Le sexe dans le nid de Dali.3°
Le sexe dans le nid de Dali.3°
Avant de tenter de faire une analyse de la « folie » de Salvador avec sans doute ses origines,les tentatives du peintre pour la gérer et ses conséquences sur sa quête sur le chemin de la création, je vais revenir à cette maison mythique, ce lien incomparable avec un passé révolu et pourtant sous jacent, ce lieu unique empreint d’une âme étrange qui vous émeut, où tant de scènes daliniennes se sont déroulées ; rencontre d’une femme et transformation du gamin indéfini, naissance d’un amour vite devenu clé de voûte de son équilibre et de sa création, recherche de sa sexualité perdue depuis si longtemps, découvertes de l’amour, crises de folie ou au contraire calmes inattendus, vie comme la mer avec ses vagues, ses ressacs, son va et vient, son calme, ses colères. Lieu de happenings délirants, d’expériences physiques intimes, de créations sans fin. Lieu théâtre de comédies, de tragi-comédies ou de tragédies. Car la vie entre ces deux êtres à la personnalité aussi marquée et sortant de l’ordinaire devait être parfois plus qu’animée! Oui prendre le temps de regarder, d’admirer cet étrange et fascinant domicile, ou tout simplement de respirer ce parfum d’interdits presque fané.
D’abord cette fameuse chambre surprenante aux lits jumeaux: n’y avait-plus de relations physiques, ou étaient-elles rares ou ces deux lits servaient à des expériences qui sortaient de l’ordinaire. Et cette fenêtre comme un tableau, donnant sur le couchant quand le ciel rougeoie au dessus de la mer, que la mer devient de sang avant de devenir d’argent puis de moire sombre, spectacle que Dali appréciait. Mais Dali qui se prenait souvent pour le roi soleil, avait avec son ingéniosité construit ou fait construire un jeu de miroirs extérieurs qui lui permettait à son réveill, d’être salué par les rayons du soleil !
Attenant à la chambre un cabinet de toilette, où Gala avait sa coiffeuse, car elle attachait beaucoup d’intérêt aux soins de son visage ( elle avait 9 ans de plus que Salvador et cette croqueuse d’hommes ne pouvait pas supporter de vieillir. Ah le pauvre Dali en a dépensé de l’argent pour payer ses liftings et autres soins divers: de toutes façons, elle la calculeuse- comme il disait-, la comptable faisait rentrer les chèques: Elle,, la public relations de l’artiste, faisait tout pour trouver de riches clients et leur vendre le plus cher possible ses tableaux. Et Salvador sous ses demandes produisait toujours plus,il peignait même des portraits de riches bourgeois ou industriels payés au prix fort..
D’autres photos de la Salle de bain, où reste suspendu le peignoir du maître et quelques bouteilles de parfums de Gala

Etrange sorte de mezzanine avec une sorte d’autel où sont alignés des cierges et un poster d’une pin-up, peut-être représentant une de ses modèles.
Ces postes de radios ( il en avait partout pour écouter musique mais aussi pour savoir si on parlait de lui) posés sur ce banc massif.
Une Cheminée
Le “cantou”
Une autre vue du petit salon. Une jeune femme faisant partie de la fondation m’a raconté que suivant leur humeur et leur rapports, Gala et Dali s’asseyaient soit côte à côte,sur les deux fauteuils jaunes, d’un côté où de l’autre, soit l’un contre l’autre sur le canapé blanc, où s’ils “se faisaient la gueule”, chacun sur un fauteuil jaune, se faisant face, de chaque côté du salon,
Le grand salon ovale, lui est surprenant par son acoustique et son effet d’écho!
Elle m’a raconté aussi que si je regardais bien la plupart des livres sur les rayons des bibliothèques étaient inatteignables; il y avait de “l’humour” mais aussi parce qu’ils ne voulaient pas que ses invités sans gène feuillètent ses livres de valeur. Maintenant ce sont des copies; les vrais étant dans le Musée.
Elle m’a indiqué aussi que sur le ventre de l’ours, placé dans le vestibule d’entrée, il y avait une sorte de plateau réceptacle où Dali posait en rentrant, son béret catalan (baratine), son écharpe, ses clefs, ou différents objets sortis de ses poches et bien sûr une de ses cannes dans l’endroit prévu pour elles ( voir articles précédents.
Les prochaines fois je vous montrerai le côté atelier et le début de l’extérieur.Puis je parlerai de sa vie, de sa rencontre avec Gala. Puis je montrerai quelques oeuvres. et même les paroles d’une chanson d’un chanteur français (disparu) que j’adore et avec qui j’ai fait , lors de notre rencontre, des jeux de mots ( trouvez et allez voir dans les archives.)






aguillaume dit :
Nougaro?
rochambeau dit :
Bravo ! Quelle culture en matière de musique et de chansons de qualité !
aguillaume dit :
ceci dit,ce n’est pas le meilleur texte de nougaro DaliGalaGalaDali…sur la forme comme sur le fond…sur le fond en ce sens que la phrase de Baudelaire “plus l’homme cultive les arts,moins il bande” me parait sauter d’evidence comme les moustaches du catalan
rochambeau dit :
Ça c’est évident; Nougaro a écrit d’autres textes plus construits, plus poétiques.Quant à la phrase de Beaudelaire, on ne peur heureusement généraliser. Comme me disait un vieux paysan lettré et plein de malice, avec un très mauvais jeu de mots, à moitié en français, à moitié en occitan:”Si avec Dali, c’était Dalle au lit, avec Picasso c’était vraiment avec les femmes, le Pic à sauts”. L’art est un acte d’amour et certains artistes pratiquent longtemps, l’acte d’amour avec art” ! Picasso n’est pas le seul…
aguillaume dit :
exact!y a des exeptions,Picasso…Bach…je ne sais combien d’enfants au compteur…