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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
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Vidéos:Bercer , balancer ou rêver.

Bercer , balancer ou rêver.

Pour ma fin de semaine j’avais envie de mettre du rock ! Mais du vrai : Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran, etc…J’adorais danser et dès que j’entendais les débuts par l’orchestre de ce type de musique, je ne pouvais plus tenir. J’étais certes plus souple qu’aujourd’hui. J’étais arrivé à un bon niveau. Puis ce fut l’arrivée du Twist. Alors là ce fut encore plus terrible. Je fis même des concours et en gagnai même un ! Mon plus beau souvenir avoir dansé avec Claude François dans les salons de l’hôtel du Parc à Villeneuve quand il me fit sa démonstration. Puis je tâtais du madison, du hully gully, du mashed potatoes. Envie de faire le fou, de m’éclater. A l’époque on oubliait pas ses problèmes dans l’alcool mais dans le rythme. Je dansais à peu près bien le cha cha cha, la bossa nova mais un petit peu seulement le paso doble et le tango et pas du tout la valse. Pourtant quand je voyais les as du tango, je les enviais.

Mais finalement, je mais vous mettre un Gainsbourg moins connu. Le pianiste. Ah il n’est pas fabuleux mais enfin il a quand même un certain talent. Il est accompagné par un guitariste de jazz que j’adore : Elek Bacsik. J’ai son C.D qui reprend ses succès comme « Take Five ».Ce Tzigane Hongrois est merveilleux.

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Le contrebassiste est Michel Gaudry. Un boeuf à domicile. en 74 ,un morceau de jazz américain composé en 1934.


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 Ensuite j’ai voulu mettre”Tombe la neige “d’Adamo. En effet j’ai rencontré dans la semaine un ancien bon copain. Il habitait en face de chez moi dans une grande maison bourgeoise avec un parc.. Il était grand, frisé, blond et bon sportif. Tout le contraire de moi. De plus lui avait un scooter et moi je roulais à bicyclette. Je me souviens qu’on faisait à nous deux dans son Parc les Jeux olympiques. Bien sûr il me battait partout à plate couture sauf dans le lancer du javelot !!!Mais il avait  surtout une jolie cousine. Ouah…Il était assez sympa pour nous laisser enfermés dans la cabane-chalet de son court de tennis. Lui avait une éducation assez rigide et sa Mère Instit le menait tambour battant ! Quand je l’ai revu (il est devenu prof) il avait bien sûr changé : blanchi, grossi.Il me ressemblait désorpais un peu….

Quand il a commencé à sortir avec moi, à la piscine, il a connu une fille plutôt mignonne. C’était sa 1°. Au bout de quelques jours, elle le lâcha. Manque de pot, il en était tombé amoureux, raide dingue. Ce fut terrible pour lui. Et je me souviens toujours de ce matin de Juillet à la piscine du Rooy. Nous étions  presque seuls sous une sorte d’ancienne grange ouverte et toute rénovée. Là se trouvait le bar de la piscine,  des tables, des chaises, le baby foot, un flipper et surtout un juke box. Il n’arrêtait pas de sortir des pièces et de remettre cette chanson d’Adamo.


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C’était assez surréaliste d’entendre cette chanson  avec la chaleur qu’il faisait. Nous étions en maillot de bain, avec notre serviette sur les épaules, lui appuyé contre le baby foot, triste à mourir. Il écoutait puis me parlait d’elle. Et moi qui me trouvais entre deux rencontres, donc le cœur libre, j’essayais de lui remonter le moral.

Puisque je parle de neige, je me souviens de ces “Neiges du Kilimandjaro de Pascal DAnel.

 

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Mais à l’époque nous étions romantiques et moi peut-être encore plus. Alors ce mot me rappelle une autre chanson de Pascal Danel:”La plage aux romantiques”!

 

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Moi aussi je savais que des peines de cœur ça fait très mal. J’étais allé rechercher une de mes 1° amours en Afrique (où je passais 2 mois chez elle à l’été 72 )et nous avions décidé de vivre ensemble avec son fils. Elle arriva à Noël. Mais elle avait un côté « colonialiste » qui lui faisait parler aux caissières, vendeuses sur un ton acide , agressif et supérieur qui me mettait mal à l’’aise. Lui reprochant cette attitude, nous nous sommes engueulés entre autres pour cela. Mais qui plus est, je savais qu’elle avait vécu des épreuves difficiles avec son ex mari dont elle était officiellement séparée. Mais le vrai divorce avec l’attribution de la garde de son fils (bien que normalement son ex avait tous les torts) l’inquiétait. Aussi si je comprenais qu’elle avait des excuses et qu’elle était mal dans sa peau, jouer les presque souffre douleurs ne me plaisait pas du tout !

Finalement je rompis avec elle et j’allais vivre seul dès Janvier, dans un appartement où dès les premiers beaux jours je crevais de chaleur. Je ressentis soudain la solitude. Je me rendis compte de mon attachement pour elle. Ce fut terrible. Et je repensais à ce copain. Mais moi je passais et repassais « Je suis malade » de Serge Lama.

 

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74 une année qui me marqua. On découvrit vers Février aussi un cancer  de la prostate chez mon Père. Heureusement il fut soigné avec énergie et vécut jusqu’en 1995. Pour fuir ma solitude et la chaleur du début d’été, je partis 2 mois aux Baléares où je vécus des aventures folles et fabuleuses. A mon retour mon Amie revint me voir et de fil en aiguille je revins vivre avec elle. Je gardais cependant mon appartement jusqu’à la fin de l’année au cas où. Mais tout s’arrangea entre nous et en Février on se maria !

Ah ces femmes! Nous les aimons bien! Et en ce moment elles sont à l’honneur: deux au P.S ( Bravo en passant à Ségolène; mon Ami ex-socialiste avait bien- cf archives_,” A Reims les décisions sont forcément royales!).Mais qui sera la plus rapide au sprint final: Ségolène ou Martine????

La digne et grande Dame Simone Weïl , élue à l’Académie Française.

Et hier soir F.Busnel présentait dans son émission  littéraire,”La grande librairie l’intelligente et respectable Elizabeth Badinter, la fausse timide, un peu enfant coquine Nina Bouraoui, la superbe et énigmatique Claire Castillon et la sûre d’elle et cultivée Alice Ferney. Ells nous parlaent de relations amoureuses: désir, plaisir, sexe, passion, amour, désamour…Décidément…

Livre la Gaillarde !

Brive la Gaillarde.

Si Brive la Gaillarde a été rendue célèbre grâce à Georges Brassens, elle a pris aussi une importance capitale dans le domaine de la littérature avec sa fameuse Foire du Livre. A laquelle j’y vais chaque année aux alentours de la Toussaint.

Cette année c’est cette fin de semaine qui arrive.(26,27 et 28 Octobre)

Brive a pour moi en plus un parfum d’enfance heureuse.

En effet, Brive et ses environs, a été le berceau paternel de ma Mère. Aussi que de vacances j’ai pu passer chez ma tante qui habitait en face de la gendarmerie d’alors. Ma tante ancienne Directrice d’Ecole, célibataire, avait le don d’animer mes journées et nous avons visité tous les sites alentours : châteaux, grottes. Il y avait un autre personnage auquel je tiens à rendre hommage : L’oncle de ma Mère. Un type extraordinaire, un homme bon, simple, généreux, volontaire, qui avait commencé au bas de l’échelle en tant que garçon de café et qui avait terminé avec la création d’un des plus célèbres cafés de Brive, le Café des Sports, siège de l’Etoile Briviste, le club de football dont il fut une des chevilles ouvrières. Malgré son emploi du temps très chargé et très fatigant, il prenait sur ses heures de repos, pour former et entraîner les équipes poussins et minimes. Et pourtant il avait connu très jeune les affres de la guerre de 14, cette boucherie inepte. Il fut même gazé par l’hypérite. Je le revois partir sur son vélo avec son matériel dans des sacoches. Aujourd’hui le stade de football porte son nom : André Pestourie. Un hommage je pense bien mérité !

J’étais fier aussi étant gamin, que dans l’équipe 1° de rugby, de Brive jouait avec Domenech, mon cousin Roland Lefèvre. Excellent troisième ligne centre, il fut sélectionné dans l’équipe de France qui fit sa tournée en Nouvelle Zélande. ( Je passerai cette photo de l’Equipe de France). Il devint ensuite pendant longtemps capitaine de l’équipe d’Aurillac. Brive où pour la première fois j’allais avec l’assentiment de mon Père dans un célèbre dancing, « Le Cardinal », (qui existe toujours et où de célèbres écrivains invités par les grandes maisons d’édition qui rivalisent entre elles pour offrir le meilleur champagne y finissent leurs nuits ; il faut dire que les jolies hôtesses des stands y sont aussi !). Mon Père pourtant sévère et strict me prêta même ses chaussures pour être plus chic.

Que de repas en famille chez les cousins ai-je pu connaître à Brive ou dans les alentours ! Terrasson, Pazayac, Sexcles, etc..

Mais maintenant j’y retourne depuis douze ans pour cette fameuse Foire. Je suis reçu encore chez des cousins : comme,Georges, le fils du Grand Oncle, ancien notaire et ami de Lycée du Maire. Ces relations et ma carte de Presse me permettent ainsi d’approcher tellement de gens connus auquel je peux, pour satisfaire ma passion, demander des autographes. Ainsi l’an dernier j’ai eu l’extrême chance de visiter en privé avec le Maire, et autres personnalités, une exposition qui se tenait dans les salons du théâtre, sur les caractères d’imprimerie, en compagnie de Jean d’Ormesson. J’ai pu discuter avec lui sur l’existence ou non de Dieu, interrogation qu’il menait dans son livre qui venait de sortir.

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Mais j’ai pu aussi sympathiser au fil des années, avec bon nombre de personnalités.

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Patrick Poivre d’Arvor, d’abord, sans doute le plus intelligent, le plus simple ; nous avons des thèmes de prédilection communs en littérature : la poésie, les voyages et ses narrateurs. Quand j’avais fondé, dans ma ville, mon Club Littéraire avec son concours de prose et de poésie, je lui avais écrit, comme je l’avais fait à de très nombreux hebdomadaires ou journaux, pour lui demander s’il pouvait annoncer dans une de ses émissions littéraires ce concours. Il me répondit personnellement par une double carte, dans laquelle il m’expliquait très gentiment, que hélas il ne pouvait pas car il recevait déjà une centaine de demandes du même type. Quelques années plus tard je le rencontrais à Brive, lui demandais de signer mon livre d’or ; il me posa quelques questions. Ainsi je lui répondis d’où j’étais, que j’aimais la poésie, etc. En voyant mon prénom il me demanda soudain : « Mais vous n’avez pas fondé un club littéraire et vous ne m’avez pas écrit il y a quelques années pour annoncer un concours ? » Je fus stupéfait par cette mémoire extraordinaire et nous commençâmes à discuter. Lui disant que je connaissais bien Paul Guth avec qui j’avais mangé à plusieurs reprises et qui m’avait même reçu pour boire le thé, dans sa petite maison de vacances de la Rue Papou, P.P.D.A m’avoua qu’il aimait bien l’œuvre de Paul Guth ; nous parlâmes du personnage, de son humour, de ses idées, de sa gentillesse. Et à chaque fois que je retrouvais Patrick Poivre d’Arvor, je lui donnais des nouvelles ce cher Paul, jusqu’à sa mort un mois avant, en Octobre 97.

Une autre fois, alors que nous allions commencer à manger, avec mon Amie à une table de 4, dans un restaurant bondé, la serveuse vint nous demander, si nous acceptions une dame seule à notre table. A notre oui, elle appela la fameuse dame que je ne voyais pas ; je pus lire alors sur le visage de mon Amie, de la surprise puis un certain sourire heureux. Je me levais alors pour présenter la chaise à côté de moi à cette inconnue et je découvris Eve Ruggiéri. Je la fis asseoir et découvris qu’elle était plus jolie qu’à la télévision avec notamment de superbes jambes ! La conversation à table entre nous trois, fut agréable.

Au fil des années je pus nouer des liens de complicité avec plusieurs écrivains ou journalistes : J-F, Kahn, Malek Chebel, mon ami Pierre Sansot ( hélas disparu) ou Alain Vircondelet, ces deux que je connaissais déjà ; mais aussi l’écrivain oranais Abdelkader Djémaï et notre amour commun de l’œuvre de Camus, Rachid Mimouni avec qui je m’étais découvert plein d’idées communes.

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J’eus d’autres conversations, sympathiques, amusantes parfois, riches avec plein d’autres grands noms.

De la politique : Roger Pierrefite l’ancien ministre de De Gaulle, Hubert de Védrine, Michel Rocard,

michel-rocard.jpg A.Begag, J-P Soisson, Alain Krivine, De Villepin( nous avons parlé de poésie et fus abasourdi par sa culture en la matière !), R.Dumas. J-Ch.Mittterand-
Des Sportifs: Thévenet, Poulidor

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Des avocats : P.Lombard,(digne) Gilbert Collard(malin),Jacques Verges (énigmatique),Gisèle Halimi ( un peu ombrageuse).

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Des chanteurs Lalanne, Henri Salvador avec qui je ne pus échanger que quelques mots tellement la foule autour de lui était grande,

Des gens du cinéma: Serge Moati ( aussi écrivain et homme de télé, Jean-Jacques Beinex

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Des dessinateurs : Iturria, Wolinski, Plantu, J.Faizant, H.Cueco

Des acteurs ; Marina Vlady (dont j’étais amoureux à seize ans !), Macha Méril, Nathalie Delon

nathalie-d.jpg; M-C Barrault, Mylène Demongeot, J-C Brialy, Daniel Prévost ( qui m’avait confié sa quête d’identité en Algérie), C.Malavoy,P.Clay, B.Laffont

Des gens de la télé ou journalistes : J- Kahn , Anne Marie Peisson, François de Closets. Marcel Jullian, A-M Peysson, Claude Guillaumin, Jean Bertolino, Joseph Poli, Philippe Labro, T.Desjardin, Ph.Alexandre, Ph.Vandel, B.Pivot, A.Rey,G-Y Benamou, Ph.Guillaumin , J.Lacouture, R.Colombani, J.Duhamel, Dominique Jamet, Claude Villers, O.Todd, Isabelle Alonso,

isabelle-alonso.JPG J-P About Florence Aubenas, Patrick de Carolis.

Et bien sûr des écrivains :

amelie-nothomb.jpgAmélie Nothomb,D.Picouly, François Nourissier, René de Obaldia ( que je croyais mort, ce qui le fit bien rire),Lucien Bodard Andreï Makine, Vladimir Fedorovski,Vladimir Volkoff, Fatou Diomé, J.Lanzmann, Jorge Semprun, Ch.Angot, A .Jardin, D. Decoin, P.Delbourg, Marie Desplechin Isabelle Lacamp, Raphaëlle( maintenant elle se fait appeler Marie) Billetdoux, Marc Lévy,

marc-levy2.jpg Yasmina Khadra, F.Beigbeder, Michèle Fitoussi, Yves Berger, J-E Hallier, P.Assouline, P.Rambaud, Yves Berger, Max Gallo, P.Bruckner, A.Brincourt, Rachid Boudjedra, A.Maalouf , etc…

 

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J’eus même la chance de pouvoir discuter avec l’abbé Pierre avec qui je parlais de mes souffrances physiques ( avant mon opération de ma colonne vertébrale. V.archives) et qui m’engueula presque en me disant « Et qu’est-ce que vous croyez ? Qu’il n’y a que vous ? Moi aussi, mais vous savez il faut accepter ; quand vous me voyez sur la scène médiatique et que je veux faire passer des messages avec force, vous pensez que je vais venir larmoyant et la mine abattue ? Sinon soyez sûr, le message, le coup de gueule que je veux faire passer ne passerait pas. Il faut connaître la psychologie de l’être humain, il aime bien celui qu’il peut admirer, celui qu’il et donc celui qu’il peut écouter et aimer.

- Donc vous reconnaissez que vous savez utiliser les médias et même jouer un rôle pour paraître plus vrai.

-Et bien sûr ; les médias m’ont aidé d’ailleurs. Ce sont eux qui ont créé ma dégaine : le béret, la cape, la canne. Vous savez ils aiment bien schématiser car nous sommes hélas au temps du paraître et les gens aiment bien les icônes faciles à comprendre. Mais un homme d’Eglise lui aussi est dans un certain temps et doit vivre avec ce temps, même si je peux paraître un vieux dérangeant et d’une autre époque, je sais que intellectuellement je dois me mettre au goût du jour si je veux qu’on m’écoute. Moi aussi, ma vie n’est pas marrante,tous les jours . Quand je me couche le soir en me demandant si je vais pouvoir dormir et quand je me réveille le matin avec des douleurs partout, moi aussi je me révolte mais j’accepte. Et alors il faut accepter. Au lieu de vous regarder, essayer d’observer les autres et aidez ceux qui n’ont pas la vie facile. Et puis vivez, vous souffrez mais vous n’êtes pas handicapé, alors profitez en. Vous verrez vous penserez moins à vos problèmes et supporterez mieux vos douleurs !

-Et la mort vous la craignez ?

Il éclata presque de rire.

- J’espère que vous plaisantez. D’abord je suis un chrétien, je crois en une autre vie, bien sûr il m’est arrivé de me poser des questions mais souvent le doute raffermit ses convictions. Et puis vous savez parfois je souffre tellement que je me dis qu’un vieux bonhomme comme moi aimerait bien voir de l’autre côté. J’ai fait mon temps vous savez.

Merci, Monsieur l’Abbé Pierre d’avoir bien voulu parler avec moi en me donnant une leçon d’humilité, et d’avoir signé mon Livre d’Or


En tous les cas ce que j’ai remarqué, ce sont la gentillesse, la simplicité, la disponibilité, l’ouverture d’esprit de ces gens connus qui me signaient gentiment mon livre d’or sans que je leur achète leur livre et surtout ce que j’ai apprécié, c’est qu’avec la plupart, malgré la notoriété qu’ils avaient, ils discutaient, m’écoutaient, répondaient à mes questions, moi qui n’étais qu’un passant inconnu, alors que dans ma propre ville, il est difficile souvent de parler à quelqu’un qui a acquis un titre de conseiller ou autre ! Il faut prendre rendez-vous, etc..

En douze ans, seules deux personnes refusèrent et pas très gentiment de me donner seulement leur signature : deux femmes ! Yvette Horner l’an dernier, ( mais son âge et son caractère l’excusent!) et en 1989, Ségolène Royal ! Il est vrai qu’à l’époque elle ne sollicitait pas les attentions des électeurs à l’échelon national; elle venait d’être élue, députée des Deux Sèvres en 88.. Je venais de discuter longuement avec Rachid Mimouni, E-Charles-Roux, G-E Clancier, H.Bazin, Yvan Audouard mais aussi avec F-Mallet-Joris, G.Dormann, R.Deforges , A.Boudard, F.Nourissier,Ph.ragueneau, E.Robles, R.Sabatier, enfin que des gens de talent et sympathiques quand soudain je vois cette chère Ségolène. Elle présentait un livre appelé « Le Ras le bol des bébés zappeurs » sur les enfants et la télé. Je fus surpris de la voir derrière sa table à moitié retournée, au lieu de s’occuper de son livre ; elle s’entretenait avec une dame très B.C.B.G de Brive (avec veste de fourrure, robe de prix), j’attendis la fin de la conversation. Ségolène y évoquait ses enfants et notamment sa fille. Quand elle eut terminé, je lui demandai très poliment : « Pardon Madame, auriez-vous la gentillesse de bien vouloir me dédicacer mon livre d’or ? » A ma grande surprise elle me regarda avec un sourire mi-moqueur, mi- méchant et me lança avec une sorte de rire sarcastique : « Mais vous n’avez qu’à acheter mon livre, mon pauvre ! » Je suis en principe très sympathique mais lorsque je me sens agressé, le scorpion se réveille et je peux devenir ironique et caustique ! « Mais Madame, êtes-vous bien sûr d’être socialiste ?

- Mais pourquoi vous me posez cette question bizarre ?

- Et bien tout simplement, je pense que vous êtes une femme intelligente, je suppose, alors est-ce que vous croyez que je pourrais m’acheter tous les livres des écrivains et des vrais eux, à qui je demande leurs signatures pour ma collection? Je me permets de vous signaler que jusqu’à présent, ils l’ont tous accepté avec gentillesse ! Vous êtes la première à me refuser cela. »

-Bon ça va, donnez-moi votre papier, je vais vous le signer !

-Non merci Madame, ce que vous appelez un bout de papier est un superbe livre d’or qu’une personne très chère m’a offert et qui contient des phrases sympathiques, des signatures des plus grands écrivains qui sont venus à Brive et même des dessins de Faizant, de Cabu . Au revoir Madame. J’aurais du dire “Adieu” car je comptais la revoir cette année, puisque pendant sa campagne présidentielle, elle devait, c’était promis-juré, sortir un livre; mais comme l’arlésienne, sa parution a été repoussée de mois en mois, et il n’a toujours pas été mis sur les rayons. Donc je verrai pas si elle a changé !

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