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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
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Jours de Gala !!! 1°

Jours de Gala !!! 1°

La vie laborieuse de peintre courant après les expositions, les récompenses, l’homme avide de reconnaissance, la vie relationnelle et sociale parfois tumultueuse s’est arrêtée un jour. Le bateau ivre de Dali, ballotté par les tempêtes, fatigué par les courses, a fait relâche dans ce gentil port de Cadaquès puis dans cette anse perdue et sauvage de Port Lligat. Le capitaine avait subi les charmes d’une sirène surprenante, intelligente, calculatrice, croqueuse d’hommes ; une femme au charme mystérieux et étrange révélatrice du Moi enfoui de cet homme généreux mais compliqué, perturbé, exigeant.

Revenons donc à ce voyage de 1929, à Paris où Dali rencontre les Surréalistes ; Breton( vous pouvez voir sa maison à Saint-Cirq la Popie), Philippe Soupault ( que j’ai rencontré à Brive dans les années 80 : je fus étonné de le voir vivant ce qui le fit bien rire ! Un homme sympathique et simple.Comme je faisais étudier certains de ses textes à mes élèves, il en fut heureux ; on parla de Sabine Sicaud, de Pierre Seghers, de l’Ecole de Rochefort et j’oubliai de lui parler de son rôle important dans le mouvement surréaliste !)),

Donc parlons de cette rencontre avec les Surréalistes qui fut d’une importance capitale pour Dali aussi bien sur le plan humain ( et donc sexuel) que sur le plan artistique.

Durant sa période estudiantine, Dali à la recherche d’une sexualité réelle, croit connaître des influences homosexuelles qui se font ,dit-il, clairement sentir, (son ami homosexuel Garcia Lorca avait bien tenté de le sodomiser en vain lors de leurs vacances communes)

. Echec sans doute parce que, Dali ne le sait pas encore, mais ses toiles de jeunesse démontrent un besoin instinctuel de posséder les femmes.
Dans sa première autobiographie, Dali décrit des scènes de jeux érotiques avec une jeune fille de son âge. Pourtant ses désirs restent à l’état latent.Seule une femme sortant de l’ordinaire pourrait peut-être déclencher en lui l’élan salvateur ! Curieux de se découvrir,il raconte alors, ses recherches multiples pour rencontrer la femme parfaite, dans la rue ou dans les bordels de Paris. Et malgré cela, Dali affirme qu’il était vierge quand il rencontra son seul et unique amour, Gala

Déçu physiquement ( à cause en fait de son propre échec) par Lorca, il va se passionner alors , artistiquement, pour l’œuvre de son Ami de Grenade. Comme je l’ai déjà dit, il écrira un article « San Sebastian » en son honneur, il fera les décors et les costumes de « Mariana Pineda ». Pourtant,déjà proche des idées surréalistes, en 1928 ,Dali s’éloigne de Lorca, en remettant en question la validité de la poétique de Lorca qui vient de publier son « Romancero Gitano » Il le juge trop traditionnel et mélodramatique .

Mais dans l’histoire de l’art espagnol, cet amour impossible, cette amitié surprenante et inédite, à la fois amoureuse et créatrice, restera à jamais marquée en lettres d’or. En effet puisque leur complicité donnera naissance à des éblouissements mutuels qui auront des conséquences décisives sur la vie et l’œuvre de ces deux mythes du 20° siècle. Dali sera très fortement marqué par Lorca et surtout, lui qui à peur du départ irrémédiable, par sa mort. Même à la fin de ses jours Salvador parlera « d’une amitié tagique ».

Ainsi Dali va se retrouver à Paris, dans un vide sexuel et affectif et dans un une remise en question de son œuvre.

.En s’étant rapproché de son autre ami , Buñuel, aussi adepte du surréalisme, avec lequel il écrit le scénario et, depuis janvier 1929, prépare le tournage du film Un chien andalou qui doit se faire à Paris en avril 1929, Dali va plus encore adopter ces théories nouvelles. D’avril à juin, Dali réside à Paris où, grâce à Miro qui s’était déjà intéressé à son œuvre à la suite de ses expositions aux Galeries Dalmau, il connaît Tristan Tzara; ce dernier le fait connaître dans les milieux surréalistes. Ainsi, Dali signe un contrat pour une exposition avec le marchand Goemans.(Je vous reparlerai de ce mouvement artistique qui a tant marqué notre début de 20° S) Voici le célèbre Tableu de Marx Ernst:

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Derrière, de gauche à droite: Philippe Soupault, Jean Arp, Max Morise, Rafaele Sanzio ( !!! avec un béret!)), Paul Eluard, Louis Aragon, (déjà au 2° plan, car on l’éloignera à cause de son engagement communiste)André Breton,( avec la cape rouge) Giorgio di Chirico, Gala Eluard.(semblante fuyante)
Au premier plan: René Crevel (assis, de dos), Max Ernst, Fedor Dostoïevski, Théodore Fraenkel, Jean Paulhan, Benjamin Péret, Baargeld, Robert Desnos

Au Rendez vous des Amis 1922

Ce tableau fut exécuté par Max Ernst en 1922, alors qu’il venait de quitter la Suisse pour rejoindre Gala Eluard à Paris. Il représente le groupe au moment où le peintre l’a rencontré, flanqué , oh ironie !!!,de Raphaël (coiffé d’un béret) et de Dostoïevski (personnage barbu), deux ancêtres bien douteux du surréalisme. Ils doivent être là pour incarner deux modèles à fuir : une peinture religieuse et académique pour le premier, une conception réaliste du roman pour le second ?!C’est d’ailleurs sur un extrait de Crime et châtiment que Breton s’appuiera, dans le Manifeste, pour condamner la description. Et pour se moquer encore plus de ces deux ancêtres,, Ernst, assis irrévérencieusement sur les genoux de Dostoïevski, ne semble-t-il pas lui tirer la barbe ? Sur fond de paysage alpestre, (Ernst, Eluard et Gala ayant séjourné en Suisse) les membres du groupe paraissent disposés de manière allégorique : statique, le bloc de gauche s’oppose au dynamisme des personnages de droite qui ont l’air d’arriver en courant. La position quasi identique de leur main fait penser à une sorte de langage de sourd-muet. On pourra surtout commenter celle d’André Breton (cape rouge), lui le Maître, qui semble, en mage souverain, distribuer son onction au groupe. Seuls René Crevel (à gauche) se détourne sur un piano imaginaire et Gala Eluard (bientôt Dali), à droite, indique la sortie… Cette toile devenue mythique ignore curieusement Tristan Tzara et Francis Picabia.

Dès Juillet 29, il revient sur sa chère côte catalane où il a invité ses nouveaux amis surréalistes : arrivent donc :Luis Buñuel, Goemans, Magritte et son épouse, et surtout Éluard avec sa femme Gala et leur fille Cécile dans sa maison de Cadaqués. Tout ce beau monde mène alors une vie rêvée : baignades, promenades, parties d’échecs, repas bien arrosés, nuits dans un café club rempli de musique espagnole et de jazz. Mais Dali n’a d’yeux que pour cette troublante femme d’Eluard. Aussi il l’entraîne dans des promenades sans fin dans les rochers du Cap Créu. Il va entamer une cour sans retenue. Ce n’est pas facile pour lui, car il souffre alors, de sortes de crises de nerfs qui se traduisent par des crises de rire sans fin, poussées à leur paroxysme, puisqu’il en arrive à se rouler par terre !. Difficile avec cet handicap d’aligner quelque mots et de paraître sincère dans ses déclarations. Intérieurement il est terrorisé car il comprend de suite en voyant cette femme qu’elle seule, pourra le libérer de ses peurs intérieurs, pourra faire naître entre lui ce désir refoulé des femmes et qu’elle seule pourra lui faire réaliser son désir le plus secret : la séduire et la posséder. Car il en tombe de suite follement amoureux, amour fou qui le transforme ! Cette chair, ce corps, ces seins, ces jambes, lui font à la fois peur et le troublent jusqu’à l’obsession ! Il surmonte sa terreur presque, et il arrive donc, entre deux fous rires à lui déclarer sa flamme de la manière la plus romantique qu’il soit. dans cette mélancolie indicible de la solitude du cap Creus, au détour d’une calanque, à Es Cayals .

Gala, elle la femme expérimentée, sûre de son charme, énergique, volontaire, va être intriguée, amusée au départ, et finalement touchée par ce jeune peintre étrange, timide, maladroit et puceau. Elle a surtout reconnu avec sa lucidité extraordinaire, en lui, le talent fabuleux. Aussi elle va se laisser tenter par cette nouvelle aventure qui s’ouvre à elle et abandonner son mari et sa fille. Tout ce beau monde repartira les laissant seuls en tête à tête, en corps à corps !

Laissons le parler de cette rencontre miraculeuse:

“Son corps avait une complexion enfantine, ses omoplates et ses muscles lombaires cette tension un peu brusque des adolescents. En revanche, le creux du dos était extrêmement féminin et liait avec grâce le torse énergique et fier aux fesses très fines que la taille de guêpe rendait encore plus désirables….La beauté souffreteuse du visage n’était pas la seule élégance de ce corps. Je regardai sa taille cambrée par sa démarche de Victoire et me dis avec déjà une pointe d’humour esthétique: “Les victoires aussi ont le visage assombri par la mauvaise humeur. Il ne faut pas y toucher.” Pourtant j’allais la toucher, j’allais étreindre sa taille quand la main de Gala prit la mienne. C’était le moment de rire, et je ris avec une nervosité d’autant plus violente que cela en était plus vexant pour elle à ce moment précis. Mais Gala, au lieu de se sentir blessée par ce rire, s’en enorgueillit. D’un effort surhumain, elle pressa encore plus fort ma main, au lieu de la laisser tomber avec dédain comme n’importe quelle autre femme l’aurait fait. Son intuition médiumnique lui avait donné à comprendre le sens exact de mon rire si inexplicable aux autres. Mon rire n’était pas “gai” comme celui de tout le monde. Il n’était pas scepticisme ou frivolité, mais fanatisme, cataclysme, abîme et terreur. Et le plus terrifiant, le plus catastrophique de tous les rires, je venais de le lui faire entendre, de le jeter par terre à ses pieds. “Mon petit”, dit-elle, “nous n’allons plus nous quitter.

Et Dali va expliquer encore plus ce coup de foudre, en donnant la clef historique et freudienne de cet amour indissociable qui vient de naître et que la mort seule saura rompre:

“Elle serait ma Gravida (“celle qui avance”), ma victoire, ma femme. Mais pour cela, il fallait qu’elle me guérisse. Et elle me guérit, grâce à la puissance indomptable et insondable de son amour dont la profondeur de pensée et l’adresse pratique dépassèrent les plus ambitieuses méthodes psychanalytiques”.

Dali parle de Gravida car il venait de lire “Gravida”, roman de Jensen interprété, expliqué par Sigmund Freud, dans lequel l’héroïne, Gravida (délire et rêve) réussit la guérison psychologique du héros.

“J’approchais de la grande épreuve de ma vie, l’épreuve de l’amour”.

Mais qui est cette Gala, qui restera définitivement à ses côtés, devenant sa femme et sa muse pour le restant de ses jours ? Que va devenir ce couple sortant de l’ordinaire ? (lui a 23 ans et fuyait jusqu’alors les femmes, elle, 31-32 ans, la croqueuse d’hommes, sûre d’elle, calculatrice )

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Dali errance,délivrance.

La maison de Dali m’a fait penser à une sorte de bateau avec ses différentes cabines( 15 pièces au total !), étages, ses coursives, couloirs escaliers, mais les hublots étaient comme sur un yacht de grandes baies vitrées où l’on voyait la mer Elles laissaient passer une lumière douce, tamisée, envoûtante. Maison bateau où Dali a tant fait de croisières sur les eaux parfois troubles, parfois agitées, parfois si calmes, de ses rêves, de ses cauchemars, de ses délires, de ses folies de ses fantasmes. Il s’en croyait le capitaine, mais c’est bien Gala qui commandait le plus souvent. Maison immense, bateau-fantôme qui m’a entraîné sur les chemins surannés du passé avec ses souvenirs, son ameublement surprenant où même délirant où tous les styles se côtoient : meubles Louis XIV, salon marocain,, meubles des années 70 plutôt kitch. Oui osons ; maison yacht immobile, si riche, ancrée depuis si longtemps au fond de sa fameuse et tant aimée anse de Port Lligat. Protégée par la petite île et les rochers solides et monstrueux du Cap Créu !

Quelques marches, et puis soudain c’est l’arrivée sur le pont, à l’air libre : terrasse, jardin, patio, piscine. Après le rêve, l’enivrement subit par l’alcool de cette lumière si forte, presque aveuglante. Réveil revigorant où pourtant les souvenirs des rêves daliniens refaisaient surface. Lumière souvenir si pure, si éclatante qui m’a ramené à sa vitesse dans mon enfance oubliée .Et ce chuintement d’une brise si légère dans les branches des oliviers, et cet air iodée qui faisait tourner mon regard vers cette immense flaque de bleu étale !

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Tableau extraordinaire Bonheur profond, joie soudaine ressentie au plus profond de moi..Je suis monté, descendu, fureté, mitraillé, j’ai oublié les douleurs dans mes mollets. La magie opérait.. Mais moi le bavard je ne vais plus rien dire, sans quelconque commentaire; je vais seulement aligner les photos pêle-mêle et vous laisser découvrir ce jardin, cet Eden, ce paradis, simple au départ,  mais que Dali au fil des ans, a décoré, égayé suivant son humour, ses fantasmes…Bassins, statues,fontaines, objets diverses et fantasques. Je ne vais rien dire…enfin je vais essayer…

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Oeuf, amphore sous escalier. Que de symboles encore. Mais ce serait trop long à expliquer ! Non j’ai promis..

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Pigeonnier aux perchoirs daliniens faits de fourches de bois pour la fenaison .Pigeonnier,escale de ces symboles de liberté, oiseaux, auxquels l’homme a tout fait pour leur ressembler.

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…..

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…Et depuis le jardin où git le cadavre géant des rêves de Dali ( que je vous montrerai), je découvre ces deux têtes énormes. Je croyais que c’étaient celles de Gala et Dali, tendrement rapprochés, mais une guide m’a précisé:’Non, c’est Castor et Pollux”.Soit ! Mon esprit toujours marche. Je replonge dans mes études et le mythe de Castor et Pollux, ces frères batailleurs, qui sont allés délivrer leur sœur.

De l’arrière:

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…De face, se cachant derrière les branches des oliviers.Mais pourquoi Castor et Pollux ? Je réfléchis toujours..Les frères jumeaux. Dali et son double? Dali allant à deux, comme eux, délivrer sa soeur Gala ?Non ce n’est pas ça…

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Dali et son Frère mort qui l’habitait?Voilà la clef! Oui ça y est je me souviens de la conférence de Dali expliquant “qu’il a tout fait pour tuer son frère mort,- ce frère détesté puis vénéré dont il fit le portrait-,

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oui j’ai tout fait pour le tuer, me débarrasser ainsi de mon double trop lourd à porter, et de cette façon, trouver l’immortalité !” Son frère qui a dominé sa plus tendre enfance et qui réuni avec lui enfin délivré, veillait et veille encore , sur Port Lligat ! Etrange, mais je vous expliquerai…

Demain nous continuerons la visite de ce jardin extraordinaire où l’eau, autre symbole, rafraîchit.

21 mai 2008 - Aucun commentaire
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Aïe ! Je deviens « terre à terre » !

 

Aïe ! Je deviens « terre à terre » !

Le ciel ose montrer son bout de nez de lumière et mon jardin oublié par mes travaux dits « intellectuels »,’ conférence, blog, etc ), me fait la gueule et me fait comprendre qu’il serait temps entre le retour, la « revenue » ( comme disait un poète), des ondées plus que violentes, il serait temps que je m’occupe de lui. Il me demande simplement d’être plus terre à terre : Gazon à tondre, plan de tomates à planter… Et comment résister à ce bleu provisoire des cieux. Ce bleu qui me fascine. La longueur d’onde émise par cette couleur doit avoir des effets magiques sur mon intellect. Bleu des yeux (et pas seulement celui des femmes qui m’ont ému ; mais mon Père avait les yeux bleus aussi), bleu du ciel, bleu de la Méditerranée, bleu de mon enfance et même bleus à l’âme et au corps qui m’ont marqué et fais plus apprécier encore ces cadeaux (car il y en a eu à plusieurs reprises , offerts par la vie ! ). Aussi cette vie je l’ai bue jusqu’à la lie. Même les lies ont un goût de nectar, si vous réfléchissez et savez que certains n’ont même pas eu cette chance de goûter cette amertume, cette âpreté, cette rugosité qui vous fait d’autant plus apprécier les sucreries, les douceurs. La vie, un slalom pour passer de l’ombre à la lumière et de la lumière à l’ombre. D’ailleurs pour vous habituer n’y-t-il pas cette nuit profonde et ces jours lumineux qui se succèdent ? Je suis loin de tous ces inassouvis, ces jamais contents, ces râleurs, ces révoltés, qui inconscients de la richesse qu’ils ont, pestent contre le moindre contre temps, contre le moindre problème. Ils auraient du vraiment souffrir, jeunes, physiquement, ils auraient du subir les tortures des douleurs, les angoisses des opérations pour comprendre le sens, la richesse de la vie. Les pauvres, ils sont bien portants, ne souffrent d’aucun travers grave, alors ils pleurent pour des broutilles, se plaignent des sévices de l’âge qui grandit bousculent même les plus faibles pour être les premiers quitte à tricher. Certains même écrivent dans le confort de leur chez eux sur les malheurs d’autrui, mais les ont-ils seulement côtoyés, les ont-ils essayer de les aider, de leur rendre un semblant de sourire, un peu de courage pour continuer. Ah certes ils écrivent, dénoncent… et vendent leurs livres ! Ah, promenez-vous à travers le monde, ou chez nous auprès d’exclus (par la vie ou par leur manque de force pour lutter).. La souffrance, hélas, on s’y habitue, elle devient notre maîtresse, notre compagne. Seule sa sœur impitoyable, la mort, la délivreuse de vie et donc paradoxalement de souffrances, peut à la rigueur nous effrayer. Aussi, même si je ne la crains pas vraiment, je voudrais qu’elle arrive bien tard. D’où surprise angoissée devant ce temps qui passe, devant ce jour qui s’obscurcit peu à peu pour devenir finalement nuit profonde.

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La nuit, qui comme la Mer arrive par vagues successives, la nuit mystérieuse, qui arrive de si loin, à pas de loup, comme dit le poète, ce cher Claude Roy, qui m’a écrit juste avant sa mort: j’entretenais une correspondance avec lui et lui avais parlé de mes travaux sur la Poésie avec mes élèves. intéressé, il espérait des poèmes de mes élèves que je faisais travailler sur ses textes,

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la nuit qui sort de je ne sais ou pour envahir lentement la terre.

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Je ne peux m’empêcher pour lui rendre hommage à ce cher Claude Roy, de mettre son merveilleux poème.


La nuit

Elle est venue la nuit de plus loin que la nuit
A pas de loup de fougère et de menthe
Voleuse de parfum impure fausse nuit
Fille aux cheveux d’écume issus de l’eau dormante


Après l’aube la nuit tisseuse de chansons
S’endort d’un songe lourd d’astres et de méduses
Et les jambes mêlées au fuseau des saisons
Veille sur le repos des étoiles confuses


Sa main laisse glisser les constellations
Le sable fabuleux des mondes solitaires
La poussière de Dieu et de sa création
La semence de feu qui féconde les terres


Mais elle vient la nuit de plus loin que la nuit
A pas de vent de mer de feu de loup de piège
Bergère sans troupeau glaneuse sans épis
Aveugle aux lèvres d’or qui marche sur la neige

Claude Roy


Ainsi mon envoi imprévu d’hier sur cette lumière et cette ombre, sur cette symbolique du temps qui s’enfuit. Alors si vous savez comme j’ai goûté ces instants d’évasion, cette nature sauvage et cette paisible, ces rochers tourmentés et rudes ( j’en reparlerai à propos de Dali, car je ne l’oublie pas, son enfance « détraquée » ( je vous parlerai d’un fait marquant chez le très jeune Dali, qui m’a fait penser au même, arrivé à Mitterrand dans son enfance ! Mais Mitterrand à l’esprit plus stable a su s’en débarrasser très vite, mais explique certains de ses tics ou penchants) a eu tellement d’importance sur sa vie ; les gris de cet âge ont fait que son esprit a tellement galopé qu’il a voulu devenir Soleil ! En effet je parlerai de l’influence de ses tourments sur sa vie. C’est drôle vous avez des bios officielles, lisses, respectueuses, pudiques sur lui et d’autres qui révèlent ses secrets les plus intimes, les plus dégradants avec une sorte de jouissance surprenante ( certains révèlent ou condamnent les travers d’autrui, car ils souffrent, tentant de le refouler, de le cacher, des mêmes tourments. Moi j’essaierai d’expliquer le pourquoi et le comment de cet homme qui a toujours voulu provoquer, choqué jusqu’à l’excès, qui a été fasciné par le Dieu Argent, qui s’est cherché dans les virages à 180° de son art passant de l’académie au cubisme, du surréalisme, au classicisme des grands maîtres (Vélasquez, Vermeer ou peintres italiens de la Renaissance). Je montrerai bien sûr ce nid de Dali, maison qui est l’explication du Moi profond de Dali, Port Lligat mais aussi Cadaquès ( où se sont passés tant d’évènements ! ), et ces paysages tourmentés du Cap Créu ou si doux de cette Mer paisible qui ont joué sur la construction d’expressions paradoxales dans son intellect. Les paysages où ont poussé ses racines marquent à jamais un être ! Moi j’en garde la lumière éblouissante et l’ombre reposante, la touffeur des journées lentes, le vol majestueux des cigognes ( vous en verrez ) ; la poussière, les forêts de pins parasols, les rues d’un village perdu où je courrais inconscient du destin de la vie, les coquelicots au long de champs de blé… ( tout s’explique)Mais d’où suis-je exactement ? De cette terre natale perdue mais gravée dans mon coeur, ou de cette Dordogne Corrèze réunies, et cette Espagne ( Levant et Andalousie) terre de mes aïeux ? Où suis-je maintenant dans cette Terre du Lot et Garonne ou réenracinée, j’ai poussé en tendant vers ce ciel presque toscan, les rameaux d’une pré adolescence et d’une adolescence avide s de s’épanouir. Je suis de partout et de nulle part, sorte d’apatride et d’adopté par plusieurs terres-mères à la fois, toutes aussi aimantes, qui expliquent peut-être ma soif d’horizons nouveaux (mes voyages) et peut-être même mon nomadisme sentimental! Besoin de bouger, de changer, inconstance de l’instant, du lieu, longue quête insatisfaite. Une ou deux personnes m’ont reproché mon parler vrai, mais seule la vérité évite tout malentendu, toute interprétation fantasque .

Mais dans les épreuves, j’ai au contraire puisé une certaine forme de sagesse car dans le calme et l’esprit en éveil, nous pouvons mieux apprécier les petits plaisirs.

Ainsi à l’instant, chose inattendue, mon Amie qui ne pêche pas par son romantisme, vient de m’apporter un bouquet…. de coquelicots. !

trois-coquelicots.jpg

Attention qui m’a charmé, ému au plus haut point. Les êtres parfois rudes à l’extérieur vous surprennent parfois par leur Moi plus fragile.

Et dans la même lignée, je vous envoie deux de ces témoignages, de ces commentaires d’Amis qui me font chaud au cœur. Ils me l’envoient sur mon adresse courriel car comme ils le disent, ils ont essayé en vain de laisser un commentaire sur le blog.

D’ailleurs je joins l’explication, d’un lecteur plus ferré que moi en matière d’informatique !

Ah j’oubliais : pour certains Amis, je suis Carlito ( le petit Charles ! je raconterai un jour ma rencontre « bousculée » avec le « Grand » !)

Bonsoir Carlito!

Je viens de parcourir Cadaqués etc…je me suis régalée spirituellement, ton récit est si bien détaillé que j´ai eu l´impression d´y être moi-même.- Va faire un tour à Málaga et tu nous ramènes une visite des lieux de Picasso.- Félicitations.- Grosses bises du bout du monde.- (au Sud,Argentine. Mouna est au bout du monde au Nord, Canada.).- Lyliane.-

CARLITO

Comme Lyliane je me suis laissé bercer par les lignes sans bouchon de “Rochambeau”.
Heureusement je n’avais pas mes grillades en marche…

Comme aurait dit le Maître “Fan / tas / tique” tout ce qui peut bouillir sous nos crânes !

En plus de ses talents du narrateur, le préposé au CANON fait chauffer le fût avec son copain Bonnessian.
Si tu avais pommé la carte, tu aurais touché vraiment le fond du TROU !

L’automatisme des CANON est phénoménal et tu en tires le meilleur profit.
La restitution sur le Blog excellente.
Ne le dis pas à ta dame, elle hausserait les épaules…

Extra.

A+

RG

Je leur ai demandé bien évidemment la permission de les publier. Voici la réponse de « l’informaticien averti » :

Oui bien sûr .

d’autant plus que pour laisser un commentaire.. il faut :

autoriser les cookies, donc réduire la sécurité sur le net… j’ai fait ! temporairement bien sûr.

entrer un identifiant… j’ai fait, mais encore faut-il avoir été identifié !

puis un mot de passe…on se fait jeter.. ou on te dit vous allez recevoir une confirmation…

depuis cet am, j’attends encore !

Une marche à suivre explicite serait la bienvenue.

Si c’est pareil pour tous tes lecteurs…

A+

RG

http://rolbert38.over-blog.fr


Parc sauvage… 2

J’envoie cette partie 2 de mon article, je viens en effet de tout effacer par inadvertance la 1° partie “Loin du monde” que je vais tenter de réécrire et renvoyer…..


Aujourd’hui c’est le départ pour des incursions dans le superbe et sauvage Parc National de Créu. Garrigues colorées par le jaune de genêts


parc3-sauvage.jpget le rose de fleurs qui me sont inconnues,

parc-fl-roses.jpg
, vignes,

parc-vignes.jpg
bouquets de pins,

Les pins, les pins aux verts cheveux,

Aux sandales d’or et de cuivre,

Un par un, deux par deux,

S’en vont comme ivres,

Ivres de soleil et de vent… ( S.Sicaud).


parc-pins-b.jpgd’oliviers, chemins construits sur les anciens chemins empruntés par les bergers.

parc-2-chemin.jpg

Nous découvrons des édifices touchants, remontant à la nuit des temps : abris de bergers, dolmens.. dolmen de Vynes Mortes

parc-dol2.jpg

Je me souviens de mes explications sur ces tombeaux si anciens à mes élèves et des mes souvenirs de travaux en tant qu’élève sur ce sujet ! :

:Nous avons vu aussi le fameux Dolmen Créu d’En Cobertella:

parc-panneau.jpg

parc-dol-encorb.jpg

.Ce dolmen est le plus grand de Catalogne; il a été construit vers 3000 ans avant J.C. par les hommes du Néolithique. Depuis mars 1964 ce monument a été classé par sa valeur culturelle-historique. Le dolmen tient une galerie couverte de 5,20 m de longueur, 2,45 m de largeur et de 2,14 m de hauteur. La planche qui couvre le monument est la plus grande de tous les dolmens en Catalogne et représente un poids de 4 tonnes. Un dolmen est une sépulture mégalithique préhistorique (entre la fin du Ve millénaire av. J.-C. et la fin du 3° millénaire a.V J-. en Europe, au Ier millénaire av. J.-C. en Extrême-Orient) constituée d’une ou plusieurs grosses dalles (tables) posées sur des pierres verticales qui lui servent de pieds (les orthostates). Le tout étant originellement recouvert, maintenu et protégé par un tumulus. un monument constitué d’une ou plusieurs pierres de grandes dimensions répartis en cercles, érigées (ou levées) par les hommes, généralement au cours de la préhistoire, sans l’aide de mortier ou de ciment pour fixer la structure. Le nom vient des termes grecs megas (μέγας), grand et lithos (λίθος), pierre.

Si le terme de mégalithe( dolmens, menhirs, hypogées,.. ) peut être utilisé pour décrire des monuments érigés partout sur la planète à différentes époques, il va de soi que l’attention des chercheurs se concentre sur les monuments les plus anciens correspondant aux périodes néolithique, chalcolithique ou même l’Âge du bronze, suivant les régions

Dans leur état actuel de dégradation, les dolmens se présentent souvent sous l’apparence de simples tables, qui a pu longtemps faire penser à des autels païens, mais il s’agit bien de chambres sépulcrales et de galeries de tumulus (buttes artificielles), dont la partie meuble (remblai) a été érodée au cours des siècles. Leur architecture comporte parfois un couloir d’accès qui peut être construit en dalles ou en pierre sèche. La chambre sépulcrale, aux formes variables (rectangulaire, polygonale, ovale, circulaire…), peut aussi être précédée d’une « antichambre ». Dans certains dolmens, l’entrée présente une porte taillée dans une ou plusieurs dalles verticales.

Les dolmens étaient souvent des sépultures collectives à caractère réutilisables. Cela explique que dans certains dolmens, on ait pu découvrir les restes humains de plusieurs centaines d’individus et du mobilier de périodes différentes (Néolithique, Âge du Cuivre, du Bronze, du Fer, ou même périodes plus tardives). Un peu à l’image de nos caveaux familiaux, les dolmens pouvaient servir bien plus longtemps qu’aujourd’hui et il est sûr que certaines tombes ont dû servir des siècles.

Mais prudence, le terme de « sépulture collective » n’implique pas forcément qu’il s’agisse d’un tombeau pour tous : au vu de la quantité d’ossements parfois assez faible découverte dans des sépultures de grande taille — monuments prestigieux —, on se demande si certaines n’étaient pas réservées à un groupe de privilégiés de la communauté : des chefs de tribu, des chefs religieux.

Le tumulus, n’avait pas qu’une utilité protectrice de la chambre funéraire mais sans doute aussi une fonction de signalisation, voir de but impressionnant: un grand tumulus, décoré, imposait forcément sa masse au visiteur, et inspirait le respect du lieu tout en conférant un prestige certain à la communauté, ou à la tribu qui l’avait érigé.

Par ailleurs, plusieurs trouvailles archéologiques (offrandes, autel, allées, etc.) font penser que ces monuments funéraires ont pu avoir une fonction religieuse. Même bien après la grande période d’érection des mégalithes en Europe, les peuples celtes les ont, semble-t-il, parfois utilisés à des fins religieuses, mais n’en sont pas pour autant leurs constructeurs comme l’affirmèrent les premiers chercheurs celtomanes des XVIIIe et XIXe siècles qui rattachaient systématiquement les mégalithes aux Gaulois et aux Bretons. On prétend notamment qu’ils ont été construits au croisement de lignes de forces telluriques et seraient porteurs de pouvoirs magnétiques que détectaient les druides. Cependant, rien ne permet d’affirmer une telle hypothèse.Mais les hommes ont tellement de ce genre de croyances que ces hypothèses ont fleuri dans les livres d’histoire sans fondement certain et ont ainsi inspiré nombre de romanciers aux écrits teintés de mystère.

Pour schématiser l’implantation des dolmens en France, nous en trouvons bien sûr (car les plus connus) dans l’ouest avec la Bretagne mais aussi si nous descendons dans le Poitou, dans les causses du Quercy et de l’Aveyron mais aussi au bord de la mer Méditerranée.

Forcément nous en trouvons en Irlande, au Pays de Galles , en Angleterre (comtés du Devon et de Cornouailles) mais encore, au Portugal ,dans le sud de l’Espagne et le Nord, , en Belgique , en Scandinavie, en Allemagne du Nord et aux Pays-Bas. Nous en trouvons aussi en Afrique du Nord, en Inde et quelques uns en Syrie, en Éthiopie et en Crimée (Russie).

Chose surprenante, en Asie, la Corée recèle à elle seule 30 000 dolmens, de différents types, élevés sur tout le Ier millénaire av. J.-C., et selon des techniques évolutives. On en trouve également au Japon mais de période beaucoup plus récente. Par contre les dolmens sont absents des continents américain et australien..

Si la chose vous intéresse voici un site intéressant.

http://www.michel-sazarin.com/30-categorie-796033.html#

Coucou , me revoilou !

Coucou , me revoilou !

Etrange impression de me retrouver devant mon ordinateur ! C’est fou comme en 14 jours on peut perdre la notion du temps, les habitudes prises, le maniement des objets ou instruments qui étaient si familiers ! Oh indicible et fascinante impression de fuite, d’exil, dans le temps et l’espace avec cet oubli de la vie quotidienne. Pourtant je ne suis pas parti bien loin, mais cela m’a suffi pour me vider l’esprit, pour me réapproprier parfois avec difficulté l’usage de mes jambes, pour retrouver les subtilités parfois surprenantes de la vie à deux, pour redécouvrir l’âme sauvage du minéral, du liquide, de la flore encore merveilleuse malgré les outrages de la civilisation ! Impression de solitude, de liberté… Etrangeté aussi des retrouvailles avec ma Mer toujours aussi bleue, toujours aussi belle, toujours aussi sauvage, toujours aussi attachante. Je l’ai surprise dans ses accouplements dantesques et répétés avec son amour le roc : pénétrations, emmêlements,râles, chuintements, roucoulements !

Ah et les hommes dans tout cela ; j’en ai rencontré des gens d’ailleurs. Certes des Français, mais aussi des Chtis qui revendiquent leur appartenance depuis le fameux film de Boon que je n’ai pas encore vu, mais aussi des Monténégrins, des Anglais, des Danois, des Guadeloupéens, des Polonais, des Ukrainiennes, mais aussi quelques Espagnols, et beaucoup de Catalans ! J’ai visité une maison extraordinaire d’un homme qui fut si célèbre, j’ai parcouru des sentiers de garrigues, où se dressaient pins, ifs, oliviers, mais aussi les premiers édifices de nos ancêtres : dolmens, abris de bergers ! J’ai fait la connaissance rapide d’un trou inquiétant où je suis tombé. Enfin j’ai oublié mes problèmes mes douleurs. J’aurai tellement de choses à vous raconter.

J’ai donc retrouvé la route de mes souvenirs dans « Des mots et des maux ».Mon frère qui est voisin s’est occupé de mon chien. Mais Mercredi, mon frère étant parti pour la journée j’ai demandé à mon ancien copain de lycée bloggueur connu, parisien,en vacances dans sa famille près de Villeneuve (son blog est un poids lourd imposant à côté de ma Fiat 500 qui continue sa route tant bien que mal sur l’autoroute tracée par Sud-Ouest) de venir faire rentrer mon Cairn le soir de fermer ma Maison et de passer la soirée avec sa compagne dans mon antre ! Ils avaient de quoi manger et boire ! je lui avais demandé par curiosité, puisqu’il en connaît un rayon, de bien vouloir imprimer la fréquentation de mes écrits pendant mon absence. Ce qu’il a fait avant minuit. Mais curieux, le mois changeant, il a voulu voir, le nouveau Top des blogs de Sud-Ouest du mois de Mai. Il m’a laissé un papier où étonné il a noté les progressions extraordinaires d’un certain Blog, que je ne nommerai pas , un Blog pourtant bien spécialisé dans un domaine qui déjà n’intéresse pas tout le monde : voici ce qu’il inscrit sur une feuille que j’ai devant les yeux .A minuit 01, ce blog avait déjà 56 visites ! A Minuit 06, 785 ! A minuit 07, 1223, à 08, 1627, à 12, 2446 ! Jeudi matin, il est venu rouvrir à mon chien, mon frère n’arrivant que vers midi, ce blog était déjà à 4541 loin devant les autres !, Je l’ai eu depuis au téléphone pour le remercier et il m’a reconfirmé la chose !

Ce blog doit être béni des Dieux ou avoir un ange gardien qui veille sur lui !Tant mieux pour lui, même s’il en montre parfois de toutes les couleurs. Moi je ne vois que du bleu !

Mon ami lui tourne à des chiffres impressionnants par jour mais cette progression soudaine et folle comparée aux progressions normales des autres blogs sur la plate-forme de S-O,, en fonction de leur intérêt de sujet, l’a amusé.

Personnellement je m’en fiche et ne veux pas être à tout prix l’échappé du peloton !

J’ai regardé mes résultats étonnamment surpris. Au moins mon Blog a vécu avec ses bas (231) et ses hauts (1028 ! Ouah ! ). Mais je relativise dans tous les sens : certes, des Amis étaient en vacances et n’allaient plus sur mon blog. Les visites, peut-être courtes pouvaient venir d’Internautes, venus simplement voir si j’avais recommencé à écrire. D’autres visites plus longues, venant de gens profitant de l’absence de mon bavardage, pour visiter les archives. Et puis je l’avoue j’ai donné l’ adresse à tant de gens ! Voisins, amis, rencontres (jusqu’en Catalogne) ! Même un hebdomadaire et mon cher Sud-Ouest local en ont parlé.

Je viens de regarder à l’instant, aussi au hasard certaines de mes pages et ai été épouvanté par quelques fautes impardonnables surtout pour un ancien Enseignant. Ma seule excuse ! J’écris d’instinct dans une sorte de récréation verbale spontanée et relis très peu : en biais ou pas du tout.
Mais peut-être aussi que je n’ai pas cette faculté qu’ont beaucoup aujourd’hui de lire facilement sur écran. Moi je suis un vieux passéiste, ayant gardé l’amour du bon livre. Je ne serai pas, c’est presque sûr, un adepte des livres électroniques et je défendrai toujours les libraires et les éditeurs . Paradoxe : je vais enregistrer des écrits (romans, poésies) sur C.D) mais c’est pour la bonne cause, puisque ces enregistrements seront destinés aux mal voyants !

Voilà j’ai retrouvé ma Maison, mon jardin, mon chien, le foutoir de mon bureau, mes habitudes. Et quand je pense à toutes ces occupations qui m’attendent : une Conférence pour l’Académie du Lot et Garonne que je dois faire le 14 Mai, des vernissages, deux réunions. Ajoutez le fignolage de mon roman, les travaux domestiques : intérieur ( avec c’est décidé remise en ordre), jardinage ;, etc…Qui a dit qu’un retraité s’ennuyait…. ?

Déjà pour commencer un acte courageux et bienfaiteur! Une bonne sieste pour me reposer de la conduite.Je referai un tour vers 20h ou si je ne redescends pas, ce sera pour demain matin! Une sieste? C’est si important…

port-creu.jpg

Mon royaume de rocs, d’eau et de vent vu du ciel : le Cap Créu, le Parc Naturel National, Port Lligat, Cadaques où j’ai découvert un autre peintre rendu célèbre par son urinoir ! Que de choses à vous narrer !

2 mai 2008 - 5 commentaires
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