poète), des ondées plus que violentes, il serait temps que je
m’occupe de lui. Il me demande simplement d’être plus terre à terre :
Gazon à tondre, plan de tomates à planter… Et comment résister à ce bleu
provisoire des cieux. Ce bleu qui me fascine. La longueur d’onde émise par
cette couleur doit avoir des effets magiques sur mon intellect. Bleu des yeux (et
pas seulement celui des femmes qui m’ont ému ; mais mon Père avait les
yeux bleus aussi), bleu du ciel, bleu de la Méditerranée, bleu de mon enfance
et même bleus à l’âme et au corps qui m’ont marqué et fais plus apprécier
encore ces cadeaux (car il y en a eu à plusieurs reprises , offerts par la
vie ! ). Aussi cette vie je l’ai bue jusqu’à la lie. Même les lies ont un
goût de nectar, si vous réfléchissez et savez que certains n’ont même pas eu
cette chance de goûter cette amertume, cette âpreté, cette rugosité qui vous
fait d’autant plus apprécier les sucreries, les douceurs. La vie, un slalom
pour passer de l’ombre à la lumière et de la lumière à l’ombre. D’ailleurs pour
vous habituer n’y-t-il pas cette nuit profonde et ces jours lumineux qui se
succèdent ? Je suis loin de tous ces inassouvis, ces jamais contents, ces
râleurs, ces révoltés, qui inconscients de la richesse qu’ils ont, pestent
contre le moindre contre temps, contre le moindre problème. Ils auraient du
vraiment souffrir, jeunes, physiquement, ils auraient du subir les tortures des
douleurs, les angoisses des opérations pour comprendre le sens, la richesse de
la vie. Les pauvres, ils sont bien portants, ne souffrent d’aucun travers grave,
alors ils pleurent pour des broutilles, se plaignent des sévices de l’âge qui
grandit bousculent même les plus faibles pour être les premiers quitte à
tricher. Certains même écrivent dans le confort de leur chez eux sur les
malheurs d’autrui, mais les ont-ils seulement côtoyés, les ont-ils essayer de
les aider, de leur rendre un semblant de sourire, un peu de courage pour
continuer. Ah certes ils écrivent, dénoncent… et vendent leurs livres ! Ah, promenez-vous à travers le monde, ou chez
nous auprès d’exclus (par la vie ou par leur manque de force pour lutter).. La
souffrance, hélas, on s’y habitue, elle devient notre maîtresse, notre compagne.
Seule sa sœur impitoyable, la mort, la délivreuse de vie et donc paradoxalement
de souffrances, peut à la rigueur nous
effrayer. Aussi, même si je ne la crains pas vraiment, je voudrais qu’elle
arrive bien tard. D’où surprise angoissée devant ce temps qui passe, devant ce
jour qui s’obscurcit peu à peu pour devenir finalement nuit profonde.
La nuit, qui comme la Mer arrive par vagues successives, la nuit mystérieuse, qui arrive de si loin, à pas de loup, comme dit le poète, ce cher Claude Roy, qui m’a écrit juste avant sa mort: j’entretenais une correspondance avec lui et lui avais parlé de mes travaux sur la Poésie avec mes élèves. intéressé, il espérait des poèmes de mes élèves que je faisais travailler sur ses textes,
la nuit qui sort de je ne sais ou pour envahir lentement la terre.
Je ne peux m’empêcher pour lui rendre hommage à ce cher Claude Roy, de mettre son merveilleux poème.
La nuit
Elle est venue la nuit de plus loin que la nuit
A pas de loup de fougère et de menthe
Voleuse de parfum impure fausse nuit
Fille aux cheveux d’écume issus de l’eau dormante
Après l’aube la nuit tisseuse de chansons
S’endort d’un songe lourd d’astres et de méduses
Et les jambes mêlées au fuseau des saisons
Veille sur le repos des étoiles confuses
Sa main laisse glisser les constellations
Le sable fabuleux des mondes solitaires
La poussière de Dieu et de sa création
La semence de feu qui féconde les terres
Mais elle vient la nuit de plus loin que la nuit
A pas de vent de mer de feu de loup de piège
Bergère sans troupeau glaneuse sans épis
Aveugle aux lèvres d’or qui marche sur la neige
Claude Roy
Ainsi mon
envoi imprévu d’hier sur cette lumière et cette ombre, sur cette symbolique du
temps qui s’enfuit. Alors si vous savez comme j’ai goûté ces instants
d’évasion, cette nature sauvage et cette paisible, ces rochers tourmentés et
rudes ( j’en reparlerai à propos de Dali, car je ne l’oublie pas, son
enfance « détraquée » ( je vous parlerai d’un fait marquant chez le
très jeune Dali, qui m’a fait penser au même, arrivé à Mitterrand dans son
enfance ! Mais Mitterrand à l’esprit plus stable a su s’en débarrasser
très vite, mais explique certains de ses tics ou penchants) a eu tellement
d’importance sur sa vie ; les gris de cet âge ont fait que son esprit a
tellement galopé qu’il a voulu devenir Soleil ! En effet je parlerai de l’influence
de ses tourments sur sa vie. C’est drôle vous avez des bios officielles,
lisses, respectueuses, pudiques sur lui et d’autres qui révèlent ses secrets
les plus intimes, les plus dégradants avec une sorte de jouissance surprenante
( certains révèlent ou condamnent les travers d’autrui, car ils souffrent,
tentant de le refouler, de le cacher, des mêmes tourments. Moi j’essaierai
d’expliquer le pourquoi et le comment de
cet homme qui a toujours voulu provoquer, choqué jusqu’à l’excès, qui a été
fasciné par le Dieu Argent, qui s’est cherché dans les virages à 180° de son
art passant de l’académie au cubisme, du surréalisme, au classicisme des grands
maîtres (Vélasquez, Vermeer ou peintres italiens de la Renaissance). Je
montrerai bien sûr ce nid de Dali, maison qui est l’explication du Moi profond
de Dali, Port Lligat mais aussi Cadaquès ( où se sont passés tant
d’évènements ! ), et ces paysages tourmentés du Cap Créu ou si doux de
cette Mer paisible qui ont joué sur la construction d’expressions paradoxales
dans son intellect. Les paysages où ont poussé ses racines marquent à jamais un
être ! Moi j’en garde la lumière éblouissante et l’ombre reposante, la
touffeur des journées lentes, le vol majestueux des cigognes ( vous en verrez ) ;
la poussière, les forêts de pins parasols, les rues d’un village perdu où je
courrais inconscient du destin de la vie, les coquelicots au long de champs de blé… ( tout s’explique)Mais d’où suis-je exactement ? De cette terre natale perdue mais gravée dans mon coeur, ou de cette Dordogne Corrèze réunies, et cette Espagne ( Levant et Andalousie) terre de mes aïeux ? Où suis-je maintenant dans cette Terre du Lot et Garonne ou réenracinée, j’ai poussé en tendant vers ce ciel presque toscan, les rameaux d’une pré adolescence et d’une adolescence avide s de s’épanouir. Je suis de partout et de nulle part, sorte d’apatride et d’adopté par plusieurs terres-mères à la fois, toutes aussi aimantes, qui expliquent peut-être ma soif d’horizons nouveaux (mes voyages) et peut-être même mon nomadisme sentimental! Besoin de bouger, de changer, inconstance de l’instant, du lieu, longue quête insatisfaite. Une ou deux personnes m’ont reproché mon parler vrai, mais seule la vérité évite tout malentendu, toute interprétation fantasque .
Mais dans les épreuves, j’ai au
contraire puisé une certaine forme de sagesse car dans le calme et l’esprit en éveil,
nous pouvons mieux apprécier les petits plaisirs.
Ainsi à l’instant, chose inattendue, mon Amie
qui ne pêche pas par son romantisme, vient de m’apporter un bouquet…. de
coquelicots. !
Attention qui m’a charmé, ému au plus haut point. Les êtres
parfois rudes à l’extérieur vous
surprennent parfois par leur Moi plus fragile.
Et dans la même lignée, je vous envoie deux de ces témoignages, de ces commentaires d’Amis qui me font chaud au
cœur. Ils me l’envoient sur mon adresse courriel car comme ils le disent, ils
ont essayé en vain de laisser un commentaire sur le blog.
D’ailleurs je joins
l’explication, d’un lecteur plus ferré que moi en matière d’informatique !
Ah j’oubliais : pour
certains Amis, je suis Carlito ( le petit Charles ! je raconterai un jour
ma rencontre « bousculée » avec le « Grand » !)
Bonsoir Carlito!
Je viens de parcourir Cadaqués etc…je me suis régalée
spirituellement, ton récit est si bien détaillé que j´ai eu l´impression d´y
être moi-même.- Va faire un tour à Málaga et tu nous ramènes une visite des
lieux de Picasso.- Félicitations.- Grosses bises du bout du monde.- (au
Sud,Argentine. Mouna est au bout du monde au Nord, Canada.).- Lyliane.-
CARLITO
Comme Lyliane je me
suis laissé bercer par les lignes sans bouchon de “Rochambeau”.
Heureusement je n’avais
pas mes grillades en marche…
Comme aurait dit le Maître “Fan / tas / tique”
tout ce qui peut bouillir sous nos crânes !
En plus de ses talents du narrateur, le préposé au CANON fait
chauffer le fût avec son copain Bonnessian.
Si tu avais pommé la
carte, tu aurais touché vraiment le fond du TROU !
L’automatisme des CANON est phénoménal et tu en tires le meilleur
profit.
La restitution sur le
Blog excellente.
Ne le dis pas à ta dame,
elle hausserait les épaules…
Extra.
A+
RG
Je leur ai demandé
bien évidemment la permission de les publier. Voici la réponse de « l’informaticien averti » :
Oui bien sûr .
d’autant plus que pour laisser un commentaire.. il faut :
autoriser les cookies, donc réduire la sécurité sur le net… j’ai
fait ! temporairement bien sûr.
entrer un identifiant… j’ai fait, mais encore faut-il avoir été
identifié !
puis un mot de passe…on se fait jeter.. ou on te dit vous allez
recevoir une confirmation…
depuis cet am, j’attends encore !
Une marche à suivre explicite serait la bienvenue.
Si c’est pareil pour tous tes lecteurs…
A+




amb55 dit :
Merci Rochambeau, de nous faire redécouvrir le charentais Claude Roy.
Superbe poème en effet.
Pour le reste, je reviendrai bientôt pour lire autrement qu’en diagonale.
Quel bavard quand même !
rochambeau dit :
Que de Charentais célèbres et notamment sur le plan littérature. Magnifique mème, Oui. je mettrais parfois un poème que j’aime particulièrement ( même de poètes pratiquement inconnus) ..et il y en pas mal. Poésie, ma drogue qui me calme parfois, qui me fait oublier, en un mot qui m’enivre. Je suis bavard oui!Et pourtant la vie au départ ne m’avait pas donné beaucoup de chances pour “chanter” mes joies et mes peines…