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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
Poèmes, Souvenirs de rencontres de personnages connus,Réactions d’Humeur,Musique, Peinture,Images de ma vie,Photos,Littérature,Autographes.

Un grand écrivain rencontré.


Henri Troyat, de son vrai nom : Lev Aslanovitchy Tarassovov, né à Moscou en 1911, Russe d’origine Arménienne.

Elu à l’Académie Française en 1959 et mort à Paris l’an dernier.

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Je l’avais rencontré dans une manifestation littéraire. Le reconnaissant au milieu d’un grand nombre de personnes, j’avais osé m’adresser à lui, pour lui dire combien ses écrits m’avaient fait passer des heures de bonheur . Il eut l’ait sincèrement touché de mon admiration. Mais hélas beaucoup de monde se pressait autour de lui. Il, me regarda, me prit la main et me dit très simplement « Je vous remercie mais écrivez moi pour me le dire. Ça me fera plaisir ! » Déjà on l’entraînait plus loin. J’eus le temps de lui presque crier « Mais Monsieur, je vous écris où ? » « A l’Académie c’est plus simple, je vous promets de vous répondre » Et il s’éloigna.

Un jour d’hiver 94, je pris ma plume et décidai de lui dire combien j’avais pris du plaisir à lire un grand nombre de ses romans et que je le considérais comme un grand écrivain populaire au sens noble du terme. Je lui précisais combien « L’Araigne », « Faux Jour, « Le vivier », « Le mort saisit le vif » avaient bercé mon adolescence. Je le remerciais pour toutes ses biographies qui m’avaient fait découvrir des auteures russes que je connaissais peu comme Dostoievski, Pouchkine, Lemontov, Tolstoï, Gogol, Tchekov, Tourgueniev ( que j’avais lu très jeune), Gorki. J’y ajoutais encore que j’avais mieux compris aussi, grace à lui, des auteurs français comme un de mes préférés Maupassant, mais aussi Zola, Verlaine. Je le félicitai pour la force de son style prenant.

Je lui avais écrit comme on lance une bouteille à la mer bien qu’il m’avait promis de me répondre. Or peu de temps après voici sa lettre que je reçus : une lettre simple, sincère, spontanée, émouvante.

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Dali Fin tragique 1

La vie de Dali a été un feu d’artifice de couleurs, de gags, de déclarations, d’écrits, d’honneurs (création en 71de son Musée à Cléveland, création (dans l’ancien théâtre) en 74 de son Musée à Figueras qu’il inaugure, reçu à l’Académie française des Beaux Arts à Paris en Mai 79 anobli par le Roi en 82 ; il devient Marquis de Pubol, etc), des thèmes où son génie s’est exprimé ( peinture, sculpture, gravures, décors de théâtre et d’opéra, haute couture , bijoux, architecture, parfums, etc..), d’inventions ( hologrammes, etc..).

Pourtant après la mort de Gala, le 12 Juin 82 ( il déclara d’ailleurs à cette annonce : » Gala n’est pas morte, elle ne mourra jamais), il semble que le moteur de son navire, se soit arrêté, sa voile descendue et son bateau a commencé à dériver. Etait-il revenu comme pour fermer l’orbe de sa vie à son point de départ, aux égarements, aux vagabondages de l’esprit de son enfance et de son adolescence ? En 83, on crée les parfums Dali dans des flacons, pour homme, en forme de testicules, et pour femme, en forme de lèvres. Mais lui abandonné, perdu, seul à Port Ligat s’en va à Putbol comme pour veiller la dépouille de sa muse. Il crée alors fin décembre 83 (était-ce sa seule volonté ?), la fondation Gala-Salvador Dali pour la protection et la conservation de ses œuvres.

Il peint sa dernière toile en 84 : »La queue d’aronde ».

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Il lui passe même par l’esprit, lui qui avait si peur de la mort, l’idée de se laisser mourir par déshydratation : il ne mange plus, devient cadavérique. De plus en plus paranoïaque, il reste pourtant dans le noir amis devant ses terreurs, il appuie de plus en plus sur le bouton d’appel de son infirmière. Le bouton vétuste provoque un court circuit qui déclenche un incendie en 84 et les rideaux, les couvertures de sa chambre se mettent à flamber. Il est choqué psychologiquement et même légèrement brûlé. Les journalistes, les télévisions par dizaines se précipitèrent pour l’nterviewer, vieillard décati, sans cheveu et moustache, pauvre homme à l’agonie avec des tubes dans les narines des pansements. Je ne mets pas cette vidéo car je la trouve trop indécente.

Il sera hospitalisé plusieurs fois à l’hôpital de Figueras. Heureusement il sera sauvé par son homme de confiance, Robert Descharmes. Il va se réfugier dans la Tour Galatéa de son Musée ( qu’il avait fait rajouter en l’honneur de Gala)

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Une équipe de journalistes aura l’indécence d’aller l’interviewer juste après. Mais par un acharnement thérapeutique dicté par l’intérêt on va lui interdire de mourir de suite. Il avait perdu sa flamboyance, sa verve, son panache, son goût de vivre. Par exemple à la fin de sa vie, il signait à ses visiteurs des feuilles blanches, en leur disant: « Tenez, faites donc du Dalí et enrichissez-vous ! »

Après avoir dérivé ce fut le naufrage. Avec cette mort de son seul amour et sa vieillesse qui l’handicape de plus en plus, le destin s’inverse. La vie lui avait apporté Amour,Génie et Gloire mais devant sa faiblesse ( il est de nouveau sujet à des terreurs,souffre du cœur, a du mal à respirer, est atteint de la maladie de Parkinson), certains et nombreux êtres avides de lucre, d’argent vont profiter de ce vieillard presque grabataire, affaibli. La danse macabre autour de ce pauvre hère va commencer. Les biographies officielles bizarrement cachent cette horrible et macabre manipulation d’un homme sans défense.

l’interrupteur électrique lui permettant d’appeler ses infirmières. Dali est gravement brûlé et devient aphone. Avec le ressac la solitude, la faiblesse, l’oubli tissent un grand linceul qui recouvre tout son être. Longue descente aux Enfers qui durera 7 ans puisqu’il mourra le 23 Janvier 89. Si lui a été critiqué pour son goût de l’argent alors qu’en fait c’était surtout Gala qui le poussait vers ce but, on a vu toute la rapacité toute la cupidité du genre humain à tous les niveaux .Son héritage pictural étant depuis longtemps acquis par des Musées, des particuliers ou des collectionneurs, son héritage d’argent étant dilapidé depuis longtemps, il ne restait que ses lieux recouverts de l’or de sa renommée universelle. Pourtant ces quelques biens ont fait naître des luttes féroces plus ou moins cachées entre Etat espagnol, gouvernement, province, villes de Figuéras et Cadaques et particuliers pour s’attribuer que le droit moral, le droit d’exploitations des objets qui portaient la marque Dali (ses Daliniaiseries comme il disait) ; parfums, cravates, chaussettes, tee shirts, ou même lithos subitement en augmentation. On le harcelait alors qu’il était devenu sans défense. On profita de sa faiblesse, de son agonie : On lui retira son passeport pour être sûr que sa mort arrive en Espagne, on lui fit changer des points de son testament. Ainsi,alors qu’il voulait que son corps repose au château de Pubol près de celui de Gala, on l’obligea a préciser qu’il serait enterré dans son château-musée pour donner encore un côté plus attractif à ce lieu.( Il repose sous une simple dalle blanche sans nom, sous la le fameux dôme.

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Juste une plaque ajoutée au mur précise son nom.

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Mais beaucoup de touristes foulent ce sol sans savoir que le corps du célèbre peintre repose en dessous ! Il semblerait qu’un aménagement a été apporté). Bizarrement il légua toute son œuvre et ses biens ( mais l’on sait pourquoi) à l’Etat espagnol et le gouvernement supprima toute forme d’impôts sur la possession de ses œuvres. Une sorte de danse macabre horrible s’instaura autour de sa personne pour le terroriser : on le séquestra, on le contrefit, on le pilla. Devenu un pantin, on va le maintenir en vie tant qu’on aura besoin de lui, pour des raisons médicales (essais de médicaments) que commerciales ! Comme on le vit prompt à signer plein de papiers et documents, beaucoup (hommes d’affaires, notables, hommes politiques) vont en profiter pour lui faire signer moult contrats et actes officiels ! On ira même quand il ne pourra plus signer jusqu’à lui faire apposer son doigt encré sur des documents. Puis devant sa faiblesse on relèvera carrément son empreinte et on en fera un timbre pour se libérer de lui !

Ah il était loin le temps où Dali armé d’un pistolet, jouait à faire peur!

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MM

 

 


Académiegraine !(Vidéos)

Une pause pour cette fin de semaine, dans ” mes trouilles “ avec notamment “d’horribles bestioles”.Non un fait m’a étonné :

Jean Loup DABADIE,

à la surprise de certains, a été élu à l’Académie Française, le 10Avri 2008 , au premier tour au fauteuil de Pierre Moinot. Certains intellectuels se sont écriés « Quoi un parolier de chansonnettes ! » Et ils ont eu une forte « acadé migraine ! »

Mais Jean loup est un homme aussi de “lettres” ! ! Je ne sais ce que valent ses 1° romans écrits à 19 ans et parus aux éditions du Seuil. : Les yeux secs, est suivie l’année suivante par Les dieux du foyer. En plus, grâce à Pierre Lazareff, dirigeant de Candide., le jeune auteur a amorcé une carrière de journalisme Pendant cette période, il collabore également à la création de la revue Tel quel, avec Philippe Sollers et Jean Edern-Hallier et écrit des critiques de films et des reportages pour Arts.

C’est donc non seulement un “romancier” français né à Paris le 27 septembre 1938 mais il est aussi journaliste, auteur de sketches et de chansons, auteur et metteur en scène dramatique, traducteur, scénariste et dialoguiste.

Académie graine. Après tout n’est-ce pas une graine bien productive qui est entrée en cette Académie, contrairement à d’autres membres de la célèbre Institution du Quai Conti ?Mais productivité, veut-il dire qualité ! That is the questrion!

Moi personnellement je m’en fiche un peu qu’il soit académicien ou non. Après tout moi aussi je suis Académicien…mais de celle du Lot et Garonne et je n’en fais pas un évènement ! Elle fut fondée quand même en 1776! Et tiens en parlant d’elle, ça me fait penser qu’il faut que je fignole ma “communication” que je ferai en son sein le 14 Mai sur le peintre villeneuvois André Crochepierre ( très connu sur le Continent Américain) !

Pour en revenir à Jean Loup Dabadie, ce que je retiens c’est certaines de ses œuvres disons populaires ! En effet c’est étrange comme notre mémoire a enfoui certains souvenirs. En fait cristallisés et invisibles à l’esprit présent, ils se révèlent soudain avec un parfum, un goût ou un son. Proust a assez rendu célèbre ce phénomène avec son histoire de madeleine. Et c’est fou comme les souvenirs, à l’écoute d’une chansonnette, peut-être sans importance, ressurgissent avec une précision fabuleuse. Et parfois ça fait mal.

J’ai quelqu’un de très proche, qui a perdu récemment son épouse, qui m’a avoué ne plus écouter les radios où l’on passe des chansons anciennes, car à l’écoute de certaines, il a trop mal.

Heureusement tous ces souvenirs remontés du fond du puits de la mémoire ne sont pas tous tristes. Bien sûr je pense à l’auteur de scénarii pour les plus grands réalisateurs français : pour Claude Sautet (Les choses de la vie, César et Rosalie, Une histoire simple), pour Yves Robert (Salut l’artiste, Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis), pour Claude Pinoteau (Le silencieux, La gifle, La septième cible), pour François Truffaut (Une belle fille comme moi, 1971).

Quand je pense au parolier Dabadie je me remémore deux chansons qui ont été importantes dans ma vie, non à cause de leur qualité ou non qualité, mais justement pour l’effet de stimuli qu’elles prennent sur ma mémoire: elles font ressurgir de sacrés passages dans ma vie !

D’abord « Ma préférence » par Julien Clerc, chanson peut-être légère et sans prétention, mais qui correspond à une période plutôt imprégnée d’un sentiment de solitude.



Je le sais
Sa façon d’être à moi, parfois
Vous déplait
Autour d’elle et moi le silence se fait
Mais elle est
Ma préférence à moi…

Oui, je sais
Cet air d’indifférence qui est
Sa défense
Vous fait souvent offense…

Mais quand elle est
Parmi mes amis de faïence
De faïence
Je sais sa défaillance…

Je le sais
On ne me croit pas fidèle à
Ce qu elle est
Et déjà vous parlez d’elle à
L’imparfait
Mais elle est
Ma préférence à moi…

Il faut le croire
Moi seul je sais quand elle a froid
Ses regards
Ne regardent que moi

Par hasard
Elle aime mon incertitude
Par hasard
J’aime sa solitude…

Il faut le croire
Moi seul je sais quand elle a froid
Ses regards
Ne regardent que moi

Par hasard
Elle aime mon incertitude
Par hasard
J’aime sa solitude…

Je le sais
Sa façon d’être à moi, parfois
Vous déplaît
Autour d’elle et moi le silence se fait
Mais elle est
Elle est ma chance à moi
Ma préférence à moi
Ma préférence à moi…



…..

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Et puis « Le petit garçon » admirablement chanté par Serge Reggiani. Des paroles très émouvantes pour qui a vécu cette douloureuse expérience.


Ce soir mon petit garçon
Mon enfant, mon amour
Ce soir, il pleut sur la maison
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles!
On reste tous les deux
On va bien jouer ensemble
On est là tous les deux
Seuls

Ce soir elle ne rentre pas
Je n’sais plus, je n’sais pas
Elle écrira demain peut-être
Nous aurons une lettre
Il pleut sur le jardin
Je vais faire du feu
Je n’ai pas de chagrin
On est là tous les deux
Seuls

Attend, je sais des histoires
Il était une fois
Il pleut dans ma mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il fait un peu froid, ce soir
Une histoire de gens qui s’aiment
Une histoire de gens qui s’aiment

Tu vas voir
Ne t’en vas pas
Ne me laisse pas

Je ne sais plus faire du feu
Mon enfant, mon amour
Je ne peux plus grand-chose
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles!
On est là tous les deux
Perdus parmi les choses
Dans cette grande chambre
Seuls

On va jouer à la guerre
Et tu t’endormiras
Ce soir, elle ne sera pas là
Je n’sais plus, je n’sais pas
Je n’aime pas l’hiver
Il n’y a plus de feu
Il n’y a plus rien à faire
Qu’à jouer tous les deux
Seuls

Attends, je sais des histoires
Il était une fois
Je n’ai plus de mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il est un peu tard, ce soir
L’histoire des gens qui s’aimèrent
Et qui jouèrent à la guerre

Ecoute-moi
Elle n’est plus là
Non… ne pleure pas… !

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