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du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
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Jours de Gala .2°

Jours de Gala .2°


Qui est donc Gala?

De son véritable nom est Elena Ivanovna Dimitrievna Diakonova, Diakonova ; Gala est née à Kazan le 26 août 84, capitale de la République du Tatarstan ( en tatar, Kazan signifie : chaudron !) et grande ville universitaire.( Lénine y fera des études) Femme mystérieuse et d’une grande intuition, elle sut reconnaître le génie artistique et créateur là où il se trouvait et elle fréquenta de nombreux intellectuels et artistes.

On sait peu de choses sur elle si ce n’est qu’elle a deux frères aînés, Vadim et Nicolai, et une sœur cadette, Lydia et qu’elle passe son enfance à Moscou. Elle n’a que onze ans quand son Père meurt. Sa mère va se remarier avec un avocat qui gagne bien sa vie et a d’excellentes relations. Il considèrera les enfants de sa femme comme les siens. Ainsi il entretiendra d’excellents avec eux et leur permettra d’avoir une bonne éducation. Eléna (Gala) est une fille intelligente et travailleuse malgré des problèmes de santé (elle est atteinte de tuberculose). Aussi elle va terminer ses études brillantes, au lycée féminin M.G. Brukhonenko avec une excellente moyenne. Après quelques démarches, un décret du tsar va l’autoriser à exercer comme institutrice et à donner des cours à domicile. Mais en 1912, sa tuberculose s’aggrave . Sa famille ayant les moyens, n’hésite pas et la fait entrer au sanatorium de Clavadel en Suisse,. C’est là qu’lle fait la connaissance d’Eugène Grindel (connu plus tard sous le nom de Paul Eluard). Ayant le même âge et ayant des goûts communs ( poésie, lecture ) , une grande amitié pendant 2 ans, va naître entre eux ; amitié qui se transformera en amour.
Il faut dire que cette jeune femme, cultivée et sûre d’elle, e envoûte aisément ce jeune artiste prometteur .. Aussi quand, en1914, ils sont tous les deux autorisés à sortir du sanatorium, ils se fiancent . Gala rentre en Russie, tandis qu’Eugène Grindel ( Eluard ) rejoint l’armée et part au front ; . En 1917, ils se marient, et en 1918 ils ont une fille : Cécile, la fille unique de Gala,. Eugène Grindel qui écrivait de la poésie, commence à publier et à se faire connaître sous le nom de Paul Eluard. Il se met à fréquenter les avant-gardistes du mouvement surréaliste, et notamment les créateurs de la revue « Littérature » : André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon. Gala qui s’intéresse à la poésie, vient à leurs réunions. Au mois d’ octobre 1921, Éluard et son épouse vont rendre visite à Cologne en Allemagne au peintre Max Ernst. Il demande à Gala de poser pour lui et en fera de nombreux portraits. Elle devient son amante tout en restant l’épouse d’Éluard qui finalement laisse faire.. D’ailleurs, l’année suivante, Ernst vient même s’installer dans la maison des Éluard à Eaubonne (Val d’Oise).

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La relation triangulaire n’est nullement cachée et tout le monde semble heureux. La liaison durera de 1922 à 1924.

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C’est d’ailleurs en 24 qu’Eluard disparaît : Gala le croit mort. Il ne reviendra que 7mois plus tard après s’être embarqué et avoir fait le tour du monde. Tous remarquent ensuite, dans le groupe surréaliste, son extrême « amitié » avec le poète René Char puis et surtout, avec René Crevel.( qui bien plus tard se suicidera à l’âge de 35 ans)

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En Juillet 1929 elle fait donc la connaissance de Salvador Dalí comme je l’ai raconté, et reste seule avec lui, Elle quitte définitivement ses hommes en 1929 pour Dali.Ils voyageront souvent dès 19: Paris, séjour sur Cote d’Azur ( où Dali écrir

Eluard

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se remariera, en 1930, avec sa nouvelle muse Nush ( Nadia Benz) Mais elle restera en très bon termes avec eux, faisant bénéficier le jeune peintre catalan de leurs relations. De plus comme elle n’a absolument pas la fibre maternelle et elle préfère abandonne son éducation à sa belle famille Gala va tout faire pour endiguer la folie schizophrénique galopante qui le ronge et arrivera, avec un mélange de douceur, de soumission mais aussi de fermeté, à installer en lui un délire créatif positif et enrichissant.

Cependant, loin d’être reconnaissant de toutes ces attentions à l’égard de leur fils complètement transformé en bien, la famille qui rejette cette idylle passionnée entre Salvador et Gala, entre en conflit avec lui pour essayer de l’en détacher. Mais Dali tient trop à sa Gravida !.Pour la famille conservatrice et rigide, c’en est trop. Pour eux, Gala est une femme mariée, aux moeurs douteuses, gardant à leur yeux l’image de l’immigrée russe vivant dans la débauche des artistes parisiens, abandonnant son enfant pour se lancer dans des frasques amoureuses.

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Son Père ne renouera avec lui qu’en 1948

Encore une fois, c’est l’affrontement avec la famille, intransigeante. Dali est chassé par son père de la demeure familiale et se retrouve à la rue, presque sans un sou. Mais Gala, mûre, intelligente, manipulatrice va véritablement s’affirmer comme une maîtresse femme, prenant en main le soutien matériel de la vie du peintre. Gala devient le centre nerveux de toute l’organisation du couple Gala-Dali. Elle joue tous les rôles : imprésario, attachée de presse, mannequin, hôtesse, etc. Elle veille à ce que Dali se consacre entièrement à sa première passion et continue à peindre. Elle va jouer le rôle de son imprésario et va se débrouiller vendre ses oeuvres à de riches collectionneurs et cherche des mécènes pour les financer. Elle stimule Salvador sur tous les plans, autant intellectuel que sexuel.

Loin d’avoir des dons innés de femme d’intérieur, elle gère pourtant tout de même la vie quotidienne du couple : Dali ainsi aura tout son temps pour créer et développer son génie, le tout dans une atmosphère de paix et de confort. Dali disait d’elle : « Elle enlève le souci d’être un homme. Elle est mon sang, mon oxygène, l’ange de l’équilibre. » ou
« J’astiquais Gala pour la faire briller, la rendant la plus heureuse possible, la soignant mieux encore que moi-même, car sans elle tout était fini. » Salvador Dalí, in « Dalí de Draeger », (propos recueillis par Max Gérard)

Donc officiellemnt le couple devient un mythe d’amour, d’entente :le couple parfit quoi. Dali d’ailleurs dans ses écrits et ses déclarations renforcera cette image. Mais hélas ce n’est qu’une image pour l’extérieur. Histoire non officielle :

C’est vrai qu’elle a eu un rôle majeur sur la peinture de Salvador, en le rééquilibrant psychiquement, en le structurant intellectuellement, en lui donnant toujours cette envie d’aller plus loin.

A suivre….(histoire non officielle…???)

Jours de Gala !!! 1°

Jours de Gala !!! 1°

La vie laborieuse de peintre courant après les expositions, les récompenses, l’homme avide de reconnaissance, la vie relationnelle et sociale parfois tumultueuse s’est arrêtée un jour. Le bateau ivre de Dali, ballotté par les tempêtes, fatigué par les courses, a fait relâche dans ce gentil port de Cadaquès puis dans cette anse perdue et sauvage de Port Lligat. Le capitaine avait subi les charmes d’une sirène surprenante, intelligente, calculatrice, croqueuse d’hommes ; une femme au charme mystérieux et étrange révélatrice du Moi enfoui de cet homme généreux mais compliqué, perturbé, exigeant.

Revenons donc à ce voyage de 1929, à Paris où Dali rencontre les Surréalistes ; Breton( vous pouvez voir sa maison à Saint-Cirq la Popie), Philippe Soupault ( que j’ai rencontré à Brive dans les années 80 : je fus étonné de le voir vivant ce qui le fit bien rire ! Un homme sympathique et simple.Comme je faisais étudier certains de ses textes à mes élèves, il en fut heureux ; on parla de Sabine Sicaud, de Pierre Seghers, de l’Ecole de Rochefort et j’oubliai de lui parler de son rôle important dans le mouvement surréaliste !)),

Donc parlons de cette rencontre avec les Surréalistes qui fut d’une importance capitale pour Dali aussi bien sur le plan humain ( et donc sexuel) que sur le plan artistique.

Durant sa période estudiantine, Dali à la recherche d’une sexualité réelle, croit connaître des influences homosexuelles qui se font ,dit-il, clairement sentir, (son ami homosexuel Garcia Lorca avait bien tenté de le sodomiser en vain lors de leurs vacances communes)

. Echec sans doute parce que, Dali ne le sait pas encore, mais ses toiles de jeunesse démontrent un besoin instinctuel de posséder les femmes.
Dans sa première autobiographie, Dali décrit des scènes de jeux érotiques avec une jeune fille de son âge. Pourtant ses désirs restent à l’état latent.Seule une femme sortant de l’ordinaire pourrait peut-être déclencher en lui l’élan salvateur ! Curieux de se découvrir,il raconte alors, ses recherches multiples pour rencontrer la femme parfaite, dans la rue ou dans les bordels de Paris. Et malgré cela, Dali affirme qu’il était vierge quand il rencontra son seul et unique amour, Gala

Déçu physiquement ( à cause en fait de son propre échec) par Lorca, il va se passionner alors , artistiquement, pour l’œuvre de son Ami de Grenade. Comme je l’ai déjà dit, il écrira un article « San Sebastian » en son honneur, il fera les décors et les costumes de « Mariana Pineda ». Pourtant,déjà proche des idées surréalistes, en 1928 ,Dali s’éloigne de Lorca, en remettant en question la validité de la poétique de Lorca qui vient de publier son « Romancero Gitano » Il le juge trop traditionnel et mélodramatique .

Mais dans l’histoire de l’art espagnol, cet amour impossible, cette amitié surprenante et inédite, à la fois amoureuse et créatrice, restera à jamais marquée en lettres d’or. En effet puisque leur complicité donnera naissance à des éblouissements mutuels qui auront des conséquences décisives sur la vie et l’œuvre de ces deux mythes du 20° siècle. Dali sera très fortement marqué par Lorca et surtout, lui qui à peur du départ irrémédiable, par sa mort. Même à la fin de ses jours Salvador parlera « d’une amitié tagique ».

Ainsi Dali va se retrouver à Paris, dans un vide sexuel et affectif et dans un une remise en question de son œuvre.

.En s’étant rapproché de son autre ami , Buñuel, aussi adepte du surréalisme, avec lequel il écrit le scénario et, depuis janvier 1929, prépare le tournage du film Un chien andalou qui doit se faire à Paris en avril 1929, Dali va plus encore adopter ces théories nouvelles. D’avril à juin, Dali réside à Paris où, grâce à Miro qui s’était déjà intéressé à son œuvre à la suite de ses expositions aux Galeries Dalmau, il connaît Tristan Tzara; ce dernier le fait connaître dans les milieux surréalistes. Ainsi, Dali signe un contrat pour une exposition avec le marchand Goemans.(Je vous reparlerai de ce mouvement artistique qui a tant marqué notre début de 20° S) Voici le célèbre Tableu de Marx Ernst:

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Derrière, de gauche à droite: Philippe Soupault, Jean Arp, Max Morise, Rafaele Sanzio ( !!! avec un béret!)), Paul Eluard, Louis Aragon, (déjà au 2° plan, car on l’éloignera à cause de son engagement communiste)André Breton,( avec la cape rouge) Giorgio di Chirico, Gala Eluard.(semblante fuyante)
Au premier plan: René Crevel (assis, de dos), Max Ernst, Fedor Dostoïevski, Théodore Fraenkel, Jean Paulhan, Benjamin Péret, Baargeld, Robert Desnos

Au Rendez vous des Amis 1922

Ce tableau fut exécuté par Max Ernst en 1922, alors qu’il venait de quitter la Suisse pour rejoindre Gala Eluard à Paris. Il représente le groupe au moment où le peintre l’a rencontré, flanqué , oh ironie !!!,de Raphaël (coiffé d’un béret) et de Dostoïevski (personnage barbu), deux ancêtres bien douteux du surréalisme. Ils doivent être là pour incarner deux modèles à fuir : une peinture religieuse et académique pour le premier, une conception réaliste du roman pour le second ?!C’est d’ailleurs sur un extrait de Crime et châtiment que Breton s’appuiera, dans le Manifeste, pour condamner la description. Et pour se moquer encore plus de ces deux ancêtres,, Ernst, assis irrévérencieusement sur les genoux de Dostoïevski, ne semble-t-il pas lui tirer la barbe ? Sur fond de paysage alpestre, (Ernst, Eluard et Gala ayant séjourné en Suisse) les membres du groupe paraissent disposés de manière allégorique : statique, le bloc de gauche s’oppose au dynamisme des personnages de droite qui ont l’air d’arriver en courant. La position quasi identique de leur main fait penser à une sorte de langage de sourd-muet. On pourra surtout commenter celle d’André Breton (cape rouge), lui le Maître, qui semble, en mage souverain, distribuer son onction au groupe. Seuls René Crevel (à gauche) se détourne sur un piano imaginaire et Gala Eluard (bientôt Dali), à droite, indique la sortie… Cette toile devenue mythique ignore curieusement Tristan Tzara et Francis Picabia.

Dès Juillet 29, il revient sur sa chère côte catalane où il a invité ses nouveaux amis surréalistes : arrivent donc :Luis Buñuel, Goemans, Magritte et son épouse, et surtout Éluard avec sa femme Gala et leur fille Cécile dans sa maison de Cadaqués. Tout ce beau monde mène alors une vie rêvée : baignades, promenades, parties d’échecs, repas bien arrosés, nuits dans un café club rempli de musique espagnole et de jazz. Mais Dali n’a d’yeux que pour cette troublante femme d’Eluard. Aussi il l’entraîne dans des promenades sans fin dans les rochers du Cap Créu. Il va entamer une cour sans retenue. Ce n’est pas facile pour lui, car il souffre alors, de sortes de crises de nerfs qui se traduisent par des crises de rire sans fin, poussées à leur paroxysme, puisqu’il en arrive à se rouler par terre !. Difficile avec cet handicap d’aligner quelque mots et de paraître sincère dans ses déclarations. Intérieurement il est terrorisé car il comprend de suite en voyant cette femme qu’elle seule, pourra le libérer de ses peurs intérieurs, pourra faire naître entre lui ce désir refoulé des femmes et qu’elle seule pourra lui faire réaliser son désir le plus secret : la séduire et la posséder. Car il en tombe de suite follement amoureux, amour fou qui le transforme ! Cette chair, ce corps, ces seins, ces jambes, lui font à la fois peur et le troublent jusqu’à l’obsession ! Il surmonte sa terreur presque, et il arrive donc, entre deux fous rires à lui déclarer sa flamme de la manière la plus romantique qu’il soit. dans cette mélancolie indicible de la solitude du cap Creus, au détour d’une calanque, à Es Cayals .

Gala, elle la femme expérimentée, sûre de son charme, énergique, volontaire, va être intriguée, amusée au départ, et finalement touchée par ce jeune peintre étrange, timide, maladroit et puceau. Elle a surtout reconnu avec sa lucidité extraordinaire, en lui, le talent fabuleux. Aussi elle va se laisser tenter par cette nouvelle aventure qui s’ouvre à elle et abandonner son mari et sa fille. Tout ce beau monde repartira les laissant seuls en tête à tête, en corps à corps !

Laissons le parler de cette rencontre miraculeuse:

“Son corps avait une complexion enfantine, ses omoplates et ses muscles lombaires cette tension un peu brusque des adolescents. En revanche, le creux du dos était extrêmement féminin et liait avec grâce le torse énergique et fier aux fesses très fines que la taille de guêpe rendait encore plus désirables….La beauté souffreteuse du visage n’était pas la seule élégance de ce corps. Je regardai sa taille cambrée par sa démarche de Victoire et me dis avec déjà une pointe d’humour esthétique: “Les victoires aussi ont le visage assombri par la mauvaise humeur. Il ne faut pas y toucher.” Pourtant j’allais la toucher, j’allais étreindre sa taille quand la main de Gala prit la mienne. C’était le moment de rire, et je ris avec une nervosité d’autant plus violente que cela en était plus vexant pour elle à ce moment précis. Mais Gala, au lieu de se sentir blessée par ce rire, s’en enorgueillit. D’un effort surhumain, elle pressa encore plus fort ma main, au lieu de la laisser tomber avec dédain comme n’importe quelle autre femme l’aurait fait. Son intuition médiumnique lui avait donné à comprendre le sens exact de mon rire si inexplicable aux autres. Mon rire n’était pas “gai” comme celui de tout le monde. Il n’était pas scepticisme ou frivolité, mais fanatisme, cataclysme, abîme et terreur. Et le plus terrifiant, le plus catastrophique de tous les rires, je venais de le lui faire entendre, de le jeter par terre à ses pieds. “Mon petit”, dit-elle, “nous n’allons plus nous quitter.

Et Dali va expliquer encore plus ce coup de foudre, en donnant la clef historique et freudienne de cet amour indissociable qui vient de naître et que la mort seule saura rompre:

“Elle serait ma Gravida (“celle qui avance”), ma victoire, ma femme. Mais pour cela, il fallait qu’elle me guérisse. Et elle me guérit, grâce à la puissance indomptable et insondable de son amour dont la profondeur de pensée et l’adresse pratique dépassèrent les plus ambitieuses méthodes psychanalytiques”.

Dali parle de Gravida car il venait de lire “Gravida”, roman de Jensen interprété, expliqué par Sigmund Freud, dans lequel l’héroïne, Gravida (délire et rêve) réussit la guérison psychologique du héros.

“J’approchais de la grande épreuve de ma vie, l’épreuve de l’amour”.

Mais qui est cette Gala, qui restera définitivement à ses côtés, devenant sa femme et sa muse pour le restant de ses jours ? Que va devenir ce couple sortant de l’ordinaire ? (lui a 23 ans et fuyait jusqu’alors les femmes, elle, 31-32 ans, la croqueuse d’hommes, sûre d’elle, calculatrice )

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