Cadaques,cas d’à quai…
Cas d’Aques
Nous repartons du Cap Créus. Mais dans ma tête un nuage de crainte commence à obscurcir mon ciel bleu. Où ce foutu sac et surtout contient-il ma carte mémoire avec environ de 475 photos ?Je conduis avec prudence et entame la des cent sur le célèbre village que nous apercevons par moments.D’abord arrêtés sur un petit chemin.
puis en l’approchant avec le zoom(Ah si j’avais un réflex avec une bonne optique !)
Encore plus proche.

Arrivés à Cadaques après une route tortueuse à souhait, nous nous nous baladons. Sur la petite place quelques étals : livres, poterie, bougies odorantes, pain artisanal, charcuterie locale. Il y a peu de monde et le temps est superbe.Nous allons vers le rivage.
Sur la plage deux femmes et un jeune en train de bronzer. Nous nous contentons de suivre le bord de mer car je crois que je suis arrivé à bout de ma résistance à la marche. Pendant que je prends quelques photos, mon Amie regarde une boutiques de fringues.Sur une sorte de quai je repense à mon sac égaré et me dis pour essayer de sourire. C’est le “cas d’à quai”! J’admire cette superbe maison:
Puis Une ruelle à l’arrière
Une autre
J’en reprends une autre pour revenir sur le front de mer:
Puis nous allons boire une caña bien fraîche
dans un bar où je vois à l’intérieur des photos, des dessins et une
plaque : ici venait le peintre Marcel Duchamp.
A côté de nous deux jeunes femmes (
dont une très jolie) et un gars petit, barbu qui parle à la jolie avec un débit
incroyablement fourni et rapide. Il parle fort. Aussi j’entends qu’il parle de
galerie, d’expos. Je lui demande alors
visiblement d’une façon naïve vu sa réponse.
-Quoi vous ne connaissez pas Marcel
Duchamp. Mais c’est incroyable et vous n’êtes pas le 1°. Je commence en avoir
assez que le gens venus à Cadaques ne parlent que de Dali. Mais Dali c’est de
l’écume comparé à l’oeuvre et à la qualité de Marcel Duchamp.Dès 1913, Marcel Duchamp a révolutionné l’art du 20° siècle avec ses “ready made” dès 1913!. Il est tellement extraordinaire qu’il est inclassable!
Vu le regard admiratif de la jolie
femme, il semble en rajouter et commence à tracer à une vitesse incroyable (
tellement que je ne saisis pas tout) un portrait de ce peintre.(Je vous reparlerai de tout ce que j’ai pu retenir de ce qu’il a pu me dire sur ce peintre !)
Bientôt un gars arrive et lui fait
plein de reproches.
-Non mais il est presque 19H et et
tu devais être avec moi à 18H30. Nos clients sont déjà là et attendent. C’est
important et tu dois arriver de suite. Avant de rejoindre son ami, il fait un grand sourire à la jolie fille et arrive à lui donner rendez-vous pour le dîner aux
deux jeunes femmes et s’en va.
Mon Amie me dit :
- Ah qu’est-ce qu’il est désagréable.
J’ai horreur de ce m’as-tu-vu !
Nous rentrons par une route superbe
mais très sinueuse à Rosas. Mon Amie qui
me voit soucieux me dit :
-Tu vas retrouver ta carte dans
notre chambre.
Arrivé à notre hôtel je fouille de
fond en comble ma voiture ( intérieur, boite à gants, malle) mais nulle trace
de mon sac photo. J’essaie de me souvenir de l’endroit où j’aurai pu l’oublier.Mais impossible.
Arrivé dans la chambre nous
fouillons tous les tiroirs, la valise, regardons sur la terrasse, sous le lit,
sous le couvre lit, mais rien, pas de carte mémoire. Déjà je me prépare
psychologiquement à cette perte en me disant. De toutes façons, la perte est
déjà faite.
Nous partons dîner mais je ne mange
pas grand-chose. Mon Amie essaie de me rassurer en essayant de trouver
l’endroit où j’ai pu oublier ce sac.
-Si c’est au Monastère, ils ont du
te le garder.
-Oui mais si je l’ai perdu sur le
parking en ouvrant la malle, si quelqu’un l’a trouvé, il n’est pas forcément
honnête.
- Mais positive un peu….Ou alors, il
est tombé avec toi dans le trou et là il doit y être encore..
Et elle attrape le fou-rire.
Nous remontons dans la chambre. Je
lui dis que si elle, ça la fait rire moi je n’en ai pas du tout envie. Elle se
calme en me disant :
-Mais tu verras demain on refera la
route et on retrouvera ton sac.
A nouveau dans notre chambre, elle essaie de se montrer douce
et plus qu’apaisante. J’en oublie mes soucis. Mais soudain son fou-rire
la reprend. Je ne l’avais jamais vue
autant rire.
-Mais pourquoi ris-tu ?
-Je pense à ta chute dans le trou
d’où tu es ressorti comme un diable de sa boite.
Et son rire la reprend de plus
belle ! Elle en pleure de rire.
Il faudra un long moment avant
qu’elle retrouve son calme et son sérieux !






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