2 Chansons d’Avant…
Chansons.
Il est un temps où les jours paraissent vides de sens tellement
les ennuis s’accumulent dans notre vie. Alors il vaut mieux partir seul sur des
voies inconnues d’errance, d’éloignement, d’égarement, de quête indécise.
Oui partir on ne sait où pour oublier ces heures trop noires…
Partir sur des routes désertes même un 15 Août où une escorte de
platanes, symboles de vie et hélas de nos jours, de mort, vous escortent
silencieux et respectueux..

…..Aller sans but sur des chemins qui vont on ne sait où

…..Et puis envie soudaine de s’arrêter devant un portail rouillé qui
s’ouvre sur un parc mystérieux.

Fermer les yeux pour ne plus penser à rien, mais machinalement le doigt appuie sur le bouton de le radio, histoire de sortir de ce silence où l’on s’enlise…
Et puis une chanson qui s’élève et qui vous fait remonter au temps où vous êtiez svelte, jeune et plein d’espoirs et de volonté : « Ma lady d’Arbanville », chanson mythique de Cat Steven écrite pour une comédienne, en hommage à l’actrice Patti d’Arbanville, sa petite amie du moment. C’est devenu le succès planétaire que l’on sait. Patti d’Arbanville, égérie warholienne, actrice à 17 ans dans le cultissime Flesh (1968) de Paul Morrissey.Une chanson de 70 qui m’a fait me souvenir de cette blonde des années 60, disparue si jeune ( voir archives)?. En effet, fait du hasard,je suis passé hier près près du lieu où elle repose en ayant un petite pensée pour ce temps révolu! :
…..
Je vous réveillerai demain
Et vous serez ma suffisance, oui, vous serez ma suffisance.
Ma dame d’Arbanville pourquoi me fait-il autant de peine ?
Mais votre coeur semble si silencieux.
Pourquoi respirez vous si bas, pourquoi respirez vous si bas ?
Ma dame d’Arbanville pourquoi dormez-vous tellement ?
Je vous réveillerai demain
Et vous serez ma suffisance, oui, vous serez ma suffisance.
Ma dame d’Arbanville, vous avez l’air si froide ce soir.
Vos lèvres ont l’air comme l’hiver,
Votre peau a viré au blanc, votre peau a viré au blanc.
Ma dame d’Arbanville, pourquoi dormez-vous tellement ?
Je vous réveillerai demain
Et vous serez ma suffisance, oui, vous serez ma suffisance.
La la la la la….
Ma dame d’Arbanville pourquoi me fait-il autant de peine ?
Mais votre coeur semble si silencieux.
Pourquoi respirez vous si bas, pourquoi respirez vous si bas ?
Je vous ai aimé ma dame, cependant c’est dans votre tombe que vous vous
trouvez,
Je serai toujours avec vous
Cette rose ne mourra jamais, cette rose ne mourra jamais.
Je vous ai aimé ma dame, cependant c’est dans votre tombe que vous vous
trouvez,
Je serai toujours avec vous
Cette rose ne mourra jamais, cette rose ne mourra jamais
….
Et puis c’est une autre chanson, « Dans un vieux rock’n'roll »de William Sheller
qui me fait remonter dans
le grenier de mes souvenirs ou dorment tant de fleurs séchées et toujours
odorantes : étranges paroles qui collent au présent !
Ça tient souvent à presque rien
Un simple geste de sa main
A changé jusqu’au bout
Mes moindres habitudes
Et c’est bien
Je te dis ça, c’est entre nous
Mais les amours de passe-partout
M’ont laissé l’impression
D’une drôle de solitude
Après coup
Et si je craque c’est pas des histoires
Ris-en si tu veux, il faudra bien y croire
C’est comme dans un vieux rock’n'roll
J’ai dans la tête un transistor qui fredonne
Comme dans un très vieux rock’n'roll
Serre la main d’un fou que rien ne raisonne
Passant la bride sur mon cou
Une fille au charme aigre-doux
Emplit ma vie d’un mieux
Que je ne saurais dire
Et c’est beaucoup
Je sais d’elle encore peu de choses
Mais justement ce que j’en suppose
Est le début d’un jeu
Qui fait qu’elle m’attire
Et s’impose
Et si je craque c’est pas des histoires
Ris-en si tu veux, il faudra bien y croire
C’est comme dans un vieux rock’n'roll
J’ai dans la tête un transistor qui fredonne
Comme dans un très vieux rock’n'roll
Serre la main d’un fou que rien ne raisonne.
Chansons qui m’ont soudain fait comprendre que la vie
continuait et qu’il fallait l’affronter malgré les orages
inattendus et si désagréables….
