Jours de Gala 4°
Bien sûr on ne peut qu’évoquer le cas d’Amanda Lear. Deux versions : celles d’Amanda qui le raconte dans son Livre « Mon Dali » (M.Lafon 2004)…….. » et dans ses interviews
Amanda à 28 ans.
Amanda Lear, née Tapp
son nom officiel,, est une chanteuse, actrice, animatrice de télévision et
peintre française née à Hong Kong ou à Saïgon. , (La date et le lieu de
naissance d’Amanda Lear sont sujets à caution. La majorité des sources
mentionnent qu’elle est née un 18 novembre ou un 18 juin mais aucune ne s’accorde sur l’année :
1939 ou 1941 pour les uns, 1946, 1948 ou 1950
pour les autres. Pour son lieu de naissance, Hong-Kong et Saïgon sont les villes les plus fréquemment citées)
d’un père officier français d’origine britannique et d’une mère
russo-asiatique. (tiens quelque chose qui rappelle les origines de Gala) Outre
ses deux langues maternelles (le français et l’anglais), elle parle couramment
l’allemand, l’italien et l’espagnol.
Élevée entre le sud de la France et la Suisse, elle s’inscrit à l’âge de 16 ans à des cours de peinture à Paris avant de déménager pour Londres où elle entre au Saint Martins College of Art and Design. A 18 ans, elle est repérée par une agence de mannequins et participe à différents défilés, notamment pour Paco Rabanne. Elle rencontre le peintre surréaliste Salvador Dalí en 1965, qui en fait son modèle et avec qui elle entretiendra une relation qui durera quinze ans, comme elle a pu le raconter dans son livre consacré au peintre [. Salvador Dalí affirmait. Alors inconnue, Amanda Lear comprit tout le parti qu’elle pourrait tirer, dans les médias, de ces sulfureuses révélations et se présenta comme l’« égérie de Salvador Dalí »Ici on remarque que la “Reine” est Gala: en tête, rayonnante, habillée luxueusement. Amanda semble timide et Dali marche en retrait, triste et absent.
Et puis il y a la version de
Salvador : il affirmait alors à ses interlocuteurs qu’Amanda Lear était en
fait un homme : il l’aurait rencontrée dans une boite de travestis et de
transsexuels à Paris, alors qu’(il) elle ( ?) était en attente d’une
opération. Dali intéressé parce qui sortait de l’ordinaire et la trouvant belle
(beau ) l’aurait amené à Port Lligat pour lui servir de modèle. Sa complicité
avec Amand aurait « énervé » Gala qui aurait alors quitté Port LLigat
pour se réfugier dans le château de Putbol offert par son mari.
Les journalistes se sont bien
sûr saisi de ce mystère et ont enquêté.
Une rumeur tenace présente Amanda Lear comme une transsexuelle,
ce qu’elle a toujours démenti. Selon elle, cette rumeur a été lancée par David
Bowie, et n’était qu’une « ruse » pour promouvoir son premier album.
Certains autres journalistes, attribuent le doute sur l’identité
féminine d’Amanda Lear à Salvador Dalí qui avait été le compagnon d’Amanda à
partir de 1965, et l’on veut parfois voir dans son nom la présence d’un
« amant Dalí ». Dalí aurait repéré Amanda Lear dans une revue de
travestis et lui aurait payé son opération de changement de sexe à Casablanca.
Dans ses mémoires (non publiés en France) ], la transsexuelle April Ashley
raconte que le cabaret Le Carrousel, où elle se donnait en représentation,
accueillit à la fin des années 1950 “un nouveau membre, Peki d’Oslo,
alias Alain Tapp, connu plus tard sous le nom d’Amanda Lear” après
avoir changé de sexe et épousé un Écossais du nom de Lear, le 11 décembre 1965,
dans l’unique but d’acquérir la nationalité britannique.
La plus célèbre transsexuelle française, Coccinelle, parle aussi
de Péki d’Oslo dans des termes similaires : Péki s’appelait alors Alain T.
et était un jeune dessinateur de talent. Il se fit « rectifier » plus
tard par le même chirurgien qu’elle. Coccinelle ajoute plusieurs photos
d’époque où on la voit en compagnie de la fameuse Péki d’Oslo.
Ces affirmations sont reprises et complétées par d’autres sources.
Amanda Lear a répété dans plusieurs interviews à des journaux anglais, où est
née cette rumeur, n’être ni Peki D’Oslo ni Alain Tapp [
En Espagne, la petite fille du général Franco, Carmen Martinez
Bordiu, qui fut l’épouse d’Alphonse de Bourbon, prétendant à la couronne de
France, écrit dans ses mémoires publiées par le magazine espagnol Hola en 1996,
qu’elle connut Amanda Lear à Figueres au retour de son voyage de noce lorsque
Dalí invita le couple à y passer l’été. Elle précise
qu’Amanda Lear n’était pas encore opérée et que Dalí éprouvait une véritable
fascination pour la transsexuelle et vivait une étrange relation amoureuse avec
la Française..
D’autres ajoutent que c’est Dali qui aurait payé « l’opération »
à Casablanca.
Des critiques continuent à entretenir le doute, insistant en
particulier sur sa voix très grave, sa taille (1,76 mètre) et son physique
original. Ils soulignent aussi qu’Amanda Lear n’a pas eu d’enfants et qu’elle
s’est liée à des hommes à la sexualité ambiguë, comme David Bowie, Andy Warhol,
son mari ou même Dalí.
Les paroles de sa chanson Fabulous (Lover, Love Me) (1979)
sont souvent citées comme indice : “Surgeons built me so well /
Nobody could tell / That I once was somebody else” (« les
chirurgiens m’ont si bien construite que personne ne peut dire que j’étais
autrefois quelqu’un d’autre »).
De même, les paroles de la chanson Aphrodisiaque (1987) laissent planer un certain doute: “Quand tes mains connaissent / Le secret caché des vraies caresses” et plus loin “J’ai gagné au change / Maintenant parfois tu me démanges / Quant au sexe des anges / Est-ce vraiment toi que ça dérange ?“.
Dali peint par Amanda Lear:
Personnellement qu’elle ait été au départ un homme ou qu’elle
soit bien née femme ne m’importe guère. On naît comme on naît et donc on est
comme on est. Rendez-vous compte les souffrances d’un jeune ou d’une jeune qui
se retrouve dès la naissance différent des autres. Les gens sont promptes à la
critique, au rejet. Le racisme stupide et condamnable existe à tous les
niveaux, dans tous les domaines. Grâce à son
intelligence, elle s’est sortie d’une situation difficile, je trouve cela très
bien et si elle a profité de l’admiration de cet homme si célèbre, et profité des rumeurs qui l’ont fait encore plus connaître, et bien tant
mieux pour elle !
Pour en revenir à Gala résumons leur « union-désunion »
par le côté froid des dates.
1929 : Rencontre, amour fou d’un côté, amour curieux
peut-être de l’autre. Gala va se prêter à tous les caprices de Salvador.
Mariage civil en 1934
Mariage religieux à la Chapelle des Anges près de Gérone.
Dali achète le château de Pubol pour Gala où elle pourra se retirer en 1968.(
Púbol
est un village à l’aspect médiéval, dans lequel se distinguent le château et
l’église de Sant Pere (XIVe siècle). Ce temple fut l’un des plus
riches de la contrée jusqu’à la guerre civile, époque à laquelle ses trésors
furent détruits, exception faite du retable gothique du XVe, oeuvre
de Bernat Martorell, aujourd’hui conservé au musée diocésain de Gérone.
On parle de ce château-palais déjà dans des documents en l’an 1017. Cette
forteresse de style gothique Renaissance a subit de nombreuses transformations.
En 1968, le peintre Salvador Dalí en fit l’acquisition pour l’offrir à son
épouse Gala. Après une restauration qui dura toute une année, Dalí changea
presque totalement l’apparence du château, qu’il meubla avec des antiquités de
la région. Il décora le jardin avec des éléphants aux pattes immenses, et
construisit une piscine avec des bustes de Richard Wagner. En 1982, Gala fut
enterrée dans ce palais, ouvert au public en 1996. Son intérieur permet de
contempler les peintures et dessins offerts par Dalí à son épouse.)

De 1971 à 1980 elle y loge presque constamment menant sa vie
de plaisir, et n’autorisant les visites de Salvador, que s’il les formule à
l’avance par écrit.Et parfois comble de l’offense, elle refuse ! Etrange nouvelle condition du Génie !
En 1982 meurt et est enterrée dans la crypte que Dali a fait
construire pour elle dans le château.




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