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du Journal SUD OUEST

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Gare à Dali !


J’ai parlé de la solitude intérieure de Dali et de sa timidité. Dali s’il avait du génie, était incapable d’accomplir des choses courantes de la vie, et surtout administratives, etc. C’est ainsi qu’avec Gala, lorsqu’ils montaient, dans les années 50 ; en train à Paris, Gala avec l’aide de leurs employés faisaient charger dans un wagon tous les toiles peintes à Port Lligat. Et arrivés à Perpignan, c’était Gala qui faisaient descendre toutes les toiles enveloppées et prêtes à être envoyées à des Galeries, à des collectionneurs.. Elle se chargeait de ce travail : enregistrement, formulaires de douanes, envois. Elle trouvait qu’en France les envois étaient plus sûrs d’arriver mais c’était surtout pour éviter les nombreux contrôles plus que tatillons des douanes franquistes !. Pendant ce temps, Dali se morfondait pendant plus de deux heures sur le quai :

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il s’asseyait, faisait les cents pas .C’est sans doute ainsi, que furieux, il a eu l’idée d’appeler cette Gare « El centro ( Trou du C.. en langage populaire espagnol !) del mundo ». Les journaux français et les édiles locales l’ont pris par la suite, cette boutade au sens propre du terme et organisé manifestations, réceptions en l’honneur de Dali qui devait bien se marrer intérieurement ! Mais devant ce contre sens, et tout ce qu’il provoque pour une ville à la recherche d’une renommée nationale, il a tout de suite vu le profit qu’il pouvait en tirer et va exploiter à fond cette géniale et surprenante dénomination. Ainsi dans son journal ; il ose écrire dans son journal, avec l’exagération verbale qui le caractérise.

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« C’est toujours à la gare de Perpignan, au moment où Gala fait enregistrer les tableaux qui nous suivent en train, que me viennent les idées les plus géniales de ma vie. Quelques kilomètres avant déjà, au Boulou, mon cerveau commence à se mettre en branle, mais l’arrivée à la gare de Perpignan est l’occasion d’une véritable éjaculation mentale qui atteint alors sa plus grande et sublime hauteur spéculative. » .

Alors il se met à regarder méticuleusement les installations de ce édifice ferroviaire étrange et dans son délire créateur, il arrive à se convaincre qu’il se trouve dans ce lieu, devant la représentation symbolique de la bible du monde. La Gare de Perpignan fut la plus importante découverte de la méthode paranoïaque-critique de Dali. Si cette idée est devenue pour Dali la source d’une vertigineuse réussite internationale, la ville, elle, est devenue connue dans l’univers entier comme la porte du nouveau monde, ! Et qui plus, elle est devenue un incontournable laboratoire de l’exploration surréaliste. Résultat devant cette renommée soudaine, Dali est honoré par la Ville: un jour,fait un voyage triomphal effectué dans le Roussillon en 1965, et déclare avoir trouvé a trouvé l’inspiration d’un tableau emblématique intitulé «Le Mystique de la Gare de Perpignan». La toile est monumentale (406 X 295 cm)

L’oeuvre fut aussitôt présentée en décembre 1965 à New York, puis elle a transité par Paris et dans d’autres lieux, au gré des aléas du marché de l’Art Elle a terminé son voyage en 1978 au célèbre Musée Ludwig de Cologne. La composition est en forme de croix de Malte, et montre une projection érotique du célèbre couple de «L’Angelus» de Millet, disposée autour d’une tête lumineuse du Christ crucifié. Au sommet de cette explosion mystique, un étrange fourgon ferroviaire couronne le tout. Il s’agit du «Wagon de Dali”

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J’ai trouvé dans une revue, que ce soi disant wagon, a été retrouvé en 1986 par le chercheur dalinien Roger Michel Erasmy derrière la Gare de Perpignan. Il était à l’abandon et habité par un clochard. Le propriétaire, le transporteur perpignanais Raymondis, s’est laissé convaincre avec subvention à la clef, de transformer cette remorque rail-route en plate-forme culturelle active. Transféré en 1994 au sud des Pyrénées, le «Wagon de Dali» a été utilisé dans le contexte touristique du «triangle dalinien» comme «plus petit espace surréaliste du monde». En 1995, on inaugura officiellement le dit wagon . Ce fut un véritablement événement culturel répercuté par tous les médias ! On fit participer une certaine Marlène Mourreau, une femme pulpeuse, soi disante vedette de la télévision franco-espagnole,Elle correspondait paraît-il totalement aux fantasmes érotiques de Salvador Dali. Evènement culturel, canular, la fantasmagorie de Dali continuait plus vivante que jamais !!

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Depuis dix ans, le «Wagon de Dali» fonctionne dans le midi comme « espace culturel vivant, mis au service de la promotion de l’Art fantastique ». J’ai même lu ( je vous le transmets sous toutes réserves !) « qu’au mois d’octobre 2005, le fourgon a été paraît-il, transporté en Bavière pour figurer comme attraction surréaliste au centre d’une opération ponctuelle dédiée à la gloire de Dali. A la tête du le collectif des «Héritiers de Dali» ; le peintre allemand Angerer-der-Aeltere, aurait alors présenté au musée de Wolnzach une exposition fantastique qui fut ouverte à des peintres de l’Est. En cette circonstance, le wagon a accueilli une dizaine de toiles créées spécialement autour du thème de l’Europe. Une opération «Wagon Portes ouvertes» proposée au public bavarois a ensuite débuté une tournée européenne »

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La fiction dépasse-t-elle la vérité ou est-ce le contraire ?

Quand on se plonge dans l’univers dalinien et l’on devient accroc de ce monde qui nos change de notre quotidien. Pris par cette ” folie” et qui plus est, bavard, je ne peux m’empêcher de vous conter quelques anecdotes surprenantes, après vous avoir parlé du Dali secret.C’est tellement extra ordinaire ( comme le disait si bien Salvador :

Le côté exhibition de Dali est certes le plus connu. Mais comme tout homme qui tient à tout prix à scanDALIser, la Presse s’en empare. Et d’ailleurs c’était le but de Dali mais surtout celui de son proche entourage !. C’était bien sûr le cas pour Dali. Le plus comique, c’est que la Presse n’a pas parlé de toutes ses extravagances ( ou on les a oubliées) ou parfois même, on  a cité des disons, déformations de sa vie réelle .

Je parlerai par exemple demain d’une version fausse d’un évènement concernant Dali et révèlerai ce qui s’est vraiment passé !

Mais parlons d’abord, de l’Hôtel Meurice.

Dali et surtout Gala adoraient descendre dans cet Hôtel de Luxe de la Rue de » Rivoli, admirablement situé en face du romantique Jardin des Tuileries, dont tant d’auteurs ont parlé., dans ce 1 ° arrondissement riche de boutiques de luxe, entre la Place de la Concorde et le Musée du Louvre.

 

Le poète Léon-Paul Fargue répartissait la clientèle des hôtels parisiens en trois catégories : “la mauvaise, la bonne et celle du Meurice”…

Une fois franchie la porte de l’hôtel Meurice, rue de Rivoli, vous pénétrez dans un univers entièrement conçu pour vous faire oublier les tracas du quotidien.

Le Meurice tient son nom de son fondateur, Augustin Meurice. Propriétaire d’une auberge à Calais dont la clientèle se composait majoritairement de touristes anglais, il ouvre un second hôtel, à Paris, au 223 rue Saint-Honoré, terminus de la diligence. En 1835, l’hôtel déménage pour s’installer sur son emplacement actuel, rue de Rivoli. Afin de concurrencer le Ritz, il est rapidement agrandi

La création artistique a toujours été, depuis 1835, un élément essentiel de l’art de vivre à l’Hôtel Le Meurice. Dans cet hôtel, si prestigieux, l’art risque de se voir confondre avec un certain génie Français, car ce luxe-là est de nature à exprimer la créativité et l’innovation. Il consacre en effet, plus qu’un savoir-faire, mais un état de l’art à son plus haut niveau.

L’Hôtel Le Meurice est connu depuis le XIXe siècle pour avoir été la demeure des têtes couronnées – la Reine Victoria, le Maharajah de Jaïpur ou le roi d’Espagne Alphonse XIII (et bien d’autres jusqu’à ce jour) y eurent leurs habitudes. Mais pas seulement : des écrivains et des artistes y furent aussi royalement traités. Charles Dickens, l’auteur de David Copperfield pouvait y croiser son compatriote William Thackeray. L’auteur de Barry Lindon et de Vanity Fair ne tarit pas d’éloges à son propos dans The Paris Sketch Book (1840). Dans les années 30, Coco Chanel (1883-1971) y organisait de fastueuses réceptions et Florence Gould la milliardaire et mécène franco-américaine (1895-1983) des déjeuners littéraires très prisés. Grâce à elle Le Meurice abrita l’un des derniers salons littéraires de Paris où venaient de nombreux écrivains et artistes: Jean Paulhan, Roger Nimier, François Mauriac, Paul Léautaud et Paul Morand, Jean Cocteau et Jean Giraudoux, Francis Scott Fitzgerald et sa femme Zelda, mais aussi les peintres Marie Laurencin, Maurice de Vlaminck, Kees Van Dongen, Georges Braque, ainsi que Salvador Dali et sa femme Gala.

Salvador Dali fut sans doute l’hôte le plus remarquable du Meurice. Il y a occupé un mois par an et pendant plus de trente ans l’ancienne suite royale d’Alphonse XIII la transformant aussitôt en atelier où le personnel lui fournissait autant d’assistants que nécessaire, quand il s’agissait d’y faire monter des chèvres, un cheval, un dromadaire ou une moto !

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A moins qu’il ne soit question de capturer des mouches - celles-ci étant pour Dali matière à réflexion philosophique.Essayez d’imaginer le personnel d’un grand Palace parisien ( femmes de chambre, valets, etc) courir après ces sacrés insectes.Quel pouvoir ce Dali !! C’est génial !Il ne se préoccupait pas des murs qu’il constellait parfois de taches de peintures ou de la moquette sur laquelle, ses guépards apprivoisés se faisaient les griffes !

Le matin Dali était prêt à recevoir tous les matins à 11 H dans son appartement 108 du 1° étage tous les gens qui voulaient le rencontrer : chanteurs ( ici Johnny Halliday),

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hommes politiques,( je ne nommerai personne !) mais aussi toute personne désireuse de l’approcher. Le concierge obéissait aux demandes du Maître. Et l’on pouvait trouver dans son salon, gens de la noblesse, prostituées, commerçants des halles, anarchistes, hyppies, journalistes, éditeurs, de simples curieux ou comble de provocation pour Dali, de superbes modèles nues. Dali jouissait de voir la réaction gênée, ou au contraire excitée des gens présents ! Rendez-vous compte du regard que pouvait avoir un S.D.F, un paysan ou un homme connu devant des femmes aussi belles et complèyement dénudées !!!

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Mélange hétéroclite que Dali adorait. Il aimait bien faire asseoir côte à côte des gens aussi différents. Ainsi il pouvait aborder tous les sujets !Il les écoutait aussi intéressé pour avoir un aperçu d’autres vies. Il était souvent dérangé par le téléphone auquel il répondait tout en continuant à écouter ses « invités ». Les gens repartaient ravis et Dali se marrait de ce spectacle, véritable happening. Tout s’arrêtait quand Gala, apparaissait vers 13 H. Alors il buvait un grand verre d’eau et déclarait « Aujourd’hui c’était intéressant » ou au contraire « Aujourd’hui c’était nul « !

Mais le Directeur craignait toujours les demandes du couple, notamment au niveau des repas, bien que Gala, aimant le luxe, préférait aller à la Tour d’Argent où un table leur était réservée.

(Le voici reçu dans le célèbre restaurant comme un Prince!)

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C’est au Meurice que Dali organisa en novembre 1967 une exposition intitulée “Hommage à Meissonnier” réunissant autour de son tableau La Pêche au thon (Collection d’entreprise Pernod-Ricard) des tableaux de Meissonier, Detaille, Neuville, Boldini et Gustave Moreau.

Aujourd’hui, on retrouve le souvenir de Dali dans la touche légèrement “surréaliste” de la rénovation dirigée au cours de l’année 2007 par Philippe Starck tandis que sa fille Ara Starck a réalisé une toile monumentale (145m2) tendue en clef de voûte sous la verrière du “Dali” le restaurant où officie le chef (3 étoiles) Yannick Alléno. On ne peut que remarquer, disent les critiques, la réinterprétation de la chaise Louis XVI avec cannage en rotin et feuilles d’argent de Sam Baron, inspirée du fauteuil vis-à-vis “Dali de Gala” dessiné par Dali, ainsi que la chaise Léda pourvue de pieds humains, partie du corps que le Maître catalan considérait comme essentielle

Pierre Cardin jeune, raconte qu’il été le témoin d’un véritable happening qu’il a raconté sur France-Inter (30.11.2004) : “Ayant convoqué la presse dans sa suite de l’Hôtel Meurice, où il avait préparé des sacs en papier remplis de peinture liquide, Dali, solennellement, s’avança sur le balcon et jeta les sacs de peinture sur les voitures en stationnement : la “peinture explosion” venait de naître!”

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Jours de Gala 3°

MMM

Jours de Gala ( .3°)

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Cependant derrière l’image officielle d’un amour idyllique sublimé et raconté par Salvador durant toute sa vie,

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des évidences plus concrètes nous montrent un tout autre décor.
En 40 ne semble-t-il pas déjà triste?

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Si l’on regarde bien, d’abord, ils forment un couple peu assorti. Avec ses apparences excentriques, très dandy, Dali semble en parfaite opposition avec l’allure sobre et austère en tailleur Chanel de Gala. Économe de ses effets et de ses paroles, mystérieuse presque mystique - elle lit l’avenir dans les cartes - Gala offre une performance en société toute en opposition à un Salvador Dali joueur, dynamique, beau parleur, de plus en plus confiant en lui même avec le temps.

Au fil des années, tenant d’une main de fer la carrière de Salvador, Gala gère à son gré les contrats de son mari. C’est elle dès le départ qui a su tirer parti de la générosité de la famille des Noaïlles, riches mécènes (ils financèrent « L’âge d’or » de Buñuel et Dali).C’est aussi
avec les vingt mille francs que leur procure le vicomte de Noailles en échange d’un tableau, La vieillesse de Guillaume Tell, que Dali a pu acheter les maisons de pêcheurs de Port Lligat ( lieu de naissance de son Père), maisons qu’il a ensuite rassemblées et restaurées à son idée. tout près de Cadaqués, qui deviendra leur résidence définitive en Espagne. N’oublions pas que Dali est fasciné par ce paysage de Port Lligat et du cap de Creus, un endroit aride, minéral, qui servira de fond à la plupart de ses paysages surréels. , Elle prend les commandes, négocie férocement ses moindres réalisations artistiques et encaisse les dividendes… En fait, dès la fin des années 30, la relation Gala-Dali s’est stabilisée en une sorte de partenariat économique complexe. Dali travaille seul mais ne sort jamais sans Gala. Il est vrai que parfois elle lui sert de garde du corps.En effet, Dali trop fier d’attirer les gens, est souvent entouré d’une nuée de personnes. Lorsque Gala arrive, elle le libère et même parfois, face à des importuns agressifs, elle est capable de gifler le (la) malotru(e) ou même de lui donner un coup de pied. Aussi on la craint!

Dans les années 40, une fois le couple exilé aux États-Unis pour cause de guerre en Europe, Gala ne joue plus ni l’égérie, ni au partenaire heureux de se prêter aux délires sexuels de Dali. Elle se transforme en mère et geôlière. Lassée de vivre par procuration et pour Dali, elle commence à s’éloigner, allant de relation sexuelle en relation sexuelle avec de jeunes garçons. Dali lui continue à travailler et à gagner de l’argent pour que Gala puisse satisfaire sa gloutonnerie sexuelle et son besoin de rester jeune (liftings). Gala ne suporte pas de vieillir, elle qui est de 9 ans l’aînée de Dali. Elle devient de plus en plus avide et violente. Progressivement, elle délègue les affaires courantes à des hommes de confiance plus ou moins sérieux. Elle passe des commandes sans cesse et va même jusqu’à enfermer Dali dans son atelier jusqu’à ce qu’il les honore. Sa phobie du manque d’argent la ronge.

Incapable d’assumer psychologiquement cette situation, Dali élève Gala au rang de madone intouchable et lui pardonne tous ses excès. Malgré lui dans ses tableaux des années 40-50 , il ne peut s’empêcher de la peindre telle qu’elle est. froide et hautaine. Oui la Madone de Port Lligat était loin dans le temps…

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« Rendre visible l’invisible, l’autre face de nous-mêmes et de l’univers », une des devises de Dali. Justement sans s’en rendre compte son comportement dans le monde n’a-t-il pas révélé, sans qu’il le veuille son être secret.


Un moment de bonheur pour Dali; le retour vers lui de son Père.

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Et malgré leurs cœurs blessés, torturés, les trois enfin réunis.Dali secret, Dali à nu en tant qu’homme, avec sa famille restante.

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En effet on peut se demander si Dali, phagocyté par les rêts de Gala, n’a pas tenté de fuir cette geôle invisible, cette solitude, où il s’est retrouvé en prenant ce comportement de plus en plus étrange pour l’extérieur. Pour exister lui-même alors qu’elle le réduisait à l’état de robot peignant, et se rendant compte que la nef de leur « amour », de leur complicité s’était désintégrée (du moins du côté de Gala) sur les rochers de Port LLigat, n’a-t-il pas multiplié des déclarations surprenantes pour ne pas dire plus que critiquables ou ne s’est-il pas engouffré dans cette course à l’argent qui en fait n’était pas pour lui mais pour essayer de garder une parcelle de cette liaison en comblant tous les désirs de Madame? Le retour de bâton fut rapide : en critiquant les thèses surréalistes, en tenant des propos plutôt clémentd pour ne pas dire favorables sur certains visages du nazisme, ses relations avec Franco, ses visites au Pape, son attachement à la monarchie, l’on fait se fâcher avec les surréalistes ( Breton l’avait surnommé avec l’anagramme de ses noms et prénoms « Avida Dollar ») et d’autres intellectuels. Mais sorti de ses « récréations spectaculaires » où il faut reconnaître, il prenait un plaisir certain, il a heureusement avec son travail acharné, son intelligence il a pu se lancer dans de nombreuses expériences intéressantes dans tous les domaines et travailler avec les plus grands. Reconnu comme un vrai artiste innovant, n’a-t-il pas ouvert la route au Pop Art et à la peinture moderne qui en a découlé ? Peinture moderne qu’il a pourtant critiquée ou du moins « certaines artistes qui se disent peintres mais qui ne font que des barbouillages d’enfant sans avoir appris les bases de la technique et qui ne sont même pas capables de vous faire un dessin qui se tient » ou « Commence par apprendre à dessiner et à peindre comme les anciens maîtres » dit-il, « tu pourras ensuite faire comme tu voudras, chacun te respectera ». « Pas de chef-d’oeuvre dans la paresse ! »..

Sur ce point on peut lui donner raison car hélas, 80% des acheteurs n’y connaissent rien et achètent pour être « in » n’importe quoi. Les petits malins en profitent : les sites sur Internet pullulent. Les revues d’art sérieuses le dénoncent d’ailleurs.

Devant le rejet physique de Gala, Dali a tenté des « expériences » avec certains de ses modèles, amis des expériences déviantes car le pauvre Salvador n’a pas du souvent faire s’accrocher Gala aux rideaux de leurs chambre et encore moins les autres superbes modèles qu’il côtoyait! Il f préférait les palper ou assister à leurs ébats qu’ils organisait ! C’était sa compensation grâce à son voyeurisme!.

Voilà une chanson que Dali aurait pu “se chanter” quand elle l’a abandonné. et qu’il s’est retrouvé seul, dans sa “Galaxie”…..


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Jours de Gala 4°

Bien sûr on ne peut qu’évoquer le cas d’Amanda Lear. Deux versions : celles d’Amanda qui le raconte dans son Livre « Mon Dali » (M.Lafon 2004)…….. » et dans ses interviews

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Amanda à 28 ans.

Amanda Lear, née Tapp son nom officiel,, est une chanteuse, actrice, animatrice de télévision et peintre française née à Hong Kong ou à Saïgon. , (La date et le lieu de naissance d’Amanda Lear sont sujets à caution. La majorité des sources mentionnent qu’elle est née un 18 novembre ou un 18 juin mais aucune ne s’accorde sur l’année : 1939 ou 1941 pour les uns, 1946, 1948 ou 1950 pour les autres. Pour son lieu de naissance, Hong-Kong et Saïgon sont les villes les plus fréquemment citées) d’un père officier français d’origine britannique et d’une mère russo-asiatique. (tiens quelque chose qui rappelle les origines de Gala) Outre ses deux langues maternelles (le français et l’anglais), elle parle couramment l’allemand, l’italien et l’espagnol.

Élevée entre le sud de la France et la Suisse, elle s’inscrit à l’âge de 16 ans à des cours de peinture à Paris avant de déménager pour Londres où elle entre au Saint Martins College of Art and Design. A 18 ans, elle est repérée par une agence de mannequins et participe à différents défilés, notamment pour Paco Rabanne. Elle rencontre le peintre surréaliste Salvador Dalí en 1965, qui en fait son modèle et avec qui elle entretiendra une relation qui durera quinze ans, comme elle a pu le raconter dans son livre consacré au peintre [. Salvador Dalí affirmait. Alors inconnue, Amanda Lear comprit tout le parti qu’elle pourrait tirer, dans les médias, de ces sulfureuses révélations et se présenta comme l’« égérie de Salvador Dalí »Ici on remarque que la “Reine” est Gala: en tête, rayonnante, habillée luxueusement. Amanda  semble timide et Dali marche en retrait, triste et absent.


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Et puis il y a la version de Salvador : il affirmait alors à ses interlocuteurs qu’Amanda Lear était en fait un homme : il l’aurait rencontrée dans une boite de travestis et de transsexuels à Paris, alors qu’(il) elle ( ?) était en attente d’une opération. Dali intéressé parce qui sortait de l’ordinaire et la trouvant belle (beau ) l’aurait amené à Port Lligat pour lui servir de modèle. Sa complicité avec Amand aurait « énervé » Gala qui aurait alors quitté Port LLigat pour se réfugier dans le château de Putbol offert par son mari.

Les journalistes se sont bien sûr saisi de ce mystère et ont enquêté.

Une rumeur tenace présente Amanda Lear comme une transsexuelle, ce qu’elle a toujours démenti. Selon elle, cette rumeur a été lancée par David Bowie, et n’était qu’une « ruse » pour promouvoir son premier album.

Certains autres journalistes, attribuent le doute sur l’identité féminine d’Amanda Lear à Salvador Dalí qui avait été le compagnon d’Amanda à partir de 1965, et l’on veut parfois voir dans son nom la présence d’un « amant Dalí ». Dalí aurait repéré Amanda Lear dans une revue de travestis et lui aurait payé son opération de changement de sexe à Casablanca.

Dans ses mémoires (non publiés en France) ], la transsexuelle April Ashley raconte que le cabaret Le Carrousel, où elle se donnait en représentation, accueillit à la fin des années 1950 “un nouveau membre, Peki d’Oslo, alias Alain Tapp, connu plus tard sous le nom d’Amanda Lear” après avoir changé de sexe et épousé un Écossais du nom de Lear, le 11 décembre 1965, dans l’unique but d’acquérir la nationalité britannique.

La plus célèbre transsexuelle française, Coccinelle, parle aussi de Péki d’Oslo dans des termes similaires : Péki s’appelait alors Alain T. et était un jeune dessinateur de talent. Il se fit « rectifier » plus tard par le même chirurgien qu’elle. Coccinelle ajoute plusieurs photos d’époque où on la voit en compagnie de la fameuse Péki d’Oslo.

Ces affirmations sont reprises et complétées par d’autres sources. Amanda Lear a répété dans plusieurs interviews à des journaux anglais, où est née cette rumeur, n’être ni Peki D’Oslo ni Alain Tapp [

En Espagne, la petite fille du général Franco, Carmen Martinez Bordiu, qui fut l’épouse d’Alphonse de Bourbon, prétendant à la couronne de France, écrit dans ses mémoires publiées par le magazine espagnol Hola en 1996, qu’elle connut Amanda Lear à Figueres au retour de son voyage de noce lorsque Dalí invita le couple à y passer l’été. Elle précise qu’Amanda Lear n’était pas encore opérée et que Dalí éprouvait une véritable fascination pour la transsexuelle et vivait une étrange relation amoureuse avec la Française..

D’autres ajoutent que c’est Dali qui aurait payé « l’opération » à Casablanca.

Des critiques continuent à entretenir le doute, insistant en particulier sur sa voix très grave, sa taille (1,76 mètre) et son physique original. Ils soulignent aussi qu’Amanda Lear n’a pas eu d’enfants et qu’elle s’est liée à des hommes à la sexualité ambiguë, comme David Bowie, Andy Warhol, son mari ou même Dalí.

Les paroles de sa chanson Fabulous (Lover, Love Me) (1979) sont souvent citées comme indice : “Surgeons built me so well / Nobody could tell / That I once was somebody else” (« les chirurgiens m’ont si bien construite que personne ne peut dire que j’étais autrefois quelqu’un d’autre »).

De même, les paroles de la chanson Aphrodisiaque (1987) laissent planer un certain doute: “Quand tes mains connaissent / Le secret caché des vraies caresses” et plus loin “J’ai gagné au change / Maintenant parfois tu me démanges / Quant au sexe des anges / Est-ce vraiment toi que ça dérange ?“.

Dali peint par Amanda Lear:

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Personnellement qu’elle ait été au départ un homme ou qu’elle soit bien née femme ne m’importe guère. On naît comme on naît et donc on est comme on est. Rendez-vous compte les souffrances d’un jeune ou d’une jeune qui se retrouve dès la naissance différent des autres. Les gens sont promptes à la critique, au rejet. Le racisme stupide et condamnable existe à tous les niveaux, dans tous les domaines. Grâce à son intelligence, elle s’est sortie d’une situation difficile, je trouve cela très bien et si elle a profité de l’admiration de cet homme si célèbre,  et profité des rumeurs qui l’ont fait encore plus connaître, et bien tant mieux pour elle !

Pour en revenir à Gala résumons leur « union-désunion » par le côté froid des dates.

1929 : Rencontre, amour fou d’un côté, amour curieux peut-être de l’autre. Gala va se prêter à tous les caprices de Salvador.

Mariage civil en 1934

Mariage religieux à la Chapelle des Anges près de Gérone.

Dali achète le château de Pubol pour Gala où elle pourra se retirer en 1968.(

Púbol est un village à l’aspect médiéval, dans lequel se distinguent le château et l’église de Sant Pere (XIVe siècle). Ce temple fut l’un des plus riches de la contrée jusqu’à la guerre civile, époque à laquelle ses trésors furent détruits, exception faite du retable gothique du XVe, oeuvre de Bernat Martorell, aujourd’hui conservé au musée diocésain de Gérone.

On parle de ce château-palais déjà dans des documents en l’an 1017. Cette forteresse de style gothique Renaissance a subit de nombreuses transformations. En 1968, le peintre Salvador Dalí en fit l’acquisition pour l’offrir à son épouse Gala. Après une restauration qui dura toute une année, Dalí changea presque totalement l’apparence du château, qu’il meubla avec des antiquités de la région. Il décora le jardin avec des éléphants aux pattes immenses, et construisit une piscine avec des bustes de Richard Wagner. En 1982, Gala fut enterrée dans ce palais, ouvert au public en 1996. Son intérieur permet de contempler les peintures et dessins offerts par Dalí à son épouse
.)

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De 1971 à 1980 elle y loge presque constamment menant sa vie de plaisir, et n’autorisant les visites de Salvador, que s’il les formule à l’avance par écrit.Et parfois comble de l’offense, elle refuse ! Etrange nouvelle condition du Génie !

En 1982 meurt et est enterrée dans la crypte que Dali a fait construire pour elle dans le château.

5 juin 2008 - Aucun commentaire
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Jours de Gala .2°

Jours de Gala .2°


Qui est donc Gala?

De son véritable nom est Elena Ivanovna Dimitrievna Diakonova, Diakonova ; Gala est née à Kazan le 26 août 84, capitale de la République du Tatarstan ( en tatar, Kazan signifie : chaudron !) et grande ville universitaire.( Lénine y fera des études) Femme mystérieuse et d’une grande intuition, elle sut reconnaître le génie artistique et créateur là où il se trouvait et elle fréquenta de nombreux intellectuels et artistes.

On sait peu de choses sur elle si ce n’est qu’elle a deux frères aînés, Vadim et Nicolai, et une sœur cadette, Lydia et qu’elle passe son enfance à Moscou. Elle n’a que onze ans quand son Père meurt. Sa mère va se remarier avec un avocat qui gagne bien sa vie et a d’excellentes relations. Il considèrera les enfants de sa femme comme les siens. Ainsi il entretiendra d’excellents avec eux et leur permettra d’avoir une bonne éducation. Eléna (Gala) est une fille intelligente et travailleuse malgré des problèmes de santé (elle est atteinte de tuberculose). Aussi elle va terminer ses études brillantes, au lycée féminin M.G. Brukhonenko avec une excellente moyenne. Après quelques démarches, un décret du tsar va l’autoriser à exercer comme institutrice et à donner des cours à domicile. Mais en 1912, sa tuberculose s’aggrave . Sa famille ayant les moyens, n’hésite pas et la fait entrer au sanatorium de Clavadel en Suisse,. C’est là qu’lle fait la connaissance d’Eugène Grindel (connu plus tard sous le nom de Paul Eluard). Ayant le même âge et ayant des goûts communs ( poésie, lecture ) , une grande amitié pendant 2 ans, va naître entre eux ; amitié qui se transformera en amour.
Il faut dire que cette jeune femme, cultivée et sûre d’elle, e envoûte aisément ce jeune artiste prometteur .. Aussi quand, en1914, ils sont tous les deux autorisés à sortir du sanatorium, ils se fiancent . Gala rentre en Russie, tandis qu’Eugène Grindel ( Eluard ) rejoint l’armée et part au front ; . En 1917, ils se marient, et en 1918 ils ont une fille : Cécile, la fille unique de Gala,. Eugène Grindel qui écrivait de la poésie, commence à publier et à se faire connaître sous le nom de Paul Eluard. Il se met à fréquenter les avant-gardistes du mouvement surréaliste, et notamment les créateurs de la revue « Littérature » : André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon. Gala qui s’intéresse à la poésie, vient à leurs réunions. Au mois d’ octobre 1921, Éluard et son épouse vont rendre visite à Cologne en Allemagne au peintre Max Ernst. Il demande à Gala de poser pour lui et en fera de nombreux portraits. Elle devient son amante tout en restant l’épouse d’Éluard qui finalement laisse faire.. D’ailleurs, l’année suivante, Ernst vient même s’installer dans la maison des Éluard à Eaubonne (Val d’Oise).

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La relation triangulaire n’est nullement cachée et tout le monde semble heureux. La liaison durera de 1922 à 1924.

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C’est d’ailleurs en 24 qu’Eluard disparaît : Gala le croit mort. Il ne reviendra que 7mois plus tard après s’être embarqué et avoir fait le tour du monde. Tous remarquent ensuite, dans le groupe surréaliste, son extrême « amitié » avec le poète René Char puis et surtout, avec René Crevel.( qui bien plus tard se suicidera à l’âge de 35 ans)

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En Juillet 1929 elle fait donc la connaissance de Salvador Dalí comme je l’ai raconté, et reste seule avec lui, Elle quitte définitivement ses hommes en 1929 pour Dali.Ils voyageront souvent dès 19: Paris, séjour sur Cote d’Azur ( où Dali écrir

Eluard

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se remariera, en 1930, avec sa nouvelle muse Nush ( Nadia Benz) Mais elle restera en très bon termes avec eux, faisant bénéficier le jeune peintre catalan de leurs relations. De plus comme elle n’a absolument pas la fibre maternelle et elle préfère abandonne son éducation à sa belle famille Gala va tout faire pour endiguer la folie schizophrénique galopante qui le ronge et arrivera, avec un mélange de douceur, de soumission mais aussi de fermeté, à installer en lui un délire créatif positif et enrichissant.

Cependant, loin d’être reconnaissant de toutes ces attentions à l’égard de leur fils complètement transformé en bien, la famille qui rejette cette idylle passionnée entre Salvador et Gala, entre en conflit avec lui pour essayer de l’en détacher. Mais Dali tient trop à sa Gravida !.Pour la famille conservatrice et rigide, c’en est trop. Pour eux, Gala est une femme mariée, aux moeurs douteuses, gardant à leur yeux l’image de l’immigrée russe vivant dans la débauche des artistes parisiens, abandonnant son enfant pour se lancer dans des frasques amoureuses.

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Son Père ne renouera avec lui qu’en 1948

Encore une fois, c’est l’affrontement avec la famille, intransigeante. Dali est chassé par son père de la demeure familiale et se retrouve à la rue, presque sans un sou. Mais Gala, mûre, intelligente, manipulatrice va véritablement s’affirmer comme une maîtresse femme, prenant en main le soutien matériel de la vie du peintre. Gala devient le centre nerveux de toute l’organisation du couple Gala-Dali. Elle joue tous les rôles : imprésario, attachée de presse, mannequin, hôtesse, etc. Elle veille à ce que Dali se consacre entièrement à sa première passion et continue à peindre. Elle va jouer le rôle de son imprésario et va se débrouiller vendre ses oeuvres à de riches collectionneurs et cherche des mécènes pour les financer. Elle stimule Salvador sur tous les plans, autant intellectuel que sexuel.

Loin d’avoir des dons innés de femme d’intérieur, elle gère pourtant tout de même la vie quotidienne du couple : Dali ainsi aura tout son temps pour créer et développer son génie, le tout dans une atmosphère de paix et de confort. Dali disait d’elle : « Elle enlève le souci d’être un homme. Elle est mon sang, mon oxygène, l’ange de l’équilibre. » ou
« J’astiquais Gala pour la faire briller, la rendant la plus heureuse possible, la soignant mieux encore que moi-même, car sans elle tout était fini. » Salvador Dalí, in « Dalí de Draeger », (propos recueillis par Max Gérard)

Donc officiellemnt le couple devient un mythe d’amour, d’entente :le couple parfit quoi. Dali d’ailleurs dans ses écrits et ses déclarations renforcera cette image. Mais hélas ce n’est qu’une image pour l’extérieur. Histoire non officielle :

C’est vrai qu’elle a eu un rôle majeur sur la peinture de Salvador, en le rééquilibrant psychiquement, en le structurant intellectuellement, en lui donnant toujours cette envie d’aller plus loin.

A suivre….(histoire non officielle…???)

Jours de Gala !!! 1°

Jours de Gala !!! 1°

La vie laborieuse de peintre courant après les expositions, les récompenses, l’homme avide de reconnaissance, la vie relationnelle et sociale parfois tumultueuse s’est arrêtée un jour. Le bateau ivre de Dali, ballotté par les tempêtes, fatigué par les courses, a fait relâche dans ce gentil port de Cadaquès puis dans cette anse perdue et sauvage de Port Lligat. Le capitaine avait subi les charmes d’une sirène surprenante, intelligente, calculatrice, croqueuse d’hommes ; une femme au charme mystérieux et étrange révélatrice du Moi enfoui de cet homme généreux mais compliqué, perturbé, exigeant.

Revenons donc à ce voyage de 1929, à Paris où Dali rencontre les Surréalistes ; Breton( vous pouvez voir sa maison à Saint-Cirq la Popie), Philippe Soupault ( que j’ai rencontré à Brive dans les années 80 : je fus étonné de le voir vivant ce qui le fit bien rire ! Un homme sympathique et simple.Comme je faisais étudier certains de ses textes à mes élèves, il en fut heureux ; on parla de Sabine Sicaud, de Pierre Seghers, de l’Ecole de Rochefort et j’oubliai de lui parler de son rôle important dans le mouvement surréaliste !)),

Donc parlons de cette rencontre avec les Surréalistes qui fut d’une importance capitale pour Dali aussi bien sur le plan humain ( et donc sexuel) que sur le plan artistique.

Durant sa période estudiantine, Dali à la recherche d’une sexualité réelle, croit connaître des influences homosexuelles qui se font ,dit-il, clairement sentir, (son ami homosexuel Garcia Lorca avait bien tenté de le sodomiser en vain lors de leurs vacances communes)

. Echec sans doute parce que, Dali ne le sait pas encore, mais ses toiles de jeunesse démontrent un besoin instinctuel de posséder les femmes.
Dans sa première autobiographie, Dali décrit des scènes de jeux érotiques avec une jeune fille de son âge. Pourtant ses désirs restent à l’état latent.Seule une femme sortant de l’ordinaire pourrait peut-être déclencher en lui l’élan salvateur ! Curieux de se découvrir,il raconte alors, ses recherches multiples pour rencontrer la femme parfaite, dans la rue ou dans les bordels de Paris. Et malgré cela, Dali affirme qu’il était vierge quand il rencontra son seul et unique amour, Gala

Déçu physiquement ( à cause en fait de son propre échec) par Lorca, il va se passionner alors , artistiquement, pour l’œuvre de son Ami de Grenade. Comme je l’ai déjà dit, il écrira un article « San Sebastian » en son honneur, il fera les décors et les costumes de « Mariana Pineda ». Pourtant,déjà proche des idées surréalistes, en 1928 ,Dali s’éloigne de Lorca, en remettant en question la validité de la poétique de Lorca qui vient de publier son « Romancero Gitano » Il le juge trop traditionnel et mélodramatique .

Mais dans l’histoire de l’art espagnol, cet amour impossible, cette amitié surprenante et inédite, à la fois amoureuse et créatrice, restera à jamais marquée en lettres d’or. En effet puisque leur complicité donnera naissance à des éblouissements mutuels qui auront des conséquences décisives sur la vie et l’œuvre de ces deux mythes du 20° siècle. Dali sera très fortement marqué par Lorca et surtout, lui qui à peur du départ irrémédiable, par sa mort. Même à la fin de ses jours Salvador parlera « d’une amitié tagique ».

Ainsi Dali va se retrouver à Paris, dans un vide sexuel et affectif et dans un une remise en question de son œuvre.

.En s’étant rapproché de son autre ami , Buñuel, aussi adepte du surréalisme, avec lequel il écrit le scénario et, depuis janvier 1929, prépare le tournage du film Un chien andalou qui doit se faire à Paris en avril 1929, Dali va plus encore adopter ces théories nouvelles. D’avril à juin, Dali réside à Paris où, grâce à Miro qui s’était déjà intéressé à son œuvre à la suite de ses expositions aux Galeries Dalmau, il connaît Tristan Tzara; ce dernier le fait connaître dans les milieux surréalistes. Ainsi, Dali signe un contrat pour une exposition avec le marchand Goemans.(Je vous reparlerai de ce mouvement artistique qui a tant marqué notre début de 20° S) Voici le célèbre Tableu de Marx Ernst:

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Derrière, de gauche à droite: Philippe Soupault, Jean Arp, Max Morise, Rafaele Sanzio ( !!! avec un béret!)), Paul Eluard, Louis Aragon, (déjà au 2° plan, car on l’éloignera à cause de son engagement communiste)André Breton,( avec la cape rouge) Giorgio di Chirico, Gala Eluard.(semblante fuyante)
Au premier plan: René Crevel (assis, de dos), Max Ernst, Fedor Dostoïevski, Théodore Fraenkel, Jean Paulhan, Benjamin Péret, Baargeld, Robert Desnos

Au Rendez vous des Amis 1922

Ce tableau fut exécuté par Max Ernst en 1922, alors qu’il venait de quitter la Suisse pour rejoindre Gala Eluard à Paris. Il représente le groupe au moment où le peintre l’a rencontré, flanqué , oh ironie !!!,de Raphaël (coiffé d’un béret) et de Dostoïevski (personnage barbu), deux ancêtres bien douteux du surréalisme. Ils doivent être là pour incarner deux modèles à fuir : une peinture religieuse et académique pour le premier, une conception réaliste du roman pour le second ?!C’est d’ailleurs sur un extrait de Crime et châtiment que Breton s’appuiera, dans le Manifeste, pour condamner la description. Et pour se moquer encore plus de ces deux ancêtres,, Ernst, assis irrévérencieusement sur les genoux de Dostoïevski, ne semble-t-il pas lui tirer la barbe ? Sur fond de paysage alpestre, (Ernst, Eluard et Gala ayant séjourné en Suisse) les membres du groupe paraissent disposés de manière allégorique : statique, le bloc de gauche s’oppose au dynamisme des personnages de droite qui ont l’air d’arriver en courant. La position quasi identique de leur main fait penser à une sorte de langage de sourd-muet. On pourra surtout commenter celle d’André Breton (cape rouge), lui le Maître, qui semble, en mage souverain, distribuer son onction au groupe. Seuls René Crevel (à gauche) se détourne sur un piano imaginaire et Gala Eluard (bientôt Dali), à droite, indique la sortie… Cette toile devenue mythique ignore curieusement Tristan Tzara et Francis Picabia.

Dès Juillet 29, il revient sur sa chère côte catalane où il a invité ses nouveaux amis surréalistes : arrivent donc :Luis Buñuel, Goemans, Magritte et son épouse, et surtout Éluard avec sa femme Gala et leur fille Cécile dans sa maison de Cadaqués. Tout ce beau monde mène alors une vie rêvée : baignades, promenades, parties d’échecs, repas bien arrosés, nuits dans un café club rempli de musique espagnole et de jazz. Mais Dali n’a d’yeux que pour cette troublante femme d’Eluard. Aussi il l’entraîne dans des promenades sans fin dans les rochers du Cap Créu. Il va entamer une cour sans retenue. Ce n’est pas facile pour lui, car il souffre alors, de sortes de crises de nerfs qui se traduisent par des crises de rire sans fin, poussées à leur paroxysme, puisqu’il en arrive à se rouler par terre !. Difficile avec cet handicap d’aligner quelque mots et de paraître sincère dans ses déclarations. Intérieurement il est terrorisé car il comprend de suite en voyant cette femme qu’elle seule, pourra le libérer de ses peurs intérieurs, pourra faire naître entre lui ce désir refoulé des femmes et qu’elle seule pourra lui faire réaliser son désir le plus secret : la séduire et la posséder. Car il en tombe de suite follement amoureux, amour fou qui le transforme ! Cette chair, ce corps, ces seins, ces jambes, lui font à la fois peur et le troublent jusqu’à l’obsession ! Il surmonte sa terreur presque, et il arrive donc, entre deux fous rires à lui déclarer sa flamme de la manière la plus romantique qu’il soit. dans cette mélancolie indicible de la solitude du cap Creus, au détour d’une calanque, à Es Cayals .

Gala, elle la femme expérimentée, sûre de son charme, énergique, volontaire, va être intriguée, amusée au départ, et finalement touchée par ce jeune peintre étrange, timide, maladroit et puceau. Elle a surtout reconnu avec sa lucidité extraordinaire, en lui, le talent fabuleux. Aussi elle va se laisser tenter par cette nouvelle aventure qui s’ouvre à elle et abandonner son mari et sa fille. Tout ce beau monde repartira les laissant seuls en tête à tête, en corps à corps !

Laissons le parler de cette rencontre miraculeuse:

“Son corps avait une complexion enfantine, ses omoplates et ses muscles lombaires cette tension un peu brusque des adolescents. En revanche, le creux du dos était extrêmement féminin et liait avec grâce le torse énergique et fier aux fesses très fines que la taille de guêpe rendait encore plus désirables….La beauté souffreteuse du visage n’était pas la seule élégance de ce corps. Je regardai sa taille cambrée par sa démarche de Victoire et me dis avec déjà une pointe d’humour esthétique: “Les victoires aussi ont le visage assombri par la mauvaise humeur. Il ne faut pas y toucher.” Pourtant j’allais la toucher, j’allais étreindre sa taille quand la main de Gala prit la mienne. C’était le moment de rire, et je ris avec une nervosité d’autant plus violente que cela en était plus vexant pour elle à ce moment précis. Mais Gala, au lieu de se sentir blessée par ce rire, s’en enorgueillit. D’un effort surhumain, elle pressa encore plus fort ma main, au lieu de la laisser tomber avec dédain comme n’importe quelle autre femme l’aurait fait. Son intuition médiumnique lui avait donné à comprendre le sens exact de mon rire si inexplicable aux autres. Mon rire n’était pas “gai” comme celui de tout le monde. Il n’était pas scepticisme ou frivolité, mais fanatisme, cataclysme, abîme et terreur. Et le plus terrifiant, le plus catastrophique de tous les rires, je venais de le lui faire entendre, de le jeter par terre à ses pieds. “Mon petit”, dit-elle, “nous n’allons plus nous quitter.

Et Dali va expliquer encore plus ce coup de foudre, en donnant la clef historique et freudienne de cet amour indissociable qui vient de naître et que la mort seule saura rompre:

“Elle serait ma Gravida (“celle qui avance”), ma victoire, ma femme. Mais pour cela, il fallait qu’elle me guérisse. Et elle me guérit, grâce à la puissance indomptable et insondable de son amour dont la profondeur de pensée et l’adresse pratique dépassèrent les plus ambitieuses méthodes psychanalytiques”.

Dali parle de Gravida car il venait de lire “Gravida”, roman de Jensen interprété, expliqué par Sigmund Freud, dans lequel l’héroïne, Gravida (délire et rêve) réussit la guérison psychologique du héros.

“J’approchais de la grande épreuve de ma vie, l’épreuve de l’amour”.

Mais qui est cette Gala, qui restera définitivement à ses côtés, devenant sa femme et sa muse pour le restant de ses jours ? Que va devenir ce couple sortant de l’ordinaire ? (lui a 23 ans et fuyait jusqu’alors les femmes, elle, 31-32 ans, la croqueuse d’hommes, sûre d’elle, calculatrice )

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Dali Sens ! 1°.

(En raison de problèmes de connections, je n’ai pu, envoyer hier ma page.)


Dali Sens

La licence de Dali en matière de dérèglement moral et de dénonciations répétées et contradictoires dans le domaine des différents courants artistiques, ses sinuosités idéologiques , « sa vie étrange » m’a très jeune interpellé. Je me souviens de ses apparitions époustouflantes, extravagantes, déconcertantes, ( arrivée en Rolls noire remplie de choux-fleurs, apparition en habit d’homme grenouille, j’en passe et des meilleurs) ,de ses déclarations alambiquées m’ont fait moi, l’adolescent, me poser des questions sur l’équilibre de ce personnage, devenu bouffon, recherché des médias et notamment de la télévision de l’époque. Comment un adulte pouvait avoir un comportement aussi puéril, de potache lourd et se croyant comique ? (Depuis je me suis aperçu que beaucoup d’adultes même dans le domaine politique, redeviennent des enfants avec des prestations futiles et niaises , des chamailleries de cour d’école et me suis interrogé sur la véracité de ces actions : sont-elles fabriquées inconsciemment par la trop grande lumière de la scène qui enivre, sont-elles voulues pour paraître et être remarqué plutôt, qu’être simplement et agir sans se préoccuper du regard des autres, ou bien est-ce un dérèglement de l’esprit bien réel ? Je m’étais interrogé aussi à l’époque sur les déclarations agressives, le côté anar et les contradictions de sa vie (origine plutôt bourgeoise à Monaco, puis devenu châtelain,)d’un Léo Ferré. Mais depuis je me suis intéressé à son cas et ai compris ses refus des autres . Je vous narrerai ma rencontre avec lui qui fut extra ordinaire !

Pour en revenir à Dali, j’ai bien sûr lu les échos indiscrets de sa vie, la bio officielle, la semi officielle, certains de ses écrits. Et surtout j’en ai parlé avec mon Ami psychiatre et son épouse psy aussi (psychologue puis psychanalyste). « Ah Dali c’est un trésor pour notre profession : c’est le type même « du violé intellectuellement » dans son enfance, en niant son existence ; mais aussi , déséquilibre né entre un père plus que sévère, des copains de classe horriblement ironiques à son égard et les amours trop grandes de sa mère et de sa sœur au cours de son enfance : oui son enfance explique en grande partie ses dérèglements violents ou progressifs et son cheminement vers la construction d’un personnage à tout prix provocateur, contradicteur, colérique, orgueilleux, rêveur à l’excès pour fuir sa réalité, pour essayer d’exister. Surtout sur le plan sexuel il ne savait plus se situer : sa sensibilité extrême et sa violence sous jacente se contredisaient. Petit il se croyait une fille, puis un peu plus grand, ne savait plus si c’étaient les filles ou les garçons qui l’intéressaient . Aussi son désordre psychique sur le plan sexuel l’a poussé vers le voyeurisme ( vis à vis des servantes, vis à vis même de sa jeune sœur), vers l’exhibitionnisme ( le matin il aimait bien choquer ceux ou celles qui venaient le réveiller en se présentant à eux, nu et en exhibant ses attributs de garçon). Son désordre sexuel se traduisait aussi par la recherche du plaisir dans l’onanisme plus que répété.Il en devint un paranoïaque pervers à la limite parfois de la schizophrénie, avec un besoin constant de s’opposer par tous les moyens aux autres. Bouffées délirantes à tendances déstructurantes, crises de nerfs se traduisant par une animosité extrême, une instabilité déconcertante, un besoin de manipuler autrui de façon perverse ou des accès de fou-rire sans fin, convictions délirantes avec refus de la réalité. Ainsi il « s’éparpillait » dans ses choix ou ses actions.. Heureusement ce provocateur type avait gardé son vernis bourgeois avec des restes de bonne manière ce qui l’a fait catalogué chez les dandys. De plus il a eu la chance de rencontre Gala qui l’a rééquilibré sur un certain plan. Et c’est indéniable il possédait un réel talent de dessinateur et de peintre” . Car il ne faut pas oublier que dès l’age de 11 ans, il peignait avec déjà un certain talent. Car si Dali fut un bateau fou errant d’un côté et de l’autre sur la mer de sa vie, il possédait un gouvernail à toute épreuve, son intelligence, et une boussole fidèle et sûre : son instinct, sorte de côté animal.

Dali est donc né en 1904. Voilà un extrait de son journal : »Dans la ville de Figueras, à la onzième heure du treizième jour du moi de mai 1904, devant M.Miguel Comas Quintana, juge municipal et lettré de cette ville,, et son secrétaire Francisco Sala y Sabria, a comparu Don Salvador Dali y Cusi,natif de Cdaques, province de Gérone, âgé de quarante et un ans, marié, notaire domicilié en cette ville rue de Monturiol n° 20, afin que l’on inscrivit sur le registre de l’état civil, la naissance d’un enfant. A cet effet il a déclaré : Ledit enfant est né 20 rue Monturiol, à huit heures quarante cinq minutes, le onze du mois de l’année en cours. On lui donnera les prénoms de Salvador, Felipe et Jacinto. Il est le fils légitime de son épouse doña Felipa Dome Domenech, âgée de trente ans, native de Barcelone et domiciliée également, 20 rue Monturiol » En fait si le Père de Dali le pénomme Salvador, c’est en quelque sorte pour faire revivre u frère, mort, une année plus tôt , jour pour jour, à l’âge de 3 ans, officiellement d’une maladie. Mais il semblerait, d’après la rumeur d’alors, que le Père hyper sévère serait en fait à l’origine de ce décs : violence, accident ? Aussi le Père pour déculpabiliser, a voulu avec saon épouse faire revivre, en ce nouveau né, l’enfant défunt. D’où son prénom, le port des vêtements du disparu jusqu’à 3 ans, utilisation des mêmes objets (timbale, couverts, jouets) : une sorte de volonté manifeste de réincarner le disparu en ce nouveau fils et ainsi en ne lui reconnaissant pas une existence réelle, une personnalité propre. Secret de famille pesant. Quand Salvador a appris bien jeune, cette sorte de substitution ; il en a tellement été choqué, qu’il en perd la notion d’exister, si ce n’est à travers un frère inconnu.

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Dali Bébé :

D’où ses problèmes de personnalité, son besoin inconscient d’exister par tous les moyens : d’où ses provocations répétées pour affirmer son Moi, système d’attaque qui en fait est un système de défense qui révèle son désarroi profond. Car si rassuré dans le milieu familial, il était frondeur, farceur, à l’extérieur, il devenait timide, mystérieux. Aussi pour mieux exister, il décida très jeune, d’être à tous prix différent des autres, être unique, pour exister vraiment et tout faire pour que les autres s’intéressent à lui. Il écrivit : « Une thèse de psychanalyse m’a révélé le drame qui se trouve à la base de ma structure tragique ; Il s’agissait de la présence inéluctable, au fond de loi, de mon frère mort, que mes parents avaient tellement adoré qu’à ma naissance, le même prénom Salvador. Le choc a été violent comme celui d’une révélation ».

Les parents vont tout faire en le traînant chez des psys de l’époque pour vérifier son équilibre, son intelligence. Car le Père voulait que cet enfant soit au dessus de la moyenne.

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Se disant libéral, au lieu de le mettre dans une école privée, il le mettra à l’école communale, en maternelle, dès l’âge de 4 ans, avec les enfants du peuple. En 1908 donc, année où naît sa jeune sœur Anna Maria.

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Mais très rapidement les autres élèves vont repérer ce fils de bourgeois trop bien habillé, et vont s’acharner sur lui, d’autant que ce nouveau paraît faible, efféminé : railleries, farces de mauvais goût (comme arriver par derrière et lui mettre dans sa chemise des sauterelles. Dali, alors terrorisé, hurlait et faisait de grands bonds sous l’hilarité générale) se succèdent et font souffrir intérieurement le jeune Salvador.

Bien sûr, malgré le maître de qualité,,Estéban Trayter, Dali ne travaille pas ; il regarde souvent une reproduction de « L’angélus » de Millet qui se trouve dans la classe ou par la fenêtre les cyprès qui le