Avec Mer ET San Per 1
Nous voilà enfin près de fameux monastère ? Je me gare sur
le parking mais il faut encore faire au moins 6 ou 700 mètres pour arriver à
l’entrée. Il fait chaud et j’ai mal à mes jambes. Sans doute la chute ajoutée à
mes problèmes déjà existants. Je vois que des voitures se trouvent devant
l’entrée là bas ; sans doute ceux des employés. J’aperçois une chaîne et dis à
mon Amie, que peut être avec ma carte d’handicapés, je pourrais aller jusqu’au
bout du chemin avec me voiture. Mais ma compagne qui est déjà descendue me dit
«Mais tu rêves ! Allez sois courageux. La marche te fera du
bien. ! » Ça se voit qu’elle n’a pas les pieds endormis comme moi et
des douleurs dans les chevilles !. Enfin je descends, récupère mon appareil photo en me disant que l’étui-sac doit
être sous le siège ou dans la malle. J’ai surtout dans la tête cette longue
marche sous le soleil.
Arrivé plutôt fatigué à la caisse de l’entrée, j’explique à la
dame que j’ai une carte d’handicapé. Elle me demande de lui montrer. Elle me
dit alors : « Vous auriez le dire au garde près du parking et vous
aurez pu vous approcher jusqu’ici avec votre véhicule. D’ailleurs vous avez
droit à l’entrée gratuite ! » « Tu vois j’avais raison »
dis-je à mon amie. Elle hausse les épaules.
La visite commence. Je lis le livret qu’on m’a remis.
Voici l’historique et la description de l’édifice :
Sant Pere de Rodes est un monastère bénédictin dans le nord-est de la Communauté Autonome de Catalogne, province de Gérone.Il est construit à mi-pente de la montagne de Verdera, en contrebas des ruines du château de Sant Salvador de Verdera
qui lui offrait
sa protection, avec une vue exceptionnelle sur la baie de LLançà et El Port de
la Selva, au nord du Cap deCreus dont je reparlerai..
On raconte que le
monastère, aurait été fondé par des
moines qui seraient venus en ce lieu
avec les restes de Saint Pierre et d’autres saints qu’ils voulaient protéger de
la profanation par les hordes barbares qui risquaient d’envahir Rome. Le danger
passé, le pape Boniface IV aurait alors ordonné de construire le temple.
Vérité ? Légende ? Ce qui est sûr c’est que la première documentation
officielle de l’existence du bâtiment date cependant de l’année 878. Il est
mentionné une cellule monastique simple consacrée à Saint Pierre. Il faut attendre
l’année 945 pour que le lieu soit considéré comme un monastère bénédictin
indépendant. Il atteint son apogée et sa renommée entre les 11 e et 12e siècles. De nombreux jubilés y seront
célébrés jusqu’à sa décadence au XVIIe siècle. Il devient même un lieu de
pèlerinage important et célèbre. À partir du 17 e siècle il est pillé et en
1793 il fut abandonné par la communauté bénédictine. En 1930, il a été déclaré
monument national et en 1935 le gouvernement de la Catalogne commença les
premières restaurations.
Le cloître du 12 e siècle est la partie centrale. Autour de lui,
se répartissent les autres édifices. L’Église, consacrée en 1022, de style
roman, est sans comparaison avec les canons de son temps. Il y a trois nefs
délimitées par une double colonnade avec chapiteaux d’influence corinthienne
Les colonnes que vous pouvez voir, adossées aux piliers proviennent d’une
construction précédente. La grande nef centrale est splendide, avec un
déambulatoire dans l’abside, qui semble être continuée par les deux nefs
latérales. Il y a une crypte sous l’abside. L’église, qui synthétise avec
originalité une série de courants architecturaux, comme le carolingien, le
préroman et les constructions romaines, est considérée comme l’une des
principales représentations de l’architecture romane en Catalogne.
Le clocher carré, lui aussi du 12° siècle est d’une influence lombarde du siècle précédent.
À son côté, une tour de défense, ou tour de l’hommage, a probablement été commencée au 10°siècle .
Mais
elle a subi de nombreuses modifications au fil des siècles
Nous avons le temps de le
visiter avant l’arrivée de 2 cars de personnes retraitées. Hélas ; les
bâtiments sont toujours en réfection. La vue sur la mer est magnifique.
La visite m’a fatiguée mais il faut que je retrouve mon courage pour retrouver ma voiture.
Avant de partir un regard sur cette jolie petite chapelle qui nous domine ( elle aussi en réfection.
J’enverrai d’autres détails en fin d’après-midi et je vous parlerai non de chanoine mais de Chat Moine ! !
Prochaine étape : Port
Lligat et la maison dont je vous parlerai longuement dès Jeudi et les jours
suivants.
En effet demain, je donnerai ma
conférence sur le peintre Villeneuvois André Crochepierre à la Société
Académique du Lot et Garonne, à Agen.
J’enverrai quand même un superbe tag
assez extraordinaire de mon Amie
Gisélia, à l’énorme talent, qui s’apparente par le fait d’un hasard extraordinaire, à ce dont je vous ai
parlé ! Mer, coquelicots.




