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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
Poèmes, Souvenirs de rencontres de personnages connus,Réactions d’Humeur,Musique, Peinture,Images de ma vie,Photos,Littérature,Autographes.

Mon Copain Noir.

Mon Copain Noir.

Vers 1970 j’avais connu dans une soirée une jeune fille superbe. Mon goût du beau, mon attirance pour les belles femmes et l’art de la séduction devenu pour moi un des moteurs de mon existence nocturne me fit devant cette nymphe magnifique et fragile, devant cette naïade sortie des ondes du hasard, déployer tous mes trésors pour la captiver, la fasciner. Est-ce ma voix, mes mots, mes mille attentions mais elle succomba et notre liaison dura plus d’un an. Elle était non seulement belle, blonde, légèrement rousse avec des yeux bleus-verts et un corps de rêve mais elle était d’une sensualité à émouvoir au plus haut point un homme. J’ai toujours été attiré par les jolies femmes et la plupart de mes petites amies faisaient partie de cette catégorie. J’en ai été le premier surpris et me suis posé beaucoup de questions étant donné que je ne suis pas du tout Don Juan !. Était-ce ma façon de leur parler, le son de ma voix, les mots employés, le respect et l’admiration que je leur portais ?? Nomadisme sentimental avant mon mariage expliqué par peur peut-être de me retrouver dans une vie trop bien réglée, besoin de séduire malgré mon peu d’atouts au départ, mais j’eus de nombreuses aventures. Puis ce fut une parenthèse de huit ans. Après mon divorce, un peu perdu,mon errance recommença, cette fois par peur de la solitude. Mais la vie avait changé et reconstruire une vie après un naufrage avec des êtres ayant elles aussi souffert et ne s’étant pas forcément reconstruites ne fut pas chose aisée. Peut-être aussi que si ça ne marchait pas, c’était tout simplement parce que, comme je me disais parfois, j’étais un affreux Scorpion !!!

Mais revenons à cette douce et jolie blonde.

Sa meilleure Amie était une ravissante brune qui avait pour Ami un noir : Mamadou. Nous étions souvent les quatre ensembles. et avons passés des moments inoubliables. Mamadou devint très vite un copain. Sympathique, malin, plein d’humour, il était d’une compagnie agréable. Il était d’origine voltaïque. Il était le chauffeur de notre Maire-Député-Vice-président de l’Assemblée Nationale-Ambassadeur en Côte d’Ivoire pendant 16 ans. Il était l’ami intime d’Houphouët-Boigny dont la femme fut élève à Villeneuve et fut à l’origine du jumelage de notre ville avec la ville ivoirienne de Bouaké en 1957. Cet homme politique, issue d’une famille bourgeoise de gauche, avait sympathisé avec moi dès nos premières rencontres alors que j’étais allé le voir pour l’interroger sur Sabine Sicaud. En effet la Poésie et la littérature nous avaient rapprochés. Nous n’étions pas d’accord parfois. Mais sa simplicité, son charisme, son aisance à parler nous faisaient vite retrouver les chemins de la complicité. Petit fils de Georges Leygues, il avait comme lui doté notre ville d’une infrastructure étonnante. A eux deux nous devons théâtre, grande église, château d’eau, écoles, Centre culturel, collège, lycée, aérodrome, etc.. Il m’a souvent fait des confidences et m’avait souvent reçu dans sa maison des bords du Lot ou dans son superbe appartement de la rue Frédéric Leplay qui donnait sur le Champ de Mars (il est d’ailleurs mort en  94 à Paris. C’est dans cette Rue aussi que François Mitterrand est décédé). Il me racontait aussi plein d’anecdotes sur la vie politique ou sur certaines célébrités de ce monde bien particulier de gauche ou de droite. Certaines n’étaient pas « piquées des hannetons» ! En politique, les combats sont rudes et il avait subi des coups pas très gentils et des trahisons étonnantes et parfois il me faisait l’honneur de vider son cœur. Il échangea aussi des lettres avec moi.

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Avant de se lancer en politique, alors qu’il était Amiral, il participa activement à la guerre en tant que gaulliste et fut même Haut-commissaire à la Marine. Il avait écrit des recueils de poésie. Sur la fin il écrivait essentiellement des biographies :(Delcassé, Darlan, Georges Leygues) Mais il fut également membre de l’Académie des Sciences d’outre-mer, président de la Société des poètes français et mainteneur de l’Académie des Jeux floraux, élu en 1981.(J’ai assisté à son élection à l’Hôtel d’Assézat à Toulouse où il m’avait invité.)

Son frère Claude, banquier fut un grand mécène. Il créa le Grand Prix de Penture de Villeneuve ( Tanaka, Schenk, Ruiz-Pipo, Hunting,Clamagirand, Brasilier,etc.Photo chez Jeanne Castel en 1955)

 

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Mais revenons à Mamadou. Parfois, il demandait sa voiture de fonction à Jacques Raphaël-Leygues, qu’il appelait ave le sourire Excellence ou Maître. Notre Maire, très généreux, n’a jamais refusé. Alors nous partions tous les  4 dans des bals ou des fêtes qui avaient lieu à la campagne. Mamadou conduisait. Son Amie à côté et ma Petite Amie et moi à l’arrière.

Quand nous arrivions dans le village, je ne vous dis pas la surprise de la foule voyant surgir cette voiture officielle avec la cocarde tricolore et surtout conduite par un Noir.. Pour ajouter un peu de piment, Mamadou qui adorait rire, mettait sa casquette officielle, qu’il n’utilisait pratiquement jamais. Il descendait, ouvrait la portière de son Amie, faisait une courbette en saluant avec sa casquette puis une fois qu’elle était descendue la refermait, faisait de même avec mon amie puis avec Moi. Les gens curieux ouvraient des yeux ronds comme des billes devant cette attraction si soudaine et si surréaliste. Ils étaient surtout surpris quand Mamadou embrassait son Amie, moi faisant de même avec ma jolie blonde. Puis nous partions chaque couple en se tenant par le cou. L’effet était tellement énorme que nous étions pliés de rire.Il fallait entendre les réflexions, certaines hélas racistes.

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Sur cette photo, un peu délavée par le temps (à l’époque j’avais la barbe) on voit mon Amie et Mamadou et son Amie. Nous étions loin de l’agitation de la fête, dans un pré au Temple, un charmant village. Jeunes, sans soucis , inconscients et heureux de choquer les gens coincés .

P.S : Vous avez compris que j’ai parlé de mon Copain Mamadou en l’honneur de l’élection de Barack Obama. Les Etats-Unis ont transgressé leur mauvais instinct. Je me souviens toujours de mon Ami Africain de Bordeaux, qui préparait son Doctorat en droit (j’en ai parlé dans mon Blog. Voir archives). Il était un peu visionnaire lorsqu’il me disait : « Tu sais Charles, toi à ta façon tu vis mal une partie de ta vie. Mais nous les Noirs, comme les Juifs ou encore les Arméniens, nous avons une sorte de tache, d’offense, de blessure, d’humiliation qui nous a profondément marqués et qui nous gène, nous complexe. Espérons qu’un jour un homme  arrive à effacer cette ombre et à éclairer notre âme. Le plus beau cadeau, mais c’est tellement inaccessible, c’est qu’un jour les Etats-Unis aient un Président noir ! Alors tout serait effacé. Les peuples noirs ne se sentiraient plus comme des êtres inférieurs et une renaissance serait possible. Un Président noir là bas où notre race fut si humiliée par les colons blancs. Ça prouverait un progrès incommensurable dans les consciences ! »

Je ne sais plus où est cet ami,  parti je ne sais où. S’il vit toujours, je suis sûr qu’il doit-être ,comme tant d’autres êtres comme lui ,immensément heureux d’avoir retrouvé un honneur, une reconnaissance réelle !

Et quelle noblesse chez ce nouveau Président Barrack Obama qui tend la main à ses anciens adversaires. On est loin de la petitesse de l’esprit français  en politique et de ses règlements de comptes, de ses critiques haineuses, de ses jalousies, de ses chamailleries de cours d’école !

5 novembre 2008 - 4 commentaires
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2 Chansons d’Avant…

Chansons.

Il est un temps où les jours paraissent vides de sens tellement les ennuis s’accumulent dans notre vie. Alors il vaut mieux partir seul sur des voies inconnues d’errance, d’éloignement, d’égarement, de quête indécise.

Oui partir on ne sait où pour oublier ces heures trop noires…

Partir sur des routes désertes même un 15 Août où une escorte de platanes, symboles de vie et hélas de nos jours, de mort, vous escortent silencieux et respectueux..



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…..Aller sans but sur des chemins qui vont on ne sait où

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…..Et puis envie soudaine de s’arrêter devant un portail rouillé qui s’ouvre sur un parc mystérieux.

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Fermer les yeux pour ne plus penser à rien, mais machinalement le doigt appuie sur le bouton de le radio, histoire de sortir de ce silence où l’on s’enlise…
Et puis une chanson qui s’élève et qui vous fait remonter au temps où vous êtiez svelte, jeune et plein d’espoirs et de volonté : « Ma lady d’Arbanville », chanson mythique de Cat Steven écrite pour une comédienne, en hommage à l’actrice Patti d’Arbanville, sa petite amie du moment. C’est devenu le succès planétaire que l’on sait. Patti d’Arbanville, égérie warholienne, actrice à 17 ans dans le cultissime Flesh (1968) de Paul Morrissey.Une chanson de 70 qui m’a fait me souvenir de cette blonde des années 60, disparue si jeune ( voir archives)?. En effet, fait du hasard,je suis passé hier près près du lieu où elle repose en ayant un petite pensée pour ce temps révolu! :
…..

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Ma dame d’Arbanville, pourquoi dormez-vous tellement ?
Je vous réveillerai demain
Et vous serez ma suffisance, oui, vous serez ma suffisance.

Ma dame d’Arbanville pourquoi me fait-il autant de peine ?
Mais votre coeur semble si silencieux.
Pourquoi respirez vous si bas, pourquoi respirez vous si bas ?

Ma dame d’Arbanville pourquoi dormez-vous tellement ?
Je vous réveillerai demain
Et vous serez ma suffisance, oui, vous serez ma suffisance.

Ma dame d’Arbanville, vous avez l’air si froide ce soir.
Vos lèvres ont l’air comme l’hiver,
Votre peau a viré au blanc, votre peau a viré au blanc.

Ma dame d’Arbanville, pourquoi dormez-vous tellement ?
Je vous réveillerai demain
Et vous serez ma suffisance, oui, vous serez ma suffisance.

La la la la la….

Ma dame d’Arbanville pourquoi me fait-il autant de peine ?
Mais votre coeur semble si silencieux.
Pourquoi respirez vous si bas, pourquoi respirez vous si bas ?

Je vous ai aimé ma dame, cependant c’est dans votre tombe que vous vous trouvez,
Je serai toujours avec vous
Cette rose ne mourra jamais, cette rose ne mourra jamais.

Je vous ai aimé ma dame, cependant c’est dans votre tombe que vous vous trouvez,
Je serai toujours avec vous
Cette rose ne mourra jamais, cette rose ne mourra jamais

….

Et puis c’est une autre chanson, « Dans un vieux rock’n'roll »de William Sheller

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qui me fait remonter dans le grenier de mes souvenirs ou dorment tant de fleurs séchées et toujours odorantes : étranges paroles qui collent au présent !

 
Ça tient souvent à presque rien
Un simple geste de sa main
A changé jusqu’au bout
Mes moindres habitudes
Et c’est bien
 
Je te dis ça, c’est entre nous
Mais les amours de passe-partout
M’ont laissé l’impression
D’une drôle de solitude
Après coup
 
Et si je craque c’est pas des histoires
Ris-en si tu veux, il faudra bien y croire
C’est comme dans un vieux rock’n'roll
J’ai dans la tête un transistor qui fredonne
Comme dans un très vieux rock’n'roll
Serre la main d’un fou que rien ne raisonne
 
Passant la bride sur mon cou
Une fille au charme aigre-doux
Emplit ma vie d’un mieux
Que je ne saurais dire
Et c’est beaucoup
 
Je sais d’elle encore peu de choses
Mais justement ce que j’en suppose
Est le début d’un jeu
Qui fait qu’elle m’attire
Et s’impose
 
Et si je craque c’est pas des histoires
Ris-en si tu veux, il faudra bien y croire
C’est comme dans un vieux rock’n'roll
J’ai dans la tête un transistor qui fredonne
Comme dans un très vieux rock’n'roll
Serre la main d’un fou que rien ne raisonne.
 
Chansons qui m’ont soudain fait comprendre que la vie 
continuait et qu’il fallait l’affronter malgré les orages 
inattendus et si désagréables….

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