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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
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Une voix noire fabuleuse !Vid-

Une voix noire fabuleuse !

En principe quand je vous présente une vidéo musicale ( jazz, classique ou variétés) c’est parce que j’ai eu un coup de coeur et en principe je ne me trompe guère. Je me rappelle quand je vous ai présenté mon coup de cœur pour une jeune chanteuse, pleine d’élégance,, véritable bulle de champagne dans la musique nouvelle, et bien je vois qu’aujourd’hui, tous les critiques vont dans mon sens en la découvrant ! Mademoiselle Berry !

Aujourd’hui avant d’en finir avec Dali, j’ai envie de vous présenter une chanteuse espagnole ( elle est très connue là bas) d’origine africaine( guinéenne). Je n’en avais jamais entendue parler. Je l’ai découverte dans des conditions étranges que je vais vous narrer.

Ça devait être Mercredi ou Jeudi soir. J’avais fini de lire dans la journée deux livres superbes que je vous conseille: J’ai tant rêvé de Toi” des frères Olivier et Patrick Poivre d’Arvor (un livre qui parle de Prague et du maheureux Desnos, mort d’avoir tant souffert dans les camps nazis):

“J’ai tellement rêvé de Toi,

J’ai tellement marché,tellement parlé

Tellement aimé ton ombre

Qu’il ne reste plus rien de Toi

Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres

D’être cent fois plus ombre que l’ombre,

D’être l’ombre qui viendra et reviendra

Dans ta vie ensoleillée !”

J’avais lu aussi “Les âmes grises” de Philippe Claudel, un livre incroyable, au style superbe, au genre picaresque et triste à vous flinguer comme son héros !

Aussi après ces textes si obsédants, j’avais encore plus que d’habitude, pour ne pas être réveillé par mes jambes, tellement mégalo qu’elles me réveillent pour me montrer qu’elles existent encore et me rappeler qu’elles m’ont promené sur tant de routes du monde, j’essaie donc d’éviter leur rencontre en m’engageant dans la nuit sur des chemins détournés. Armé de la côte de maille médicamenteuse comme un loir repu, je vagabonde alors sur les sentes folles et tortueuses des rêves.

Hélas, il devait être 4 ou 5 heures du matin quand mes jambes et surtout une en particulier, m’ont ramené ma Maîtresse, Madame la Douleur! Oh celle là je la connais. J’ai si peur de l’aimer, son côté maso et destructeur me fait fuir dès que je la vois. Mais assoiffée, affamée, elle me poursuit et quand elle m’a rattrapé, s’accroche à moi, elle me prend dans ses rets. Comme la mouche prise dans la toile d’araignée, je me débats pour tenter de m’échapper car que peut-elle m’offrir ? Elle doit être sans doute espagnole, car à moitié abruti par le sommeil et ma potion , je l’entends ricaner en me disant « l’amor ! l’amor ! ». Ca me rappelle l’hôtel de Tema ( Ghana) ou ne Noire qui avait frappé à ma porte m’ avait déclaré « c’est l’amour qui passe ! »Mais là c’était plus marrant et pas gratuit !

. De tous temps, j’ai abordé parfois le soir avec une sorte d’angoisse en pensant « Est-ce que demain, je vais me réveiller ? » C’est tellement mystérieux la nuit. Alors je me fabrique un rêve agréable .en m’endormant pour m’évader plus vite et ne plus penser, anxieux, à des choses tristes.

Mais ce matin là, alors que j’étais loin dans un rêve merveilleux, ma terrible maîtresse a tordu avec une sorte de plaisir sadique et pervers le muscle de ma jambe. Dans un demi sommeil je me suis levé, ai massé mon mollet et mon pied douloureux à en gueuler, après l’avoir passé sous une douche froide puis chaude et je me suis recouché. Pour mieux m’endormir, comme un enfant, j’ai besoin d’être bercé par de la musique, par des paroles, qui me font croire que je ne suis plus seul ! Ainsi je m’endors. J’appuie sur mon radio réveil pour trente minutes et ainsi au son de l’émission je me replonge dans le sommeil à nouveau. C’était France Inter. Et au lieu de m’endormir j’ai eu un frisson dans le corps entier en entendant une voix extraordinaire, profonde, puissante, belle et grave qui s’élevait dans la nuit.Sentiment surréaliste. Une voix espagnole qui soudain me transportait dans la demie pénombre d’une salle enfumée d’un tablao (boite de flamenco) de Madrid ou de Séville, où l’émotion à fleur de voix du chant flamenco vous fait mal de plaisir. Une voix obsédante, subjuguante, lancinante. Oh elle avait fui cette ordure de maîtresse. La voix était plus forte qu’elle. Je connaissais cette chanson célèbre espagnole (” La falsa moneda”)mais qui était cette mystérieuse chanteuse à la voix si prenante? Je rallumais pour noter le nom que prononça l’animateur ( c’est rare maintenant qu’on vous précise, à la fin d’une chanson, clairement, lentement, le titre de la chanson et le nom de l’interprète que vous venez d’entendre !)

Concha Buika.

Le lendemain vers midi j’ai cherché sur des sites ( j’en ai même trouvé un où on peut télécharger en toute légalité des titres !).La voici donc cette fameuse chanson de la nuit.( sûr, je vais acheter son C.D; “Niña de fuego” !)

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Comme je suis très partageur et aime offrir aux autres ce que je trouve beau, je vous la présente. Et qui plus est, elle chante aussi du jazz et me rappelle mes Billie Holiday,Sarah Vaughn, Mahalia Jackson, Nina Simone; Liz Mac Combe et autres Tracy Chapman, qui me plaisent tant. J’aime aussi faire connaître quelqu’un qui le mérite. Alors j’espère que vous aimerez ce type de voix et ce type de chanson. Je suis descendu ce matin exprès dans mon bureau pour la partager avec vous.

La voici encore, dans “Volver, Volver” ( Javier Limon est un des producteurs musicaux les plus célèbres d’Espagne. Il a fait connaître Ana Belén, Luz Casal, Andrés Calamro ou Calinhos Brown!

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Livre la Gaillarde !

Brive la Gaillarde.

Si Brive la Gaillarde a été rendue célèbre grâce à Georges Brassens, elle a pris aussi une importance capitale dans le domaine de la littérature avec sa fameuse Foire du Livre. A laquelle j’y vais chaque année aux alentours de la Toussaint.

Cette année c’est cette fin de semaine qui arrive.(26,27 et 28 Octobre)

Brive a pour moi en plus un parfum d’enfance heureuse.

En effet, Brive et ses environs, a été le berceau paternel de ma Mère. Aussi que de vacances j’ai pu passer chez ma tante qui habitait en face de la gendarmerie d’alors. Ma tante ancienne Directrice d’Ecole, célibataire, avait le don d’animer mes journées et nous avons visité tous les sites alentours : châteaux, grottes. Il y avait un autre personnage auquel je tiens à rendre hommage : L’oncle de ma Mère. Un type extraordinaire, un homme bon, simple, généreux, volontaire, qui avait commencé au bas de l’échelle en tant que garçon de café et qui avait terminé avec la création d’un des plus célèbres cafés de Brive, le Café des Sports, siège de l’Etoile Briviste, le club de football dont il fut une des chevilles ouvrières. Malgré son emploi du temps très chargé et très fatigant, il prenait sur ses heures de repos, pour former et entraîner les équipes poussins et minimes. Et pourtant il avait connu très jeune les affres de la guerre de 14, cette boucherie inepte. Il fut même gazé par l’hypérite. Je le revois partir sur son vélo avec son matériel dans des sacoches. Aujourd’hui le stade de football porte son nom : André Pestourie. Un hommage je pense bien mérité !

J’étais fier aussi étant gamin, que dans l’équipe 1° de rugby, de Brive jouait avec Domenech, mon cousin Roland Lefèvre. Excellent troisième ligne centre, il fut sélectionné dans l’équipe de France qui fit sa tournée en Nouvelle Zélande. ( Je passerai cette photo de l’Equipe de France). Il devint ensuite pendant longtemps capitaine de l’équipe d’Aurillac. Brive où pour la première fois j’allais avec l’assentiment de mon Père dans un célèbre dancing, « Le Cardinal », (qui existe toujours et où de célèbres écrivains invités par les grandes maisons d’édition qui rivalisent entre elles pour offrir le meilleur champagne y finissent leurs nuits ; il faut dire que les jolies hôtesses des stands y sont aussi !). Mon Père pourtant sévère et strict me prêta même ses chaussures pour être plus chic.

Que de repas en famille chez les cousins ai-je pu connaître à Brive ou dans les alentours ! Terrasson, Pazayac, Sexcles, etc..

Mais maintenant j’y retourne depuis douze ans pour cette fameuse Foire. Je suis reçu encore chez des cousins : comme,Georges, le fils du Grand Oncle, ancien notaire et ami de Lycée du Maire. Ces relations et ma carte de Presse me permettent ainsi d’approcher tellement de gens connus auquel je peux, pour satisfaire ma passion, demander des autographes. Ainsi l’an dernier j’ai eu l’extrême chance de visiter en privé avec le Maire, et autres personnalités, une exposition qui se tenait dans les salons du théâtre, sur les caractères d’imprimerie, en compagnie de Jean d’Ormesson. J’ai pu discuter avec lui sur l’existence ou non de Dieu, interrogation qu’il menait dans son livre qui venait de sortir.

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Mais j’ai pu aussi sympathiser au fil des années, avec bon nombre de personnalités.

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Patrick Poivre d’Arvor, d’abord, sans doute le plus intelligent, le plus simple ; nous avons des thèmes de prédilection communs en littérature : la poésie, les voyages et ses narrateurs. Quand j’avais fondé, dans ma ville, mon Club Littéraire avec son concours de prose et de poésie, je lui avais écrit, comme je l’avais fait à de très nombreux hebdomadaires ou journaux, pour lui demander s’il pouvait annoncer dans une de ses émissions littéraires ce concours. Il me répondit personnellement par une double carte, dans laquelle il m’expliquait très gentiment, que hélas il ne pouvait pas car il recevait déjà une centaine de demandes du même type. Quelques années plus tard je le rencontrais à Brive, lui demandais de signer mon livre d’or ; il me posa quelques questions. Ainsi je lui répondis d’où j’étais, que j’aimais la poésie, etc. En voyant mon prénom il me demanda soudain : « Mais vous n’avez pas fondé un club littéraire et vous ne m’avez pas écrit il y a quelques années pour annoncer un concours ? » Je fus stupéfait par cette mémoire extraordinaire et nous commençâmes à discuter. Lui disant que je connaissais bien Paul Guth avec qui j’avais mangé à plusieurs reprises et qui m’avait même reçu pour boire le thé, dans sa petite maison de vacances de la Rue Papou, P.P.D.A m’avoua qu’il aimait bien l’œuvre de Paul Guth ; nous parlâmes du personnage, de son humour, de ses idées, de sa gentillesse. Et à chaque fois que je retrouvais Patrick Poivre d’Arvor, je lui donnais des nouvelles ce cher Paul, jusqu’à sa mort un mois avant, en Octobre 97.

Une autre fois, alors que nous allions commencer à manger, avec mon Amie à une table de 4, dans un restaurant bondé, la serveuse vint nous demander, si nous acceptions une dame seule à notre table. A notre oui, elle appela la fameuse dame que je ne voyais pas ; je pus lire alors sur le visage de mon Amie, de la surprise puis un certain sourire heureux. Je me levais alors pour présenter la chaise à côté de moi à cette inconnue et je découvris Eve Ruggiéri. Je la fis asseoir et découvris qu’elle était plus jolie qu’à la télévision avec notamment de superbes jambes ! La conversation à table entre nous trois, fut agréable.

Au fil des années je pus nouer des liens de complicité avec plusieurs écrivains ou journalistes : J-F, Kahn, Malek Chebel, mon ami Pierre Sansot ( hélas disparu) ou Alain Vircondelet, ces deux que je connaissais déjà ; mais aussi l’écrivain oranais Abdelkader Djémaï et notre amour commun de l’œuvre de Camus, Rachid Mimouni avec qui je m’étais découvert plein d’idées communes.

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J’eus d’autres conversations, sympathiques, amusantes parfois, riches avec plein d’autres grands noms.

De la politique : Roger Pierrefite l’ancien ministre de De Gaulle, Hubert de Védrine, Michel Rocard,

michel-rocard.jpg A.Begag, J-P Soisson, Alain Krivine, De Villepin( nous avons parlé de poésie et fus abasourdi par sa culture en la matière !), R.Dumas. J-Ch.Mittterand-
Des Sportifs: Thévenet, Poulidor

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Des avocats : P.Lombard,(digne) Gilbert Collard(malin),Jacques Verges (énigmatique),Gisèle Halimi ( un peu ombrageuse).

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Des chanteurs Lalanne, Henri Salvador avec qui je ne pus échanger que quelques mots tellement la foule autour de lui était grande,

Des gens du cinéma: Serge Moati ( aussi écrivain et homme de télé, Jean-Jacques Beinex

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Des dessinateurs : Iturria, Wolinski, Plantu, J.Faizant, H.Cueco

Des acteurs ; Marina Vlady (dont j’étais amoureux à seize ans !), Macha Méril, Nathalie Delon

nathalie-d.jpg; M-C Barrault, Mylène Demongeot, J-C Brialy, Daniel Prévost ( qui m’avait confié sa quête d’identité en Algérie), C.Malavoy,P.Clay, B.Laffont

Des gens de la télé ou journalistes : J- Kahn , Anne Marie Peisson, François de Closets. Marcel Jullian, A-M Peysson, Claude Guillaumin, Jean Bertolino, Joseph Poli, Philippe Labro, T.Desjardin, Ph.Alexandre, Ph.Vandel, B.Pivot, A.Rey,G-Y Benamou, Ph.Guillaumin , J.Lacouture, R.Colombani, J.Duhamel, Dominique Jamet, Claude Villers, O.Todd, Isabelle Alonso,

isabelle-alonso.JPG J-P About Florence Aubenas, Patrick de Carolis.

Et bien sûr des écrivains :

amelie-nothomb.jpgAmélie Nothomb,D.Picouly, François Nourissier, René de Obaldia ( que je croyais mort, ce qui le fit bien rire),Lucien Bodard Andreï Makine, Vladimir Fedorovski,Vladimir Volkoff, Fatou Diomé, J.Lanzmann, Jorge Semprun, Ch.Angot, A .Jardin, D. Decoin, P.Delbourg, Marie Desplechin Isabelle Lacamp, Raphaëlle( maintenant elle se fait appeler Marie) Billetdoux, Marc Lévy,

marc-levy2.jpg Yasmina Khadra, F.Beigbeder, Michèle Fitoussi, Yves Berger, J-E Hallier, P.Assouline, P.Rambaud, Yves Berger, Max Gallo, P.Bruckner, A.Brincourt, Rachid Boudjedra, A.Maalouf , etc…

 

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J’eus même la chance de pouvoir discuter avec l’abbé Pierre avec qui je parlais de mes souffrances physiques ( avant mon opération de ma colonne vertébrale. V.archives) et qui m’engueula presque en me disant « Et qu’est-ce que vous croyez ? Qu’il n’y a que vous ? Moi aussi, mais vous savez il faut accepter ; quand vous me voyez sur la scène médiatique et que je veux faire passer des messages avec force, vous pensez que je vais venir larmoyant et la mine abattue ? Sinon soyez sûr, le message, le coup de gueule que je veux faire passer ne passerait pas. Il faut connaître la psychologie de l’être humain, il aime bien celui qu’il peut admirer, celui qu’il et donc celui qu’il peut écouter et aimer.

- Donc vous reconnaissez que vous savez utiliser les médias et même jouer un rôle pour paraître plus vrai.

-Et bien sûr ; les médias m’ont aidé d’ailleurs. Ce sont eux qui ont créé ma dégaine : le béret, la cape, la canne. Vous savez ils aiment bien schématiser car nous sommes hélas au temps du paraître et les gens aiment bien les icônes faciles à comprendre. Mais un homme d’Eglise lui aussi est dans un certain temps et doit vivre avec ce temps, même si je peux paraître un vieux dérangeant et d’une autre époque, je sais que intellectuellement je dois me mettre au goût du jour si je veux qu’on m’écoute. Moi aussi, ma vie n’est pas marrante,tous les jours . Quand je me couche le soir en me demandant si je vais pouvoir dormir et quand je me réveille le matin avec des douleurs partout, moi aussi je me révolte mais j’accepte. Et alors il faut accepter. Au lieu de vous regarder, essayer d’observer les autres et aidez ceux qui n’ont pas la vie facile. Et puis vivez, vous souffrez mais vous n’êtes pas handicapé, alors profitez en. Vous verrez vous penserez moins à vos problèmes et supporterez mieux vos douleurs !

-Et la mort vous la craignez ?

Il éclata presque de rire.

- J’espère que vous plaisantez. D’abord je suis un chrétien, je crois en une autre vie, bien sûr il m’est arrivé de me poser des questions mais souvent le doute raffermit ses convictions. Et puis vous savez parfois je souffre tellement que je me dis qu’un vieux bonhomme comme moi aimerait bien voir de l’autre côté. J’ai fait mon temps vous savez.

Merci, Monsieur l’Abbé Pierre d’avoir bien voulu parler avec moi en me donnant une leçon d’humilité, et d’avoir signé mon Livre d’Or


En tous les cas ce que j’ai remarqué, ce sont la gentillesse, la simplicité, la disponibilité, l’ouverture d’esprit de ces gens connus qui me signaient gentiment mon livre d’or sans que je leur achète leur livre et surtout ce que j’ai apprécié, c’est qu’avec la plupart, malgré la notoriété qu’ils avaient, ils discutaient, m’écoutaient, répondaient à mes questions, moi qui n’étais qu’un passant inconnu, alors que dans ma propre ville, il est difficile souvent de parler à quelqu’un qui a acquis un titre de conseiller ou autre ! Il faut prendre rendez-vous, etc..

En douze ans, seules deux personnes refusèrent et pas très gentiment de me donner seulement leur signature : deux femmes ! Yvette Horner l’an dernier, ( mais son âge et son caractère l’excusent!) et en 1989, Ségolène Royal ! Il est vrai qu’à l’époque elle ne sollicitait pas les attentions des électeurs à l’échelon national; elle venait d’être élue, députée des Deux Sèvres en 88.. Je venais de discuter longuement avec Rachid Mimouni, E-Charles-Roux, G-E Clancier, H.Bazin, Yvan Audouard mais aussi avec F-Mallet-Joris, G.Dormann, R.Deforges , A.Boudard, F.Nourissier,Ph.ragueneau, E.Robles, R.Sabatier, enfin que des gens de talent et sympathiques quand soudain je vois cette chère Ségolène. Elle présentait un livre appelé « Le Ras le bol des bébés zappeurs » sur les enfants et la télé. Je fus surpris de la voir derrière sa table à moitié retournée, au lieu de s’occuper de son livre ; elle s’entretenait avec une dame très B.C.B.G de Brive (avec veste de fourrure, robe de prix), j’attendis la fin de la conversation. Ségolène y évoquait ses enfants et notamment sa fille. Quand elle eut terminé, je lui demandai très poliment : « Pardon Madame, auriez-vous la gentillesse de bien vouloir me dédicacer mon livre d’or ? » A ma grande surprise elle me regarda avec un sourire mi-moqueur, mi- méchant et me lança avec une sorte de rire sarcastique : « Mais vous n’avez qu’à acheter mon livre, mon pauvre ! » Je suis en principe très sympathique mais lorsque je me sens agressé, le scorpion se réveille et je peux devenir ironique et caustique ! « Mais Madame, êtes-vous bien sûr d’être socialiste ?

- Mais pourquoi vous me posez cette question bizarre ?

- Et bien tout simplement, je pense que vous êtes une femme intelligente, je suppose, alors est-ce que vous croyez que je pourrais m’acheter tous les livres des écrivains et des vrais eux, à qui je demande leurs signatures pour ma collection? Je me permets de vous signaler que jusqu’à présent, ils l’ont tous accepté avec gentillesse ! Vous êtes la première à me refuser cela. »

-Bon ça va, donnez-moi votre papier, je vais vous le signer !

-Non merci Madame, ce que vous appelez un bout de papier est un superbe livre d’or qu’une personne très chère m’a offert et qui contient des phrases sympathiques, des signatures des plus grands écrivains qui sont venus à Brive et même des dessins de Faizant, de Cabu . Au revoir Madame. J’aurais du dire “Adieu” car je comptais la revoir cette année, puisque pendant sa campagne présidentielle, elle devait, c’était promis-juré, sortir un livre; mais comme l’arlésienne, sa parution a été repoussée de mois en mois, et il n’a toujours pas été mis sur les rayons. Donc je verrai pas si elle a changé !

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