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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
Poèmes, Souvenirs de rencontres de personnages connus,Réactions d’Humeur,Musique, Peinture,Images de ma vie,Photos,Littérature,Autographes.

Chanson choc;vidéo.

Intermède musical avant la fin incroyable, époustouflante, du récit d’une rencontre faite avec un copain de Fac il y a longtemps !!!

Abd Al Malik.

Un ancien rappeur devenu slameur. Un français d’origine congolaise. Un musulman prêchant l’amour et la paix et non la haine et la guerre comme d’autres dont je parlerai. C’est rare. Ces autres d’ailleurs qui le haïssent..Pourvu que cette route qu’il a prise ne s’arrête pas. Mais qu’il fasse attention, elle est étroite et périlleuse. Ne déviera-t-il pas dans un sens ou dans l’autre.. ? Des mots qui cognent. Une musique mélange de jazz, de blues et de bien d’autres origines qui soutient le texte. Ici une référence subtile à Brel. Une certaine poésie, une grande érudition,( il a fait des études et beaucoup lu ), une sincérité réelle, une vérité certaine qui fait parfois mal. Une fenêtre qu’il ouvre pour que l’on aperçoive cet autre monde qui fait peur, que l’on honnit parfois mais que l’on ne connaît pas vraiment, si ce n’est à travers des clichés ou des suppositions, monde qui pourtant existe ! Un monde opaque et puis gris, noir et même rouge comme le sang, un monde triste, spirale descendante sans concession d’où il est difficile de remonter. Remonter de l’enfer n’est pas chose aisée…Des facilités, des habitudes, des automatismes à effacer… Lui semble l’avoir fait. Après un monde normal puis un clash dans sa vie, il y était pourtant tombé…Chapeau.

. Voici un chanteur qui ne laisse pas insensible. Certes il n’a pas la voix sublime de Grand Corps malade que j’avais présenté, mais je crois que s’il continue sur ce chemin il deviendra grand.

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Les Autres

Moi, moi quand j’étais petit, j’avais mal
C’était l’état de mon esprit, je suis né malade
Sur l’échelle de Richter de la misère, malade ça vaut bien 6
quelques degrés en dessous de là où c’est gradué “fou”

J’étais voleur et avant d’aller voler, je priais
Je demandais à Dieu de ne pas me faire attraper
Je lui demandais que la pêche soit bonne
Qu’à la fin de la journée, le liquide déborde de mes poches
Bien souvent, j’ai failli me noyer, j’ai été à sec aussi, souvent….
Quand je croisais papa, le matin, aller travailler avec sa 102 bleue
En rentrant, le matin, de soirée, j’me disais “c’est un bonhomme mon vieux”
Ensuite, j’me faufilais dans mes couvertures et j’dormais toute la journée
Le style “Vampire” dormir la journée et rôder une fois le soleil couché
Le genre de prédateur à l’envers, le genre qui à la vue d’un poulet meurt de peur
Je ne me suis jamais fait prendre, et si j’avais été pris, aux keufs, j’aurais dit….

J’étais beau-parleur et je souriais aux filles en jean’s avec de grosses ceintures
Celles qui aiment bien l’odeur que dégagent les gars
qui ont la réputation d’être des ordures
Le genre à jurer sur la vie de sa mère dès qu’il ouvre la bouche
Rêve de BMW pour asseoir à la place du mort celle qui couche
Dans mon monde, un mec comme moi, c’est le top

J’aurais été une fille, on m’aurait traité de sal….
Quand je croisais ma sœur avec ses copines dans le quartier
Moi, qui allait en soirée, j’lui disais “rentre à la baraque !, va faire à bouffer !”
Ensuite, j’allais rejoindre mes copines, celles qui me faisaient bien délirer
Celles qui, comme moi, avaient un père, une mère
Peut-être bien des frères et sœurs qui sait…..
Mais moi, du genre beau parleur à l’endroit, sans foi ni loi
Mais c’était pas moi le chien, mais….

Et puis du jour au lendemain, j’ai viré prêcheur
Promettant des flammes aux pêcheurs et des femmes aux bons adorateurs
Comme si Dieu avait besoin de ça pour mériter qu’on l’aime
mais moi, moi pour que les autres m’aiment, moi
Moi, j’en ai dit des choses pas belles et j’en ai acceptées aussi
On m’a dit “t’es noir, tu veux te marier avec elle, mais t’es noir….”
Les autres y disaient comme ça, qu’elle était trop bien pour moi
Donc moi, moi j’faisais de la peine à voir
moi, j’continuais ma parodie, mon escroquerie spirituelle
Sauf que, j’me carottais moi-même, j’étais devenu un mensonge sur pattes
Qui saoule grave et qui sait même pas ce qu’il dit
Qui voit même pas que c’est un malade et qui dit comme ça
tout le dit y dit comme ça….

Et je vous dis monsieur, je vous dis monsieur,
quand je pense à tout ça, je pleure

REFRAIN :

Les autres, les autres, c’est pas moi c’est les autres

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