DALI BERATION 2
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La fiction
dépasse-t-elle la vérité ou est-ce le contraire ?
Le côté exhibition de Dali est certes
le plus connu. Mais comme tout homme qui tient à tout prix à scanDALIser, la
Presse s’en empare. Et d’ailleurs c’était le but de Dali mais surtout celui de
son proche entourage !. C’était bien sûr le cas pour Dali. Le plus
comique, c’est que la Presse n’a pas parlé de toutes ses extravagances ( ou on
les a oubliées) ou parfois même, on a cité des disons, déformations de sa vie
réelle .
Je parlerai par exemple demain d’une version fausse d’un évènement
concernant Dali et révèlerai ce qui s’est vraiment passé !
Mais parlons d’abord, de l’Hôtel Meurice.
Dali et surtout Gala adoraient descendre dans cet Hôtel de Luxe de la Rue de » Rivoli, admirablement situé en face du romantique Jardin des Tuileries, dont tant d’auteurs ont parlé., dans ce 1 ° arrondissement riche de boutiques de luxe, entre la Place de la Concorde et le Musée du Louvre.
Le poète Léon-Paul Fargue répartissait la clientèle des hôtels parisiens en trois catégories : “la mauvaise, la bonne et celle du Meurice”…
Une fois franchie la porte de l’hôtel Meurice, rue de Rivoli,
vous pénétrez dans un univers entièrement conçu pour vous faire oublier les
tracas du quotidien.
Le Meurice tient son nom de son fondateur, Augustin Meurice. Propriétaire d’une auberge à Calais dont la clientèle se composait majoritairement de touristes anglais, il ouvre un second hôtel, à Paris, au 223 rue Saint-Honoré, terminus de la diligence. En 1835, l’hôtel déménage pour s’installer sur son emplacement actuel, rue de Rivoli. Afin de concurrencer le Ritz, il est rapidement agrandi
La création artistique a toujours
été, depuis 1835, un élément essentiel de l’art de vivre à l’Hôtel Le Meurice.
Dans cet hôtel, si prestigieux, l’art risque de se voir confondre avec un
certain génie Français, car ce luxe-là est de nature à exprimer la créativité
et l’innovation. Il consacre en effet, plus qu’un savoir-faire, mais un état de l’art à son
plus haut niveau.
L’Hôtel Le Meurice est connu depuis
le XIXe siècle pour avoir été la demeure des têtes couronnées – la
Reine Victoria, le Maharajah de Jaïpur ou le roi d’Espagne Alphonse XIII (et
bien d’autres jusqu’à ce jour) y eurent leurs habitudes. Mais pas
seulement : des écrivains et des artistes y furent aussi royalement
traités. Charles Dickens, l’auteur de David
Copperfield pouvait y croiser son compatriote William Thackeray. L’auteur
de Barry Lindon et de Vanity Fair ne tarit pas d’éloges à son
propos dans The Paris Sketch Book (1840). Dans les années 30, Coco Chanel
(1883-1971) y organisait de fastueuses réceptions et Florence Gould la
milliardaire et mécène franco-américaine (1895-1983) des déjeuners littéraires
très prisés. Grâce à elle Le Meurice abrita l’un des derniers salons
littéraires de Paris où venaient de nombreux écrivains et artistes: Jean
Paulhan, Roger Nimier, François Mauriac, Paul Léautaud et Paul Morand, Jean
Cocteau et Jean Giraudoux, Francis Scott Fitzgerald et sa femme Zelda, mais
aussi les peintres Marie Laurencin, Maurice de Vlaminck, Kees Van Dongen,
Georges Braque, ainsi que Salvador Dali et sa femme Gala.
Salvador Dali fut sans doute l’hôte le plus remarquable du Meurice. Il y a occupé un mois par an et pendant plus de trente ans l’ancienne suite royale d’Alphonse XIII la transformant aussitôt en atelier où le personnel lui fournissait autant d’assistants que nécessaire, quand il s’agissait d’y faire monter des chèvres, un cheval, un dromadaire ou une moto !
A moins qu’il ne soit question de capturer des mouches - celles-ci
étant pour Dali matière à réflexion philosophique.Essayez d’imaginer le personnel d’un grand Palace parisien ( femmes de chambre, valets, etc) courir après ces sacrés insectes.Quel pouvoir ce Dali !! C’est génial !Il ne se préoccupait pas des murs qu’il constellait parfois de taches de peintures ou de la moquette sur laquelle, ses guépards apprivoisés se faisaient les griffes !
Le matin Dali était prêt à recevoir tous les matins à 11 H dans son appartement 108 du 1° étage tous les gens qui voulaient le rencontrer : chanteurs ( ici Johnny Halliday),
hommes politiques,( je ne nommerai personne !) mais aussi toute personne désireuse de l’approcher. Le concierge obéissait aux demandes du Maître. Et l’on pouvait trouver dans son salon, gens de la noblesse, prostituées, commerçants des halles, anarchistes, hyppies, journalistes, éditeurs, de simples curieux ou comble de provocation pour Dali, de superbes modèles nues. Dali jouissait de voir la réaction gênée, ou au contraire excitée des gens présents ! Rendez-vous compte du regard que pouvait avoir un S.D.F, un paysan ou un homme connu devant des femmes aussi belles et complèyement dénudées !!!
Mélange hétéroclite que Dali adorait. Il aimait bien faire asseoir côte à côte des gens aussi
différents. Ainsi il pouvait aborder tous les sujets !Il les écoutait
aussi intéressé pour avoir un aperçu d’autres vies. Il était souvent dérangé
par le téléphone auquel il répondait tout en continuant à écouter ses
« invités ». Les gens repartaient ravis et Dali se marrait de ce
spectacle, véritable happening. Tout s’arrêtait quand Gala, apparaissait vers
13 H. Alors il buvait un grand verre d’eau et déclarait « Aujourd’hui
c’était intéressant » ou au contraire « Aujourd’hui c’était nul
« !
Mais le Directeur craignait toujours les demandes du couple,
notamment au niveau des repas, bien que Gala, aimant le luxe, préférait aller à
la Tour d’Argent où un table leur était réservée.
(Le voici reçu dans le célèbre restaurant comme un Prince!)
C’est au Meurice que Dali
organisa en novembre 1967 une exposition intitulée “Hommage à Meissonnier”
réunissant autour de son tableau La Pêche
au thon (Collection d’entreprise Pernod-Ricard) des tableaux de Meissonier,
Detaille, Neuville, Boldini et Gustave Moreau.
Aujourd’hui, on retrouve
le souvenir de Dali dans la touche
légèrement “surréaliste” de la rénovation
dirigée au cours de l’année 2007 par Philippe Starck tandis que sa fille
Ara Starck a réalisé une toile monumentale (145m2) tendue en clef de voûte sous
la verrière du “Dali” le restaurant où officie le chef (3 étoiles) Yannick Alléno. On ne peut que remarquer, disent les
critiques, la réinterprétation de la
chaise Louis XVI avec cannage en rotin et feuilles d’argent de Sam Baron,
inspirée du fauteuil vis-à-vis “Dali de Gala” dessiné par Dali, ainsi que la
chaise Léda pourvue de pieds humains, partie du corps que le Maître catalan
considérait comme essentielle
Pierre Cardin jeune, raconte
qu’il été le témoin d’un véritable happening qu’il a raconté sur France-Inter (30.11.2004)
: “Ayant convoqué la presse dans sa suite de l’Hôtel Meurice, où il avait préparé des sacs en
papier remplis de peinture liquide, Dali, solennellement, s’avança sur le
balcon et jeta les sacs de peinture sur les voitures en stationnement : la
“peinture explosion” venait de naître!”
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