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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
Poèmes, Souvenirs de rencontres de personnages connus,Réactions d’Humeur,Musique, Peinture,Images de ma vie,Photos,Littérature,Autographes.

Trac et Poésie.

Vous savez quand l’équipage d’un avion place son appareil en position de décollage sur un point donné et fait avant d’effectuer la manœuvre, toutes les vérifications nécessaires, il se trouve alors dans un état d’incertitude, presque d’angoisse, et puis soudain , le métier, les choses apprises, l’expérience reviennent. Presque mécaniquement la liste des contrôles est déclinée dans la tête du pilote. Les gestes alors sûrs, réfléchis sont opérés.

 Et bien je me trouve moi aussi dans cet avant phase de décollage à la fois enivrante et apeurante. Je n’ai plus envie de raconter des souvenirs de rencontres anciennes ou récentes sur mon blog. Car pour moi mon écriture sur cet écran blanc doit être un jaillissement sincère sorti de ma mémoire fidèle, sans construction préalable, sans à priori d’intérêt. Et écrire sous une sorte de parésie sous jacente de mon esprit, de sténose partielle du débit de l’écoulement de mes mots m’est impossible.

En effet je connais actuellement une sorte de trac de comédien, de diseur. Cette anxiété inconsciente et légère qui vous prend avant une prise de parole en public. C’est Sarah Bernhart qui disait que le trac est le compagnon du talent.

Je ne sais si j’ai du talent mais cet après-midi à 15H je dois faire une Conférence, à Agen,  devant un public. Et le respect que j’ai de ces gens qui seront venus m’écouter, l’envie inconsciente de faire passer mes émotions, la peur d’un incident technique toujours possible me tient dans un état étrange. Pourtant je sais que dès que j’aurai pris la parole, le voyage commencera.

Aussi je me contenterai de vous envoyer seulement un poème né de mes rêves récents en guise d’offrande et une rose d’automne qui somnole dans mon jardin à l’abandon.


Images.

.

Oh images lointaines

Nimbées de soleil et de vent,

Mes mystérieuses navigantes,

Mes traversières de saisons,

Mes visiteuses de la nuit,

Les yeux fermés, que votre lueur soit

Dans la source de mon âme

Et fasse naître dans le creux du soir

L’ombre bleue de l’enfance !

Je vous regarde, fasciné

Mes venantes de si loin !

Allez, je vous reconnais

Malgré les années passées lentement.

Je vous en prie, ne partez pas si rapidement !

A La courbure de ma vie,

Amarrez-vous, ne serait-ce qu’un instant,

Dans la rade blonde de mon rêve,

Et laissez décharger vos cargaisons de souvenirs,

Que j’entasserai

Grain à grain,

Avec mes doigts tremblants

Au grenier bleu de ma mémoire.

 

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22 octobre 2008 - 6 commentaires
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Avec Mer ET San Per 1

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Nous voilà enfin près de fameux monastère ? Je me gare sur le parking mais il faut encore faire au moins 6 ou 700 mètres pour arriver à l’entrée. Il fait chaud et j’ai mal à mes jambes. Sans doute la chute ajoutée à mes problèmes déjà existants. Je vois que des voitures se trouvent devant l’entrée là bas ; sans doute ceux des employés. J’aperçois une chaîne et dis à mon Amie, que peut être avec ma carte d’handicapés, je pourrais aller jusqu’au bout du chemin avec me voiture. Mais ma compagne qui est déjà descendue me dit «Mais tu rêves ! Allez sois courageux. La marche te fera du bien. ! » Ça se voit qu’elle n’a pas les pieds endormis comme moi et des douleurs dans les chevilles !. Enfin je descends, récupère mon appareil photo en me disant que l’étui-sac doit être sous le siège ou dans la malle. J’ai surtout dans la tête cette longue marche sous le soleil.

Arrivé plutôt fatigué à la caisse de l’entrée, j’explique à la dame que j’ai une carte d’handicapé. Elle me demande de lui montrer. Elle me dit alors : « Vous auriez le dire au garde près du parking et vous aurez pu vous approcher jusqu’ici avec votre véhicule. D’ailleurs vous avez droit à l’entrée gratuite ! » « Tu vois j’avais raison » dis-je à mon amie. Elle hausse les épaules.

La visite commence. Je lis le livret qu’on m’a remis.

Voici l’historique et la description de l’édifice :

Sant Pere de Rodes est un monastère bénédictin dans le nord-est de la Communauté Autonome de Catalogne, province de Gérone.Il est construit à mi-pente de la montagne de Verdera, en contrebas des ruines du château de Sant Salvador de Verdera

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qui lui offrait sa protection, avec une vue exceptionnelle sur la baie de LLançà et El Port de la Selva, au nord du Cap deCreus dont je reparlerai..

On raconte que le monastère, aurait été fondé par des moines qui seraient venus en ce lieu avec les restes de Saint Pierre et d’autres saints qu’ils voulaient protéger de la profanation par les hordes barbares qui risquaient d’envahir Rome. Le danger passé, le pape Boniface IV aurait alors ordonné de construire le temple. Vérité ? Légende ? Ce qui est sûr c’est que la première documentation officielle de l’existence du bâtiment date cependant de l’année 878. Il est mentionné une cellule monastique simple consacrée à Saint Pierre. Il faut attendre l’année 945 pour que le lieu soit considéré comme un monastère bénédictin indépendant. Il atteint son apogée et sa renommée entre les 11 e et 12e siècles. De nombreux jubilés y seront célébrés jusqu’à sa décadence au XVIIe siècle. Il devient même un lieu de pèlerinage important et célèbre. À partir du 17 e siècle il est pillé et en 1793 il fut abandonné par la communauté bénédictine. En 1930, il a été déclaré monument national et en 1935 le gouvernement de la Catalogne commença les premières restaurations.


L’église

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Le cloître du 12 e siècle est la partie centrale. Autour de lui, se répartissent les autres édifices. L’Église, consacrée en 1022, de style roman, est sans comparaison avec les canons de son temps. Il y a trois nefs délimitées par une double colonnade avec chapiteaux d’influence corinthienne Les colonnes que vous pouvez voir, adossées aux piliers proviennent d’une construction précédente. La grande nef centrale est splendide, avec un déambulatoire dans l’abside, qui semble être continuée par les deux nefs latérales. Il y a une crypte sous l’abside. L’église, qui synthétise avec originalité une série de courants architecturaux, comme le carolingien, le préroman et les constructions romaines, est considérée comme l’une des principales représentations de l’architecture romane en Catalogne.

Le clocher carré, lui aussi du 12° siècle est d’une influence lombarde du siècle précédent.

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l’intérieur

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À son côté, une tour de défense, ou tour de l’hommage, a probablement été commencée au 10°siècle .

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Mais elle a subi de nombreuses modifications au fil des siècles

Nous avons le temps de le visiter avant l’arrivée de 2 cars de personnes retraitées. Hélas ; les bâtiments sont toujours en réfection. La vue sur la mer est magnifique.

La visite m’a fatiguée mais il faut que je retrouve mon courage pour retrouver ma voiture.

Avant de partir un regard sur cette jolie petite chapelle qui nous domine ( elle aussi en réfection.

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J’enverrai d’autres détails en fin d’après-midi et je vous parlerai non de chanoine mais de Chat Moine ! !

Prochaine étape : Port Lligat et la maison dont je vous parlerai longuement dès Jeudi et les jours suivants.

En effet demain, je donnerai ma conférence sur le peintre Villeneuvois André Crochepierre à la Société Académique du Lot et Garonne, à Agen. J’enverrai quand même un superbe tag assez extraordinaire de mon Amie Gisélia, à l’énorme talent, qui s’apparente par le fait d’un hasard extraordinaire, à ce dont je vous ai parlé ! Mer, coquelicots.

La Présentation de ma conférence sur Charles DERENNES

Dans les mots que j’ai semés, certains ont donné naissance à des conférences. Ainsi j’en propose une sur un auteur talentueux, de ma ville, qui fut à la mode au début du siècle avec sa prose alerte et limpide, son humour et son érudition, un personnage très attachant. Ma conférence (environ 1H30) faite fin 2005, pour la Société Académique des lettres, Arts et Sciences du Lot et Garonne ,nous fait connaître la vie et l’œuvre de Charles DERENNES : 1858.1928. Adulé en Europe ce petit Villeneuvois devenu très célèbre en tant qu’écrivain est hélas retombé dans l’oubli.

Dans ma conférence j’explique comment un enfant du Sud-Ouest peut devenir un jour un grand écrivain: je décris son enfance heureuse et son éducation extraordinaire au milieu de personnages au caractère bien trempé, ses études exemplaires à Villeneuve, à Talence, puis au lycée Henry IV à Paris, son ascension rapide en littérature (puisqu’il faisait la une des journaux français et étrangers), son entrée à Paris dans le monde littéraire et dans ces milieux surprenants du début du 20° siècle, sa découverte de la vie facile ; j’y parle aussi de ses succès féminins , des rivalités entre écrivains, des amitiés avec des auteurs connus, mais des amitiés souvent déçues, des dangers des paradis artificiels qui s’offrent aux célébrités de ce monde particulier, de ses écrits, de sa philosophie de la vie : articles à foison dans revues et journaux, poèmes délicats et de qualité, romans à grands tirages. Dans ma conférence je parle avec passion de cet homme qui obtint le prix Fémina en 1924 et la Légion d’honneur et auquel je me suis attaché.

Et puis je parle de sa maladie, de ses souffrances physiques et morales, de sa solitude, de ses « égarements », de son repliement sur lui-même, du retour à son Sud-Ouest, de la défense de ses origines gasconnes, de sa fin de vie triste et de l’oubli de ses textes pourtant au style moderne.

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