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Plagiat, copie, inspiration, réminiscence ?

Le plagiat, la copie l’inspiration, la réminiscence.


En littérature  des auteurs ont été condamnés :

Henri TROYAT  et les Editions Flammarion avaient été condamnés pour plagiat en 2003( le terme juridique exact est « Contrefaçon partielle », concernant la biographie de la maîtresse de Victor Hugo, Juliette Drouet. Le livre de Troyat avait été publié en 1997.La cour d’appel de Paris les avait condamnés à verser 45 000€ de dommages et intérêts à Gérard Pouchain et Robert Sabourin, auteurs du livre « Juliette Drouet ou la dépaysée (Fayard 1992 . Henri Troyat s’était pourvu en cassation puis désisté. L’Académie, malgré son règlement, n’avait pris aucune sanction contre son Immortel, qui avait alors 85 ans …

Autre affaire qui avait défrayé la chronique en faisant les gros titres :; Calixte Beyala avait été condamnée par le Tribunal de Grande instance le 7 Mai 1996 pour contrefaçon partielle pour son livre « Le Petit Prince de Belleville”, du livre de M.Buten, traduit en français par M.Carasso, « Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué »

Quand on lit ces deux livres, moi je pense « A la vie devant soi » de Romain Gary !

( Voici une dédicace de Romain Gary à un certain Vincent  sur un livre “Chien Blanc” que j’ai acquis chez un bouquiniste. En deux lignes se révèle l’âme tourmentée de Romain Gary.)

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Procés encore, dont la Presse avait longuement parlé : Régine Deforges condamnée en 1989, par le T-G-I pour contrefaçon de « Autant en emporte le vent » de Margaret Mitchell ; après étude comparative de 80 pages.

Puis à la cour d’appel de Paris , le 21 Novembre 1990, on a jugé qu’il ne s’agissait que de réminiscence littéraire et qu’il n’y avait pas de contrefaçon.

La Société Trust Compagnie qui défendait « Autant en emporte le vent » port l’affaire en Cassation qui déclara le 4 Février 1992, qu’il s’agissait d’une contrefaçon !

Rejugement à la Cour d’appel de Versailles qui déclara le 15 Décembre 1993 que c’était «  une ressemblance non constitutive de contrefaçon.

Après de nombreux autres appels, jugements, le Tribunal a finalement reconnu qu’il n’y avait pas « plagiat ».

Avec Internet le plagiat ou la copie a pris des proportions incroyables, notamment au niveau de l’enseignement. De très nombreux élèves, pour faire un commentaire ou une disserte se contentaient d’aller sur des sites de corrigés et faisaient des «  Copier-Coller » en arrangeant pour les plus malins quelques mots ou quelques phrases. Devant les plaintes des professeurs, une Société a sorti un puissant logiciel capable de détecter les textes ou passages de corrigés qui sont sur des sites Internet.

Que dire de la copie de C.D ou de D.V.D entiers de films. Personnellement ce que je trouve inacceptable, c’est le fait de copier à des nombres incroyables pour la vente. 9a pour moi c’est du vol. Mais à la rigueur un jeune qui n’a pas de fric et qui copie, vu le prix de C .D, une fois en passant, pour son seul usage personnel ça se comprend. Quant à ceux, comme moi qui mette sur un blog, une vidéo d’un chanteur oublié ou tout nouveau, ça peut au contraire faire acheter le C.D entier 

Un grand écrivain rencontré.


Henri Troyat, de son vrai nom : Lev Aslanovitchy Tarassovov, né à Moscou en 1911, Russe d’origine Arménienne.

Elu à l’Académie Française en 1959 et mort à Paris l’an dernier.

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Je l’avais rencontré dans une manifestation littéraire. Le reconnaissant au milieu d’un grand nombre de personnes, j’avais osé m’adresser à lui, pour lui dire combien ses écrits m’avaient fait passer des heures de bonheur . Il eut l’ait sincèrement touché de mon admiration. Mais hélas beaucoup de monde se pressait autour de lui. Il, me regarda, me prit la main et me dit très simplement « Je vous remercie mais écrivez moi pour me le dire. Ça me fera plaisir ! » Déjà on l’entraînait plus loin. J’eus le temps de lui presque crier « Mais Monsieur, je vous écris où ? » « A l’Académie c’est plus simple, je vous promets de vous répondre » Et il s’éloigna.

Un jour d’hiver 94, je pris ma plume et décidai de lui dire combien j’avais pris du plaisir à lire un grand nombre de ses romans et que je le considérais comme un grand écrivain populaire au sens noble du terme. Je lui précisais combien « L’Araigne », « Faux Jour, « Le vivier », « Le mort saisit le vif » avaient bercé mon adolescence. Je le remerciais pour toutes ses biographies qui m’avaient fait découvrir des auteures russes que je connaissais peu comme Dostoievski, Pouchkine, Lemontov, Tolstoï, Gogol, Tchekov, Tourgueniev ( que j’avais lu très jeune), Gorki. J’y ajoutais encore que j’avais mieux compris aussi, grace à lui, des auteurs français comme un de mes préférés Maupassant, mais aussi Zola, Verlaine. Je le félicitai pour la force de son style prenant.

Je lui avais écrit comme on lance une bouteille à la mer bien qu’il m’avait promis de me répondre. Or peu de temps après voici sa lettre que je reçus : une lettre simple, sincère, spontanée, émouvante.

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