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du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
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L’Etrange Etudiant Catholique.

L’Etrange Etudiant Catholique ou le Naïf aux 40 grands plans.

Etrange Personnage que j’ai connu un jour de 68 ? Je  partais de Talence pour revenir sur Bordeaux Centre  avec ma fameuse Simca mille (dont j’ai parlée V archives). J’ai vu un gars blond faire du Stop. Or il m’arrivait très souvent d’amener ou de ramener des étudiants. Ca leur faisait économiser un ticket de bus, je les déposais Place de la Victoire ou à Pey Berland. 

Ce gars là m’a paru tout de suite sortant de l’ordinaire ; vif, bavard, volontaire, idéaliste. Il était étudiant en Sciences (je l’avais d’ailleurs trouvé en face du monumental portail  aux grilles de fer (je ne sais si elle existe toujours) ? Il m’a raconté qu’il faisait partie d’un mouvement catholique étudiant qui aidait les jeunes dans le besoin mais qu’il s’occupait de tout un tas d’autres actions en faveur des vieilles personnes, etc..). Comme il ne me disait pas de m’arrêter, je continuais et me garais comme à mon habitude du côté de Pey Berland. ? Ce fut juste devant le Café Le Français ! Heureux temps où c’était si facile de ses garer là ou dans les rues  de Montbazon, Boulan, de la Boétie, de Castelmoron. Temps où l’on pouvait circuler dans la Rue Sainte Catherine et se garer dans des rues perpendiculaires ou au Parking Victor Hugo ( à étages) ; je ne sais s’il existe encore.

Ce jeune appelons le Jean-Jacques, voulut à tout prix m’offrir un café au Français. Alors il me posa plein de questions.

- « Es-tu catholique ?

-Oui mais après ma communion j’ai arrêté de croire aux hommes qui dirigeaient l’Eglise , même si certains étaient vertueux, d’autres étaient infâmes. Mais c’est le propre de l’homme : certains aiment obéir sans se poser de questions, d’autres sont prêts à tout pour monter dans la hiérarchie, d’autre se laissent aller, croyant être inattaquables, à leur plus bas instinct.

Pour ne pas le vexer j’ajoutais :

- Mais tu sais ces différents types d’homme ; le sincère et honnête, le servile, l’ambitieux à tous prix, le malveillant ou le vil, nous les retrouvons dans toutes les organisations ou systèmes de la Société, qu’ils soient religieux, politique, faisant partie des moteurs de l’Etat ou autres. Finalement j’ai plus confiance encor aux gens de la base, aux bénévoles qui font cela sur leur temps de libre.

-Ah formidable ! Je vais te faire entrer dans mon organisation. Tu sais dans mes projets, j’ai monté plein de plans d’actions et j’ai besoin de gens comme Toi pour m’épauler! !

-Non tu sais je ne suis là que de 2 à 3 jours. En effet je travaille en tant que pion dans ma ville d’origine et là bas je fais beaucoup de bénévolat dans plusieurs domaines. Alors non merci.

La conversation continua un moment. Il m’avoua qu’il était très timide et qu’il n’avait jamais eu de petites copines !

-mais comment mais dans tons Asso, il doit bien avoir des filles et qui plus est qui sont généreuses comme Toi. Et toi tu es intéressant sympathique!

-Non mais tu sais ce sont des filles plus que timides pour ne pas dire coincées et ma timidité me tétanise!

-Ah tu sais les filles, il faut savoir leur parler et je suis sûr qu’elle doivent être moins coincées que tu le penses. Si ça se trouve ctu serais surpris de découvrir comme certaines de tes copines sont coquines !

- Tu crois ?

-Oui j’en suis sûr. Ta timidité? Il suffit qu’une fasse les premiers pas et tu fondras !

Tu en esûr ?

-Ecoute je te présenterai une étudiante que je connais et qui se dit assez coquine pour faire craquer même un séminariste ! J’essaierai de te la faire connaître! Tu en redemanderas !
Il avait l’air un peu fou fou, très et trop idéaliste, ingénu, crédule. Il me fit promettre de le revoir et il me fixa un rendez-vous.

Mes connaissances, vu ma facilité à communiquer étaient très diverses : depuis des anars jusqu’à des gens libertins. Ainsi j’avais connu un étudiant plutôt friqué qui était fasciné par les Dames de petite vertu ! Il m’avait amené dans des bars louches du Cours d’Albret ( en remontant vers la place Gambetta) ou des environs. Lui montait. Il insistait pour que j’en fasse de même. Devant mes refus il m’avait même un jour proposé de m’offrir une fille. Mais je lui avais expliqué que ces pauvres filles étaient pour la plupart de véritables esclaves et que pour moi, avoir une relation avec une jeune femme c’était forcément une relation consentie et désiré par les deux  sans question d’argent ou de cadeau. Ainsi je restais à boire un Perrier menthe ou une bière. Je pus de cette façon tisser des liens avec une jeune femme charmante qui bien sûr la 1+ fois essaya en venant s’asseoir sur mes genoux de se faire offrir une coupe de champagne ! Mais devant mon refus d’aller passer un moment tarifé avec elle. devant mes dénégations et mes explications, elle avait fini, étant intelligente et sympathique et me trouvant je suppose gentil et intéressant par discuter avec moi ; c’était souvent en tout début d’après-midi (avant d’aller en cours) et il y avait peu de monde pour les quatre filles. Je revins même seul discuter avec elle à plusieurs reprises. Je me mis même à lui donner quelques notions d’espagnol ! Ainsi un jour elle me confia son « mauvais destin  »: étudiante à Bordeaux, ses Parents travaillant en coopération pour plusieurs années en Afrique, elle avait rencontré un jeune anglais étudiant lui aussi et était sortie avec lui . Hélas elle se retrouva enceinte. L’anglais eut l’air d’accepter la chose et ils firent même des projets ! Sur le point d’accoucher, et les vacances arrivant, l’anglais disparut à jamais. Elle se retrouva donc seule avec un bébé. Ses parents à qui elle n’avait rien avoué continuaient à lui envoyer de l’argent. Pour vivre mieux, elle se mit à travailler comme vendeuse et mit son bébé en nourrice. Et un jour en fin d’après midi alors qu’elle se désaltérait, après son travail, à la terrasse du Régent, un homme d’une trentaine d’années, charmant, sympathique bien habillé l’aborda. Devant sa gentillesse elle consentit à sortir avec lui (restaurants, dancings ou boites de nuit). Il travaillait lui avait-il dit dans les affaires ce qui expliquait son train de vie. La relation étant bien vite devenue intime, il l’installa bientôt dans un petit appartement plus confortable que son petit studio, lui trouva une place bien rémunérée de vendeuse dans une boutique de lingerie. L’homme lui rendait souvent visite le soir et prétextant une maladresse de la nounou se chargea de trouver une femme qu’il connaissait bien dans les environs de Bordeaux, une femme remplie de qualités et aimant les enfants pour s’occuper de l’enfant. Tombée follement amoureuse de lui elle accepta ce placement et cela d’autant plus qu’il allait lui-même chercher l’enfant toutes les semaines d’abord puis toutes les quinzaines pour raison de trop de travail, le Vendredi et le ramenait à la campagne le dimanche soir ! Elle ne trouva même pas bizarre, ayant une confiance aveugle en cet homme, de ne pas avoir l’adresse ou le N° de téléphone de cette nourrice. Son fils arrivant le Vendredi propre, bien habillé et l’air heureux et en bonne santé, cela lui suffisait. Cette vie enfin heureuse et sans souci lui convenait

Et puis un Vendredi soir où elle n’avait pas son fils, le cher Monsieur bien sous tous rapports arriva avec deux amis. Il avait amené du champagne, des petits fours pour passer une agréable soirée. Très crédule, elle accepta sans méfiance cette idée de fête chez elle avec des collègues de son amoureux, bien, eux aussi, sous tous rapports……

 

 

A suivre…( avec de sacrés rebondissements tragiques et comiques où vous découvrirez les aventures incroyables de cet Etudiant Monsieur 100 000 volts, déclenchées sans le vouloir par moi  ! Et oui la vie c’est un mélange de tout cela ! )

2 commentaires pour “L’Etrange Etudiant Catholique.”

  • DEB dit :

    Jamais allé aux putes l’ami ! Pute borgne, t’es grave toi !

  • rochambeau dit :

    Sacré Deb ! Je te reconnais. en plus d’après ton expression leit-motiv tu préférais les borgnes ! Ainsi si sous tes assauts elles s’endormaient, en fait elle ne dormaient que d’un œil ! Mais toi tu ne les avais pas à l’œil ! Tu étais riche ! Oueh j’étais “grave” et non graveleux !!!J’étais un romantique et préférais séduire plutôt que payer une esclave. Importance du respect de la femme… Allez ne te fâche pas….Je paisanteeeeee !

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