Nuit Blanche( Mus-Vid-) ou délire nocturne.
Nuit Blanche ou délire nocturne.(Vidéos).
Broyer du noir pendant une nuit blanche surtout
pas..Très peu pour moi. Mais allez vous dire que viennent faire ces propos
surprenants ?
Dans le voyage de la vie, il existe aussi des
passages de zones de turbulences, de tempêtes. Chacun réagit à sa façon.
Bizarrement il y a toujours semble-t-il, comme
parait-il pour les séismes des signes avants coureurs. Lundi soir ou même
Vendredi matin très tôt j’ai, par hasard, car ce n’est pas mon habitude relevé,
le nombre de visites du mois de mon Blog sur la page d’accueil « Blog
Internautes ». Le lendemain vers 10H par curiosité, je regardais à nouveau
ce nombre pour avoir une idées du nombre de visiteurs de la nuit. Oh
surprise ! Le trou noir de la nuit avait avalé 307 visiteurs. Pfft.
Disparus ! Etait-ce le travail destructif de lutins maléfiques, d’ondes
négatives venus de vaisseaux spatiaux venus d’un autre monde qui avaient
désintégré mon capital de visites comme la crise due à des spéculateurs
immoraux a fait fondre les économies de petits épargnants. Ou ayant appris le
bug informatique qui avait déréglé les réseaux informatiques de grandes
sociétés, la plateforme de Blogs S-O avait-elle, elle aussi subi ses méfaits.
Je décidai d’écrire mon texte à partir de mes
notes sur la suite de mon entrevue avec un jeune peintre qui s’était révélé
être un militant actif du mouvement trotskyste. Mais même là une sorte de
brouillard pesant rendait difficile ma rédaction. Etait-ce le sujet ?
Etait-ce la tristesse ambiante avec un temps plus que maussade ?
Je revenais sur la page d’accueil Internautes.
Le nombre de visites était remonté et je pouvais me rendre compte de la hausse.
Mon texte envoyé, après vérification de son affichage, je passais à autre
chose.
L’après midi vers 16 je regardais par curiosité
et m’aperçus que mon texte si difficilement écrit avait disparu !Censure ? Bugg ? Magie noire ?Etrange quand même, aujourd’hui Vendredi, il n’est toujours pas réapparu !!! Si nécessaire je le remettrai !!
Mon moral était comme le temps car vu la pluie
et la froidure, il m’était impossible d’exécuter quelques petits travaux
nécessaires dans mon jardin (pompe, bananiers, mimosas, à protéger du froid à
venir.)
Le soir arrivait. Pour pouvoir dormir, à cause de la faute professionnelle, faite bien sûr sans témoins, d’une jeune infirmière et d’une aide soignante (qui avaient osé me relever d’un seul coup sur mon lit, pour m’enlever le goutte à goutte, trois jours après une lourde opération de la colonne vertébrale dans un Etablissement Toulousain, et malgré les conseils pressants du grand neurochirurgien de surtout pas me bouger : voir mes archives :http://rochambeau.blogsudouest.com/2007/07/) qui ont occasionné chez moi un endormissement de mes pieds et des douleurs de plus en plus insoutenables quand arrive le soir, je suis donc obligé de prendre un ½ comprimé d’un calmant puissant qui endort les ondes électriques qui s’amplifient dans mes nerfs, le repos venu. Mais mon étourderie m’a fait oublier de racheter une nouvelle boite. Angoissé j’ai cherché quand même si je n’avais pas quelque part au moins un comprimé. Hélas rien. Une fois couché, malgré quelques fourmillements annonciateurs j’arrivais à m’endormir. Un cauchemar où un rocher avait coincé le bas de mes jambes me fit me réveiller. Malheureusement le cauchemar insupportable était bien la traduction d’une douleur réelle : une sorte d’étau brûlant qui serrait à en crier mes jambes du genou au pied. Je n’avais dormi qu’une heure quarante. Je ne suis pas du tout genre, car peut-être habitué depuis longtemps, à m’appesantir sur ma douleur, à me plaindre, à pleurer sur mon sort. Non surtout pas Je n’allais pas appeler à cette heure tardive mon Amie, un parent ou un ami ! A quoi bon. Je savais que mon mal n’était pas mortel et j’étais seul, car la douleur vous fait seul au monde, à essayer de supporter ou d’amoindrir ces souffrances physiques. Je me levais, arpentais un nombre incalculable de fois mon couloir, faisais un certain nombre d’exercices et de massages pour essayer de stimuler mes muscles et mes nerfs. Mais mon esprit aussitôt en marche, pour l’empêcher de prendre pitié de moi, je l’oblige à penser à tout autre chose. Un moyen la radio. Pas de chance ! Une Gymnopédie d’Erik Saty. Mon humour heureusement toujours présent me fit accorder mes mouvements au tempo du morceau. Moi aussi je créais ma « Gymno pénible » ! Je changeais de canal et soudain la voix pure de la Canadienne Sarah MacLachlan s’éleva dans « Angel ».Elle est accompagnée par l’Américain Josh Groban. (Sa filiation est belle: Père d’origine Russe et Polonaise, juif qui s’est converti au christianisme en se mariant avec une Norvégienne! Creuset américain étonnant et respectable!)
Un ange au moment ou assis sur le bord du lit
je massais mes chevilles. Etrange hasard. J’avais entendu 2 jours avant cette
chanson dans un épisode de Cold Case. Allez savoir pourquoi, avec mon esprit
libéré, je me mis à penser aux élections américaines. Un noir président aux
Etats-Unis ! Le retard accumulé en matière de racisme par les U.S.A sur la
France allait subitement être inversé, car en France je ne pense pas que notre
chauvinisme gaulois serait prêt à élire un Noir au poste suprême. Déjà que les
élus de couleur se comptent chez nous sur les doigts d’une main. Bien sûr que
je souhaite l’élection de cet homme qui transformerait l’esprit conquérant et
provocateur de ce grand Pays. Noir et jeune, quel changement ! Et sans doute la route à nouveau de l’espoir, de la tolérance.Mais je me
mis aussi à penser à ce Grand Pays colonisé où qu’on le veuille ou non ,
les spoliés, les cocus de l’histoire restent ces pauvres Indiens, dont on a
parqué la plupart des Tribus dans des réserves, où ils croupissent rongés par
la misère et l »alcool. Heureusement certains s’en sont sortis, comme
cette jeune squaw, bardée de diplômes des plus grandes Universités, que j’ai vue
dans un reportage et qui disait voter pour Obama pour défendre les minorités.
Mais l’Idéal fabuleux serait qu’un(e) Sioux, un(e) Comanche ou un(e) Navajo
devienne Président(e) de leurs anciennes terres ! Mais la douleur fait
fuir mon esprit trop loin ! Revenons à B.Obama : arrivera-t-il à
changer énormément de choses ? Déjà sur beaucoup de plans où il se
montrait combatif et presque révolutionnaire (Irak, Afghanistan etc..) il a
mis, beaucoup d’eau dans son vin. Comment arrivera-t-il à redresser l’économie
sinistrée, à régler les problèmes du Moyen Orient, à prévoir l’émergence de
Pays comme la Chine ou l’Inde ? Après tout nous sommes aux Etats-Unis et
notre grille française de lecture n’est pas applicable pour comprendre cet
esprit différent de ces habitants. Un démocrate en fait n’est peut-être qu’un
républicain modéré. Oui je souhaite son élection. Les sondages lui donnent une
certaine avance. Mais les élections américaines sont tellement complexes
avec ses primaires, ses grands électeurs (on se souvient des voix étrangement
reportés sur Bush au dernier moment !) et qui dit que dans le secret de
l’isoloir le fonds raciste et conservateur de beaucoup qui ont dit leur
préférence pour Barack, ne va pas subitement changer par une sorte de réflexe
primaire ? Et les jeunes plus favorables au Démocrate iront-ils
voter ? Et un vieux militaire conservateur, fatigué et encore bushisant,
qui aurait menti sur beaucoup de choses (ses soi disantes tortures au cours de
sa détention au Viet Nam-cf démenties par ce reportage au Viet Nam fait
d’archives des Vietcongs et de témoignages de son ancien garde, de son ancienne
infirmière-cantinière), et qui surtout n’a qu’un programme plutôt flou ,et
qui pour couronner le tout est flanqué d’une colistière gaffeuse,
inconséquente, inexpérimentée ; ne risque-t-il pas d’être élu contre toute
attente ?. Oh oui Obama, même s’il n’est pas parfait ( même s’il est pour
la libre vente et le port autorisé des armes par tout américain, même si sa
campagne-pub se chiffre par milliards). Mon esprit toujours pensant, (sympa car
il me faisait oublier ma douleur) soudain je me mis à craindre pour sa vie. Il
y a encore là-bas des fanatiques fous du K.K.K qui risquent de le trucider.
N’oublions pas le Démocrate J-F Kennedy assassiné au bout de 2 ans, et les Républicains, Mac Kinley, James Abram
Garfield, abattu seulement 6 mois après son élection,( il décèdera 2 mois après)
et surtout le 1°, Abraham Lincoln.
Je me suis recouché et rendormi malgré encore
quelques élancements. Presque deux heures après redouleurs, reréveil,
regymnastique. Tout simplement par la non prise d’un petit bout de cachet de
quelques milligrammes ! C’est bizarre comme une sérénité peut-être
troublée gravement par une simple étourderie !
Alors vite je repense à autre chose. Etrange
fuite de l’esprit devant l’attaque du corps. L’esprit est-il plus fort que la
chair ? Justement dans l’après-midi de la veille j’ai reçu un long appel
d’un ancien copain non de classe mais de lycée. C’est fou comme avec Internet
et deux Sites d’anciens élèves où je suis inscrit, je retrouve des anciens
camarades, certains après 40 ans d’absence ! Celui là est aussi à un poste
haut placé. Visiblement socialiste tendance Royal (je me suis bien sûr abstenu
de dire quoique que ce soit sur elle, qui puisse le faire réagir et notamment
les critiques dévastatrices de Michel Onfray que j’avais entendues juste avant
lui, à propos de sa candidate préférée,),
il m’a dit être l’Ami d’un Intellectuel qui a rejoint l’Elue de Poitou
Charente. Il m’a dit (c’est bizarre comme les gens vous parlent de choses qui
ne vous intéresse pas forcément) « qu’ils la poussaient, à ne pas se
présenter au poste de Secrétaire du P.S. Tu comprends m’a-t-il dit, elle
arrivera sans doute 3°. Alors on lui a fait comprendre que la chute de
80 000 inscrits au Parti, le changement continuel déjà fait ou à prévoir
d’électrons plus que libres, ces chiens de chasse fous qui courent dans tous
les sens, comme Montebourg ou même Hamon qui ne veut plus combattre avec le
vieux râleur Emmanuelli et même son « fidèle Peillon qui risque de la
lâcher pour se tourner vers Hamon ou Aubry, devrait la pousser à choisir
le mouvement (qui lui est favorable) plutôt que le Parti trop actuellement dans
l’interrogation négative. Alors si Delanoé arrivait 2°, se mettra-t-elle avec lui contre Martine ou au contraire, se
rangera-telle avec Aubry avec qui ça va mieux, pour enfoncer Delanoë ,
déjà fragilisé. On lui fait comprendre surtout qu’elle a plus de chance pour la
Présidentielle de 2012, ayant quand même un fort capital de sympathies dans le
peuple français. Elle commence à y réfléchir. » Et puis il m’a parlé d’une
note interne au parti avec plusieurs
consignes, « appelant les organisateurs du scrutin à la plus grande
méfiance vis-à-vis des fraudes qui furent nombreuses lors des précédents
congrès. » Je repensais à ces confidences lointaines. Peut-être que ce
qu’il m’a dit va s’avérer juste et alors c’est un scoop que je détiens. L’autre
jour c’est un sarkoziste qui m’a avoué « s’inquiéter des ruades et rebellions de plus en plus violentes au
sein même de l’U.M.P » ; ces révélations sur des coulisses d’un théâtre
que je fuis me font certes m’interroger sur ceux qui me les confient comme si
j’étais en osmose avec eux, mais surtout, elles ont l’avantage de tenir mon
esprit à la réflexion vagabonde plutôt qu’à le tenir fixé sur mon mal.A propos du Congrès Socialiste, j’ai entendu hier, des députés européens Socio-Démocrates demander”Au Congès Socialiste, pour quelle motion va voter Sarkozy ? Etait-ce ironique pour notre Président ou pour le Parti Socialiste français????
Grace à ces pensées j’ai pu à nouveau après une
demi heure d’exercices rendus ainsi automatiques replonger dans un sommeil presque agréable.
Mais le matin à 7 heures, mes jambes
malheureuses m’ont encore réveillé.
Direction mon salon. Et là j’ai télécommandé la
mise en marche de ma chaîne où était resté un C.D. Et surprise agréable mon
adolescence est remontée à la surface avec cette chanteuse que je trouvais bien
jolie et dont la voix me charmait : Françoise HARDY.
“Message personnel”. J’aurai tellement aimé l’entendre parfois envoyé sur cassette par une amie timide et désirée.
“Des ronds dans l’eau.” Comme ces évènements amoureux de mon passé qui ont eu leur cœur brûlant et qui se sont éloignés en cercles concentriques au fil des mois pour s’effacer avec le temps.
“Amitié”, un mot plein de chaleur qui m’a souvent aidé à traverser les passages glacés par la vie.
Oh mon problème présent effacé dans ces mots
poétiques ressurgis du passé ! Miracle ! Ces paroles murmurées sur lesquelles j’ai tant
de fois rêvé, tant de fois flirté au cours de bals ou de surprises parties avec
de jolies demoiselles venues habiter mes heures pour décorer de leurs geste
graciles et amoureux les murs de ma vie . Elles furent l’instant de quelques
mois peut-être, les trésors qui illuminaient mes jours et mes nuits.
Aujourd’hui elles ont disparu dans les vagues du temps mais le temps avec sa
gomme énorme, n’a pu effacer leurs empreintes légères qui ressemblent à des
ailes vibrantes et colorées de papillons sur la fenêtre de ma mémoire. Elles
devenues ailes encore assez vivantes,
encore assez palpitantes en ce matin gris d’Octobre pour faire fuir cette autre
compagne, cette vieille sorcière qui n’arrête pas de me suivre, la douleur.
Mais chut, j’ai trop honte, j’ai trop de pudeur, et je ne vous dirai rien de
plus sur cette compagne que je déteste et que je trompe cyniquement en fuyant mentalement
vers le passé ou les choses banales de la vie.
Ah, j’ajouterai peut-être ce poème de Sabine
Sicaud cette Chère poétesse villeneuvoise morte à 15ans et demi. Je la connais
fort bien puisque ma 1° conférence fut sur elle. Et je l’ai faite dans de
nombreuses villes, jusqu’au Palais des Congrès de Bordeaux lac.
Douleur, je
vous déteste
En réponse à
« L’Honneur de souffrir » de
ANNA DE NOAILLES.
Douleur, je vous déteste ! Ah ! que je vous déteste !
Souffrance, je vous hais, je vous crains, j’ai l’horreur
De votre guet sournois, de ce frisson qui reste
Derrière vous, dans la chair, dans le cœur…
Derrière vous, parfois vous précédant,
J’ai senti cette chose inexprimable, affreuse :
Une bête invisible aux minuscules dents
Qui vient comme la taupe et fouille et mord et creuse
Dans la belle santé confiante - pendant
Que l’air est bleu, le soleil calme, l’eau si fraîche !
Ah ! ” l’Honneur de souffrir ” ?… Souffrance aux lèvres sèches,
Souffrance laide, quoi qu’on dise, quel que soit
Votre déguisement - Souffrance
Foudroyante ou tenace ou les deux à la fois -
Moi je vous vois comme un péché, comme une offense
A l’allègre douceur de vivre, d’être sain
Parmi des fruits luisants, des feuilles vertes,
Des jardins faisant signe aux fenêtres ouvertes…
De gais canards courent vers les bassins,
Des pigeons nagent sur la ville, fous d’espace.
Nager, courir, lutter avec le vent qui passe,
N’est-ce donc pas mon droit puisque la vie est là
Si simple en apparence… en apparence !
Faut-il être ces corps vaincus, ces esprits las,
Parce qu’on vous rencontre un jour, Souffrance,
Ou croire à cet Honneur de vous appartenir
Et dire qu’il est grand, peut-être, de souffrir ?
Grand ? Qui donc en est sûr et que m’importe !
Que m’importe le nom du mal, grand ou petit,
Si je n’ai plus en moi, candide et forte,
La Joie au clair visage ? Il s’est menti,
Il se ment à lui-même, le poète
Qui, pour vous ennoblir, vous chante… Je vous hais.
Vous êtes lâche, injuste, criminelle, prête
Aux pires trahisons ! Je sais
Que vous serez mon ennemie infatigable
Désormais… Désormais, puisqu’il ne se peut pas
Que le plus tendre parc embaumé de lilas,
Le plus secret chemin d’herbe folle ou de sable,
Permettent de vous fuir ou de vous oublier !
Chère ignorance en petit tablier,
Ignorance aux pieds nus, aux bras nus, tête nue
A travers les saisons, ignorance ingénue
Dont le rire tintait si haut. Mon Ignorance,
Celle d’Avant, quand vous m’étiez une inconnue,
Qu’en a-t-on fait, qu’en faites-vous, vieille Souffrance ?
Vous pardonner cela qui me change le monde ?
Je vous hais trop ! Je vous hais trop d’avoir tué
Cette petite fille blonde
Que je vois comme au fond d’un miroir embué…
Une Autre est là, pâle, si différente !
Je ne peux pas, je ne veux pas m’habituer
A vous savoir entre nous deux, toujours présente,
Sinistre Carabosse à qui les jeunes fées
Opposent vainement des Pouvoirs secourables !
Il était une fois…
Il était une fois - pauvres voix étouffées !
Qui les ranimera, qui me rendra la voix
De cette Source, fée entre toutes les fées,
Où tous les maux sont guérissables ?




