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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Des Mots et des Maux
Poèmes, Souvenirs de rencontres de personnages connus,Réactions d’Humeur,Musique, Peinture,Images de ma vie,Photos,Littérature,Autographes.

Dali Fin tragique 1

La vie de Dali a été un feu d’artifice de couleurs, de gags, de déclarations, d’écrits, d’honneurs (création en 71de son Musée à Cléveland, création (dans l’ancien théâtre) en 74 de son Musée à Figueras qu’il inaugure, reçu à l’Académie française des Beaux Arts à Paris en Mai 79 anobli par le Roi en 82 ; il devient Marquis de Pubol, etc), des thèmes où son génie s’est exprimé ( peinture, sculpture, gravures, décors de théâtre et d’opéra, haute couture , bijoux, architecture, parfums, etc..), d’inventions ( hologrammes, etc..).

Pourtant après la mort de Gala, le 12 Juin 82 ( il déclara d’ailleurs à cette annonce : » Gala n’est pas morte, elle ne mourra jamais), il semble que le moteur de son navire, se soit arrêté, sa voile descendue et son bateau a commencé à dériver. Etait-il revenu comme pour fermer l’orbe de sa vie à son point de départ, aux égarements, aux vagabondages de l’esprit de son enfance et de son adolescence ? En 83, on crée les parfums Dali dans des flacons, pour homme, en forme de testicules, et pour femme, en forme de lèvres. Mais lui abandonné, perdu, seul à Port Ligat s’en va à Putbol comme pour veiller la dépouille de sa muse. Il crée alors fin décembre 83 (était-ce sa seule volonté ?), la fondation Gala-Salvador Dali pour la protection et la conservation de ses œuvres.

Il peint sa dernière toile en 84 : »La queue d’aronde ».

dali-83-dernier-tableau.gif

Il lui passe même par l’esprit, lui qui avait si peur de la mort, l’idée de se laisser mourir par déshydratation : il ne mange plus, devient cadavérique. De plus en plus paranoïaque, il reste pourtant dans le noir amis devant ses terreurs, il appuie de plus en plus sur le bouton d’appel de son infirmière. Le bouton vétuste provoque un court circuit qui déclenche un incendie en 84 et les rideaux, les couvertures de sa chambre se mettent à flamber. Il est choqué psychologiquement et même légèrement brûlé. Les journalistes, les télévisions par dizaines se précipitèrent pour l’nterviewer, vieillard décati, sans cheveu et moustache, pauvre homme à l’agonie avec des tubes dans les narines des pansements. Je ne mets pas cette vidéo car je la trouve trop indécente.

Il sera hospitalisé plusieurs fois à l’hôpital de Figueras. Heureusement il sera sauvé par son homme de confiance, Robert Descharmes. Il va se réfugier dans la Tour Galatéa de son Musée ( qu’il avait fait rajouter en l’honneur de Gala)

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Une équipe de journalistes aura l’indécence d’aller l’interviewer juste après. Mais par un acharnement thérapeutique dicté par l’intérêt on va lui interdire de mourir de suite. Il avait perdu sa flamboyance, sa verve, son panache, son goût de vivre. Par exemple à la fin de sa vie, il signait à ses visiteurs des feuilles blanches, en leur disant: « Tenez, faites donc du Dalí et enrichissez-vous ! »

Après avoir dérivé ce fut le naufrage. Avec cette mort de son seul amour et sa vieillesse qui l’handicape de plus en plus, le destin s’inverse. La vie lui avait apporté Amour,Génie et Gloire mais devant sa faiblesse ( il est de nouveau sujet à des terreurs,souffre du cœur, a du mal à respirer, est atteint de la maladie de Parkinson), certains et nombreux êtres avides de lucre, d’argent vont profiter de ce vieillard presque grabataire, affaibli. La danse macabre autour de ce pauvre hère va commencer. Les biographies officielles bizarrement cachent cette horrible et macabre manipulation d’un homme sans défense.

l’interrupteur électrique lui permettant d’appeler ses infirmières. Dali est gravement brûlé et devient aphone. Avec le ressac la solitude, la faiblesse, l’oubli tissent un grand linceul qui recouvre tout son être. Longue descente aux Enfers qui durera 7 ans puisqu’il mourra le 23 Janvier 89. Si lui a été critiqué pour son goût de l’argent alors qu’en fait c’était surtout Gala qui le poussait vers ce but, on a vu toute la rapacité toute la cupidité du genre humain à tous les niveaux .Son héritage pictural étant depuis longtemps acquis par des Musées, des particuliers ou des collectionneurs, son héritage d’argent étant dilapidé depuis longtemps, il ne restait que ses lieux recouverts de l’or de sa renommée universelle. Pourtant ces quelques biens ont fait naître des luttes féroces plus ou moins cachées entre Etat espagnol, gouvernement, province, villes de Figuéras et Cadaques et particuliers pour s’attribuer que le droit moral, le droit d’exploitations des objets qui portaient la marque Dali (ses Daliniaiseries comme il disait) ; parfums, cravates, chaussettes, tee shirts, ou même lithos subitement en augmentation. On le harcelait alors qu’il était devenu sans défense. On profita de sa faiblesse, de son agonie : On lui retira son passeport pour être sûr que sa mort arrive en Espagne, on lui fit changer des points de son testament. Ainsi,alors qu’il voulait que son corps repose au château de Pubol près de celui de Gala, on l’obligea a préciser qu’il serait enterré dans son château-musée pour donner encore un côté plus attractif à ce lieu.( Il repose sous une simple dalle blanche sans nom, sous la le fameux dôme.

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Juste une plaque ajoutée au mur précise son nom.

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Mais beaucoup de touristes foulent ce sol sans savoir que le corps du célèbre peintre repose en dessous ! Il semblerait qu’un aménagement a été apporté). Bizarrement il légua toute son œuvre et ses biens ( mais l’on sait pourquoi) à l’Etat espagnol et le gouvernement supprima toute forme d’impôts sur la possession de ses œuvres. Une sorte de danse macabre horrible s’instaura autour de sa personne pour le terroriser : on le séquestra, on le contrefit, on le pilla. Devenu un pantin, on va le maintenir en vie tant qu’on aura besoin de lui, pour des raisons médicales (essais de médicaments) que commerciales ! Comme on le vit prompt à signer plein de papiers et documents, beaucoup (hommes d’affaires, notables, hommes politiques) vont en profiter pour lui faire signer moult contrats et actes officiels ! On ira même quand il ne pourra plus signer jusqu’à lui faire apposer son doigt encré sur des documents. Puis devant sa faiblesse on relèvera carrément son empreinte et on en fera un timbre pour se libérer de lui !

Ah il était loin le temps où Dali armé d’un pistolet, jouait à faire peur!

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MM

 

 


Brassens et moi.V

Avec Brassens, Un bon souvenir !

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Une de mes chansons préférées!

14 août 2007 - Aucun commentaire
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Brassens N° 4 (fin) V

-Quels sont les Amis ou les personnes qui vous ont le plus marqué ou le plus apporté ?

-Je n’aime pas tellement parlé de l’Amitié comme de l’Amour ; ça fait partie de l’intime. Bien sûr qu’il y en a plein qui m’ont tellement donné. Il y a d’abord mes parents ; ma Mère Sicilienne et catho ; mon père sympa, affable, calme, généreux, pacifique athée, anticlérical, philosophe : je dois lui ressembler ! Ceux qui les unissait c’était la chanson, la musique : c’est sans doute ça la raison du choix de ce métier. Puis il y a les anciens de Sète : mon prof de français, ce cher Alphonse Bonnafé, qui malgré mes mauvais résultats m’a ouvert les portes du bien écrit et surtout de la Poésie : j’ai lu, relu Villon , Marot, Boileau,Verlaine, Hugo, Baudelaire, La Fontaine, Régnier, Jammes : j’ai même étudié leur façon d’écrire leurs vers ! Mais j’ai lu aussi Rabelais,Cervantès, Voltaire,Alain et je vais vous surprendre, l’Ancien et le nouveau testament et les Evangiles ! Quand un auteur me plait j’essaie de lire tout ce qu’il a écrit !

Chez les amis sétois, il y a bien sûr Miramont, mon Corne d’Auroch, Roger Thérond et Victor Laville qui m’ont poussé à chanter. Il y a ceux d’Allemagne comme Ponteniente que j’ai surnommé Gibraltar car c’était plus facile à dire et il était solide comme un roc. J’aime bien donner des surnoms à mes Amis. Et puis bien évidemment il y a ces merveilleux René Fallet et mon Pierre Nicolas qui lors de ma première chanson chez Patachou, alors que j’étais un peu perdu est venu me secourir en m’accompagnant, alors que ce n’était pas prévu, à la contrebasse. Chez les femmes il y a cette adorable et généreuse Jeanne, et tout à l’heure quand vous m’avez dit, que vous êtiez né un 24 Octobre, j’ai pensé à elle car c’est ce jour qu’elle est partie il y a 3 ans ! Je n’oublie pas Patachou qui m’aurait presque donné des coups de pieds au cul pour me pousser sur scène.

-Et dans le métier, avez-vous des Amis.

- Oh oui ! Devos, Boby Lapointe, Lino Ventura, Brel. Mais bon arrêtons car je risque d’oublier certains que pourtant j’aime.

-Donc, demain vous prenez le chemin des côtes ?

-Des côtes ?

-Oui des Côtes de Cahors.

-Ah vous m’avez eu. Oui et je sais que mes Amis vont me régaler. Autour d’une table tout devient sacré, le temps s’arrête, l’amitié nous enveloppe, nous sommes bien.

La conversation s’est terminée au moins dix minutes après en discutant de recettes et de bons crus comme si nous nous connaissions depuis longtemps.

Encore des souvenirs retrouvés par ma promeneuse solitaire, ma Mémoire, en remontant le chemin de ma vie !

Sa Supplique !


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14 août 2007 - 1 commentaire
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BRASSENS N°3.V

Suite…

-Vous ne préférez pas le terme artiste puisque vous créez ?

-Oui si vous voulez. Mais ne croyez pas que ça vient comme ça. Je travaille énormément mes textes car je suis un perfectionniste. Je barre, je recommence. Et pour les mélodies c’est pareil. Des fois pour un seul texte j’arrive a trouver trois airs. Alors je ne sais plus je demande à mes Amis.

Les Copains d’abord !


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-C’est quoi pour vous le plus important, le texte puisque vous êtes un poète ou les mélodies ?

-C’est me faire un trop grand honneur de me qualifier de poète. Je n’ai pas cette prétention, leurs textes ont leur propre musique ; j’écris des textes ou je mets mes émotions ou ce que je pense : donc c’est important. Mais je ne me considère pas comme un poète, car j’ai besoin de trouver un rythme pour mettre en relief mes mots, mes phrases . D’ailleurs une fois écrit, je scande le texte, je trouve un rythme en frappant sur n’importe quoi si je n’ai pas ma guitare puis je cherche un air qui enjolive le tout. Mais la musique c’est plus une question d’instinct.

-Pourtant Jean Ferrat a fait une chanson sur vous, les jazzmen commencent à s’intéresser à vos airs.

-Croyez-moi j’en suis le premier surpris. Et ça m’empêche pas de vivre comme je veux.

- On dit que vous fuyez le monde.

-Je ne le fuis pas. Je ne suis ni misanthrope ni misogyne ! Il suffit d’écouter mes chansons. Mais je suis un solitaire. Je préfère rester en petit groupe : 1, 2 3 amis.

-Oui comme dit votre chanson « Le pluriel » : Le pluriel ne vaut rien à l’homme,Et sitôt qu’on est plus de quatre , on est une bande de cons !

-Oh je vois que vous connaissez mes textes ! Mais si je fuis les foules ou même les groupes, c’est que hélas les gens ne sont pas parfaits et souvent ça m’emmerde.Je n’aime pas être un mouton de Panurge. Dans un groupe on perd sa personnalité, il suffit d’un con qui parle bien et tout le monde le suit sans se poser de questions ! Et moi je m’en pose tout le temps. En plus ce monde va trop vite. Je n’arrive pas à m’habituer à ce monde actuel car je n’arriverai jamais à le changer. Je suis un type d’absolu, alors je me tais.

14 août 2007 - Aucun commentaire
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Avec Brassens. V

Interview de Georges Brassens.N°1

o-o-o-o

Encore un moment inoubliable ! Ma rencontre avec Georges Brassens et le fait qu’il veuille bien répondre à quelques unes de mes questions avant de parler à bâtons rompus de « bouffe » ! C’était le 6-05-70 Il était venu dans ma ville avec les Tréteaux de France de Jean Danet. En 1° partie une pièce, « un Caprice » de Musset avec Jean Danet, Odile Mallet,…

En 2° partie notre ami Georges accompagné par son fidèle Pierre Nicolas.

Comme prévu, après le spectacle, je commençais l’interview après qu’il eu signé quelques programmes puis il me fit signe de le suivre à l’arrière, loin de cette foule. Il s’appuya contre une table.

Voilà je vais essayer de vous poser des questions mais hélas elles ont du déjà vous être posées !

-Ne partez pas battu d’avance ! Peut-être que mes réponses seront légèrement différentes, car moi je vis en fonction de mes humeurs !

- Et ce soir êtes-vous de bonne humeur ?

-Ah ! Ah ! Oui ce soir ça peut aller car on va faire un arrêt de deux ou trois jours, je ne sais plus.

-Pourquoi, vous en avez parfois marre de chanter ?

-Non, ce n’est pas ça mais je suis fatigué et ça fait du bien de souffler un peu. Et qui plus est je pars voir des Amis du côté de Cahors ! Alors.

-Et votre santé va bien?

-Oui bien sûr ces foutues pierres qui bloquent de temps en temps mes reins, mais si non ça va. Il y a quelques années on avait fait courir des bruits sur mon devenir car on me trouvait fatigué ! En fait, c’est que j’avais maigri de 20 kg ! Mais je me sentais mieux. Plus de cent kilos pour 1m79 c’était un peu beaucoup ! De toutes façons je prends la vie comme elle vient et quand la Grande Faucheuse viendra, je la regarderai droit dans les yeux et la suivrai ! Que faire d’autre ?

-Ah bon vous mesurez 1m79. Je vous croyais un peu moins grand !

-Et oui mon petit ! Et il se mit à rire.

Je me suis fait tout petit !

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Et une chanson que j’ai tant fait apprendre à mes Elèves !

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10 août 2007 - Aucun commentaire
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