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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
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Bords de Lot !

Promenade au bord du Lot dans cette chère ville, créée par Alphonse de Poitiers, frère du roi Saint-Louis. Mais. à l’époque de la domination romaine, un camp de légionnaires, à Excisum voit le jour tout près de l’actuelle ville., bientôt rejoint par des ateliers d’artisans et des temples notamment et une grande villa dont a retrouvé les restes.. Mais c’est au XIIIème siècle que la cité est véritablement fondée’ entre 1254 et 1263. Alphonse de Poitiers, donc frère de Louis XI et époux de Jeanne, comtesse de Toulouse, comprend tout l’intérêt stratégique de ce lieu couvert de forêts, dans la vallée du Lot. Et décide la construction d’une ville nouvelle, une Ville neuve, sur des terres cédées par les moines d’Eysses, avec un plan bien défini sur le modèle toutes les bastides du Sud-Ouest de la France : un plan orthogonal organisé autour d’une place centrale ; mais en plus Villeneuve avait la chance d’être cheval sur la rivière. De plus, il donna à la ville une charte en 46 articles « de privilèges, libertés et coutumes » La position de Villeneuve-sur-Lot, en fera un point de résistance important pendant la guerre de Cent ans et les guerres de religion, ou encore lorsque la célèbre reine Margot ( Dans la rue de Pujols on y voit encore la maison où elle aurait dormi.), femme d’Henri de Navarre, qui collectionna les amants, avide de pouvoir, tenta de conquérir l’Agenois en forçant en vain le passage de Villeneuve (1585). Son rôle de place de guerre prit fin avec les événements de la Fronde.. Dans cette guerre civile qui déchira la France, Villeneuve prit le parti des Princes contre Mazarin.. Elle fut assiégée, conquise (elle fut l’une des dernières à capituler, 1653) lui coûta ses remparts furent démolis et ses fossés comblés. Le calme revint en ses murs et même pendant. La Révolution de 1789 aucun mouvement majeur ne resta dans les annales. Le fleuve jouera un rôle d’importance pour la ville puisqu’il permit le transport de marchandises venues des régions voisines jusqu’au début du 20° siècle.

Pardon à ceux qui n’aiment pas la poésie quotidienne mais j’ose mettre un de mes poèmes, choisi par un Comité de Lecture, et mis en 1° page du guide touristique de l’époque et donc diffusé à des des dizaines de milliers d’exemplaires!

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Mon ami Paul Guth la surnommait » l’Athènes du Sud Ouest ou encore « la Station thermale du Bonheur » Si bien, qu’un jour, alor que j’étais Vice-Président du Syndicat d’Initiative, des touristes vinrent nous demander où se trouvaient les thermes ! C’est peut-être pour cela que René Clair vint tourner, en 1961, dans les environs immédiats son film « Tout l’Or du monde « (voir mes premiers articles.) Dans la ferme du paysan Bourvil, une source avait jailli et son eau était censée rajeunir les gens !

(Photos personnelles déposées)

 

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Mariés depuis des siècles.


Chez les êtres humains le mariage dure peu ! De toutes façons, hélas, la mort met toujours un terme aux unions les plus solides.

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Par contre sur notre terre il y a des unions fabuleuses qui remontent à des temps immémoriaux et dureront peut être jusqu’à la fin de notre monde. Ainsi le mariage de notre rivière Lot avec ce noble fleuve qu’est la Garonne est toujours aussi beau. Leur union, même si on la prend de haut est toujours tellement admirable. Ce vieux et majestueux, Monsieur le Lot, bleu roi et cette grande Dame bleue comme le ciel, encore mutine mais un peu essoufflée en ces temps de canicule, ont longtemps hésité semble-t-il avant de confluer en justes noces : ou du moins c’est ce dur à cuir venu du rude Massif Central qui a du drôlement réfléchir dans sa tête et pas seulement réfléchir le ciel ! Il a essayé de l’éviter puis est revenu vers elle, succombant à son côté plus impétueux et plus folâtre ! Ah, s’il l’avait connue avec son allure vive et un peu folle de sa jeunesse pyrénéenne ! Deux eaux qui se cherchent, deux eaux qui se frôlent, deux eaux qui s’unissent en mélangeant leurs rêves d’éternité. Union lente et silencieuse de leurs corps coulants qui ne font plus qu’un, réunion fusionnelle ; se mélanger, s’associer, communier, s’étreindre, s’accorder, s’apparier, s’accoupler, faire lit commun, emprunter à deux le même chemin, c’est partager cette intimité qui vous rend seuls au monde .

Plus puissants ils sont prêts, devenus une clepsydre géante, à compter les degrés du temps qui s’écoule lui aussi. Eux seuls peut-être ont goûté le sel et le miel de l’éternité ! La voilà ragaillardie. En gazouillis, en gargouillis, en clapots, clapotis, clapotages et clapotements, en murmures, en bruissements et chuintements, mais aussi joignant le geste à la parole, en frôlements, en tourbillons, en bouillonnements, en ondulations, leurs jeux d’amour se font ! C’est tellement mieux à deux d’affronter ce réel changeant sans penser au lendemain. Car ils ont tout connu dans leur longue vie : la folie ou l’égoïsme des hommes qui les ont muselés, enfermés, qui ont pompé leur eau vitale, qui les ont souvent presque empoisonnés, qui ont volé leurs habitants qui animent leurs corps, les poissons d’argent ! Là où ils ont été heureux c’est lorsqu’ils ont coulé en accord avec la nature, bordés par des centaines d’arbres différents loin des bruits naturels et artificiels que font les hommes : cris, vociférations, vacarmes, tapages, charivari, brouhahas, tintamarres, tohu-bohu, mais encore détonations des 14 juillet, claquements, vrombissements de moteur, hurlements de sirènes ; Ils sont bien petits ces êtres humains mais combien bruyants et gênants !

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Oui, ils préfèrent couler à l’ombre de ces sentinelles vivantes aux feuilles bariolées, narcissistes jusqu’à se mirer dans leurs flots ; oui, ils préfèrent aussi être caressés par des herbes longues et douces ! ! Mais le Lot, ce mach’eau, parfois l’énerve ; il fait le gros dos ou si vous préférez le gros d’eau ! Alors elle se met en colère et ses débordements sont légendaires, colères que l’homme affolé et conscient de sa petitesse a essayé de tempérer ! Parfois elle paresse. Lui a toujours été calme et pacifique au point souvent de se prélasser aussi en méandres, en cingles qui font la beauté de sa traversée des collines cadurciennes. Son lit était aussi plus étroit et plus profond.

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Désormais il s’étale avec elle dans sa couche large et confortable que les hommes ont appelé vallée. Il ne sait pas le pauvre qu’elle pratique la polyandrie et qui plus est, qu’elle a l’esprit si libre, qu’elle a ouvert son lit aussi bien à l’Ariège, qu’au Tarn et à bien d’autres encore. Même avec lui, elle continuera à étreindre d’autres affluents de tous genres ! Bisexualité innée, sensualité à fleur d’eau. Inassouvie, jusqu’au terme de sa vie, cette érotomane éternelle, s’est prise sur sa fin arrivant, d’une passion maladive pour ce Roi puissant qu’est l’Atlantique qui la domine, l’impressionne, la séduit, la trouble, la fascine l’émeut, l’obsède, l’excite,l’enivre, l’agite ! Elle en oublie ses maris et ses maîtresses ! Aussi, bouleversée, désorientée, déconcertée, perturbée, ensorcelée, pour se donner du courage, car elle redoute, elle craint l’Océan, ce monarque aux courroux célèbres, ce charmeur herculéen des autres créatures d’eau, Seine, et Loire, ce colosse ondoyant, versatile, elle prend la main de son Amie la Dordogne, elle aussi éprise, pour aller jusqu’au bout de cette attirance obsessionnelle.

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A deux elles s’étalent, ondoyantes, désirables, aliénées, soumises et offertes avant se jeter à flots perdus dans les vagues de ses draps ondulants ! Leur union se remarque par ce long et tumultueux baiser d’écume.

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Si le ciel pudique jette un voile de nuages sur cette copulation indécente…………

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…. les hommes, eux ces indiscrets surprenants ont construit cet immense et longiligne cyclope de pierre pour mieux observer cette étreinte incroyable

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Parfois même, l’océan indécent ose les pénétrer, sans complexe par ce phénoménal et indicible mascaret qui trahit la violence de ses ruts et la force de sa puissance virile ! Mouvement des eaux ( en latin “aestus”) qui a donné aestuarium, oui, estuaire en français, mouvement des eaux perpétuel, pouls de ce temps qui passe !

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Images personnelles et de Google Earth.

24 septembre 2007 - Aucun commentaire
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